Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un Tennis-Club à Deuilla-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l’École en même temps que sa beauté. Mais Jean est aussi un poète ivre d’aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au cœur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d’un lac, lors d’évasions à Pompéi et Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d’un cours réussi. Avec une écriture somptueuse, qui atteint l’équilibre entre réalité politique et mystère existentiel, Yannick Haenel nous offre un grand roman sur la condition des enseignants.
L’auteur-personnage s’esthetise, se regarde parler, projette dans son passe d’enseignant son futur d’ecrivain en romantisant la misère (réelle ou vécue d’ailleurs) Bref insupportable
J’ai adoré, l’écriture est tellement belle, fluide, j’ai surligné pleins de passages. Les réflexions y sont innombrables : la théorie sur faire un « bon cours », qu’est-ce que doit être un « bon prof », la quête d’une lueur de bonheur, la difficulté, le plaisir de transmettre. Je pense que la part de moi qui rêve en secret d être prof a profondément été touchée par ce roman. J’étais émue tout le long. Le personnage est intéressant, ce qu’un prof traverse sans en exagérer les traits (je vis avec une mère prof en quartiers populaires donc j’ai le droit de juger mdr) La métaphore du vase cassé et du mauvais œil avec en parallèle / en solution L’idiot de Dostoievski est poignante Gros coup de cœur de la rentrée littéraire