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D'ENCRE ET D'ECUME

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Paperback

Published April 16, 2026

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Profile Image for Lucie Royer.
207 reviews
Review of advance copy
April 2, 2026
« Trop penser est une malédiction qui me dévore nuit et jour. »

Je vais être directe dès le début : malheureusement, ça ne l’a pas fait du tout. J’en suis la première déçue, car de prime abord, beaucoup d’éléments me plaisaient. Toutefois, l’exécution a pêché. Cette chronique sera longue. Je vais la découper en plusieurs parties, parler du négatif et du positif (car oui, il y en a malgré le fait que je n’aie pas aimé ce roman).

• Un univers trop peu exploité :

J’ai toujours aimé les univers inspirés des océans et de la piraterie. Malheureusement, ici, tout est faiblement exploré. Pour ce qui est de la piraterie, c’est un peu mieux : on observe l’organisation de l’équipage, on se figure quelques lieux emblématiques d’un navire, mais le tout reste léger. Ma plus grosse déception, c’est le monde « D’Encre et d’Écume ». Il est vide. Et pourtant, il déborde de potentiel. Les lieux, les créatures, les peuples et leurs histoires… tout est mentionné sans jamais être approfondi, ne servant que de toile de fond au récit et à la relation qui se construit entre Kali et Romy. C’est très dommage, car même s’il s’agit d’une romantasy, la construction de l’univers possède une grande importance, et ici, nous ne savons presque rien. Même le système de magie n’est pas réellement expliqué. Le manque d’immersion dans un monde qui pourrait se révéler riche se fait ressentir tout au long du roman. Je m’attendais à mieux, à plus. Je m’attendais à comprendre ce monde, à y entrer. Cependant, nous ne faisons que l’effleurer.

• Des personnages secondaires auxquels on ne s’attache pas :

Tout comme l’univers, les personnages secondaires sont sous-exploités. Même si l’on entrevoit des bribes du passé de quelques-uns d’entre eux, c’est trop peu pour qu’on ressente un véritable impact. Parfois, ils ne sont que de simples noms sans réelle consistance. Même si certains sont plus présents que d’autres, ils m’ont paru plus figurants que réels protagonistes. C’est dommage, car certains ont du potentiel (Alev, par exemple). L’antagoniste, que je place parmi ces personnages secondaires sous exploités, se révèle cliché, grotesque. L’autrice a exagéré la menace qu’il représente à tel point qu’il en devient ridicule et peu crédible.

• Un manque de show don’t tell et une écriture trop prévisible :

La plume n’a pas su me convaincre. Tout est trop plat. Le lecteur est pris par la main. Très peu de choses l’invitent à se creuser les méninges. Le manque de subtilité fait qu’on devine un twist intervenant en fin de roman dès la page 80 (sur le format de ma liseuse). Les dialogues m’ont paru pauvres, redondants et parfois peu naturels, et le style en lui-même est bercé de maladresses syntaxiques et de constructions répétitives et lourdes. Je suis déçue, car au lieu de plonger dans une intrigue où l’univers et les personnages gravitent sous mes yeux, je me suis retrouvée devant une suite de phrases à l’allure mécanique, où tout est dit sans jamais être montré de manière subtile. De ce fait, tout m’a paru très fade.

• Des redondances :

Beaucoup trop de répétitions dans les réflexions des personnages principaux, à tel point qu’on tombe parfois dans le mélodrame, rompant l’impact qu’auraient pu avoir leurs états d’âme respectifs. Outre cela, on trouve aussi beaucoup de répétitions de manière générale (la couleur des yeux, les surnoms — je reviendrai sur ces derniers —, les émotions ressenties par les protagonistes hors introspections, etc…).

• Kali ; un personnage vendu comme morally grey, mais qui ne l’est pas :

Plusieurs fois, j’ai eu le sentiment de me retrouver face à un enfant en observant ses réactions. L’autrice force tellement sur son côté « ambivalent » que le protagoniste devient ridicule. Nous ne connaissons pas son passé, mais savons qu’il s’est produit quelque chose de grave. Cependant, cela ne suffit pas à en faire un MMC morally grey. Durant tout le début du roman, il affuble Romy d’un surnom ridicule (Champinain — jusqu’à la fin, il l’appellera souvent comme cela). Il la menace de mort plusieurs fois, lui balance des remarques cinglantes et l’humilie, mais en dehors de ça, rien. Pas de réelles motivations ambivalentes. Il n’est pas morally grey. Il passe juste pour un type pas très sympa ayant un passé douloureux et sombre. En fait, quand on creuse la réflexion, le roman se révèle plutôt manichéen… Prenez Jaime Lannister dans « Game of Thrones », Lorca dans « La mémoire des os » ou encore Joël dans « The Last of Us »… Vous conviendrez que c’est bien différent de ce que je décris. Je suis déçue, car j’aime énormément les personnages morally grey.

• La relation Romy/Kali :

On nous la présente comme un slow burn. Certes, c’en est un à partir du moment où ils se font davantage confiance, mais le revirement méfiance/attirance est bien trop brusque et rapide pour que je puisse considérer la relation comme un véritable slow burn. Malgré tout, le duo possède une certaine alchimie.

• L’intrigue :

À vrai dire, il ne se passe pas grand-chose. Quelques péripéties, mais si on les enlevait, ça ne changerait que peu de choses à la trame. Les récits prenant leur temps ne me dérangent pas, mais ici, on patauge. Encore une fois, c’est dommage. Beaucoup de choix narratifs se révèlent incohérents voire un peu bêtes (il y a aussi des incohérences au sein même du récit). Et au final, l’intrigue se cantonne à Romy qui fuit sa famille à bord du navire de Kali, car elle veut écrire des romans et à Kali qui se méfie, mais qui finit par l’apprécier. Tout le reste est très secondaire alors que si les choses étaient creusées davantage, tout serait plus intéressant.

• Les surnoms :

Outre le fait qu’ils sont répétés bien trop de fois au point où ça devient lourd, celui de Kali est problématique. S’il n’avait pas été répété, mais utilisé seulement sous le coup de la colère, ça ne m’aurait pas plus dérangée que ça. Mais ici, le terme « psychopathe » est matraqué, et je trouve que ça banalise la pathologie, rendant le tout assez psychophobe.

• Des éléments choquants qui ne choquent pas :

Des choses auraient pu impacter, émouvoir, mais tout est traité soit trop rapidement, soit avec trop de légèreté (je pense à l’alcoolisme, notamment, qui devient presque un ressort comique).

Ça fait beaucoup, je sais. J’aurais pu DNF, je sais aussi. Toutefois, je tenais à aller au bout de ma lecture afin de rendre une chronique aussi complète et construite que possible. Et, comme je le dis en début de chronique, des choses positives émergent malgré tout.

• L’écriture liée à la magie :

J’ai trouvé intéressante l’idée de faire de l’écriture un moteur de l’intrigue, encore plus quand cette dernière se retrouve liée à la magie. Il est juste dommage que le côté magique soit peu développé. Je dois tout de même souligner que l’écriture en tant que telle est représentée de manière à ce que les auteurs et autrices puissent se reconnaître en Romy (syndrome de la page blanche, doutes, l’écriture comme exutoire…).

• Les monstres marins :

Cette partie était bien trop courte à mon goût, mais c’est celle qui m’a le plus tenue en haleine. Il aurait été intéressant de développer davantage le bestiaire, de faire des créatures un moteur important pour le récit et pas seulement des ennemis à abattre.

• Une fin faisant ressentir de la curiosité :

Même si je n’ai pas aimé ma lecture et que je ne lirai pas la suite, l’autrice parvient malgré tout à nous intriguer sur ce qui pourrait advenir des personnages.

Il est rare que j’écrive des chroniques aussi négatives, mais vous me connaissez : je ne suis pas du genre à mentir sur mes impressions, et ici, ça ne l’a simplement pas fait. Cela ne veut pas dire que le livre ne plaira pas à d’autres, cependant.
Profile Image for Ptiteaurel.
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Review of advance copy received from Publisher
April 13, 2026
Nouvelle lecture d'une sortie de la maison d'éditions Sienna Publishing et un nouvel univers. L'autrice va nous embarquer à bord d'un navire pirate avec une héroïne et des pouvoirs, des secrets et une fuite. Nos protagonistes vont devoir faire face à leur choix et à leur culpabilité.

On ne peut pas dire que notre héros, le capitaine Kali Enok, soit à 22 ans le personnage le plus ouvert et accueillant. Même son équipage craint ses sautes d'humeur et son manque de communication. A bord, nous allons avoir quelques personnages secondaires sympa à découvrir. Même si on reste à la surface, on comprend qu'ils ont leur importance. Son nouveau passager va lui donner du fil à retordre mais aussi le faire s'ouvrir. A ses côtés, il se dévoile un peu plus, même si cela l'énerve, et on sent qu'il y a un coeur qui bat derrière cette apparence râleuse et froide. Il porte un certain poids de culpabilité et devra faire face à son ennemi. Alexandre Sira n'a pas accepté qu'il prenne la barre, malgré les volontés de son défunt père et la lutte sera acharné.

Romy Reed est en fuite. Elle ne veut plus être au contact de cette famille qui la dénigre. Ce pseudo lui a permis de coucher sur papier ses rêves, ses espoirs. Cela peut paraître très naif de vouloir partir en immersion pour réaliser son prochain roman mais c'est aussi un faible prix à payer pour sa liberté. Sa fuite en avant aura des répercussions et le danger sera sans cesse là. Elle va se lier à certains membres mais elle ne sait pas sur quel pied danser avec lui. Elle devient Sena Slepar et doit cacher ses pouvoirs mais rapidement cette artimage va être contrainte de les utiliser si elle veut survivre. Sa magie littéraire est un atout non négligeable mais les enjeux sont trop importants. Elle sortira grandira de cette aventure mais à quel prix.

Bref, un 1er tome qui pose les bases d'un univers facilement compréhensible. Une chouette romanstasy qui va laisser le lecteur sur cette fin atroce qui ne peut que forcer l'impatience de connaître le dénouement final.
Profile Image for ☾ Léa.
22 reviews
April 20, 2026
Prêt(e) à embarquer sur le Lamier aux côtés de Romy, Kali et Biscuit ?
Vous plongerez dans une aventure mêlant dangers, émotions, magie, piraterie et romance !

Ce roman est tout simplement un coup de cœur 💖 Je me suis retrouvée embarquée dans cette aventure entre terre et mer, remplie d'actions, mais qui ne laisse pas de côté les émotions.
On découvre une intrigue riche, avec un système de magie très bien maîtrisé, qui nous emmène à la rencontre d'un équipage très intéressant à découvrir, où chacun à son caractère et apporte quelque chose à l'intrigue (petit coucou à Maybelle et Alev que j'adore ❤️), mais aussi à la rencontre de créatures surnaturelles originales et effrayantes.
La plume de l'autrice est très immersive et addictive, vraiment très agréable à lire. J'avais vraiment l'impression de me retrouver à bord du bateau.
Je me suis beaucoup attachée à Romy et à Kali ❤️ Tous les deux ont des caractères bien différents, des passés sombres qui ne demandent qu'à être découverts. Romy est une écrivaine en fuite qui dissimule son identité et embarque sur le Lamier avec son petit compagnon Biscuit, en quête de liberté. Tandis que Kali est un capitaine peu sociable, renfermé, profondément marqué par les blessures du passé.
Si leur relation s'annonce au début compliquée au vu du caractère de Kali, qui menace de se débarrasser de Romy au moindre prétexte, l'évolution de leur relation est juste incroyable à suivre, avec un superbe slowburn !
C'est une aventure qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Avec cette fin, on ne peut que vouloir découvrir la suite !

Si vous aimez les pirates, la romance, la magie et les rebondissements, cette romantasy est faite pour vous !
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