Un récit d’adieu d’une intensité rare, où la mémoire devient lieu de survie et d’amour. Dans Les éclats de ma marraine gothique, Pierre-Luc Gagné tisse un texte d’une grande justesse sur la perte, la filiation et la reconstruction. Entre confession et lettre d’amour, il fait revivre la présence lumineuse de Liette, sa marraine, dans un récit fragmenté, traversé par la musique, le cinéma et la tendresse. La voix, précise et vulnérable, s’attarde à ces zones où l’intime devient universel, où les morts continuent de parler à ceux qui restent. Gagné nous offre une prose de l’intime, habitée par la beauté du désastre. Ce livre, à la fois sobre et incandescent, transforme la douleur en matière littéraire… et ce qui aurait pu n’être qu’un tombeau en un chant de survivance.