Née en 1989 Clémence Albérie est une Tarnaise originaire d'Albi. Elle a grandi entourée d'un grand frère et d'une sœur jumelle. Titulaire d'un diplôme d'ingénieur agronome, elle simplifie la description de son travail en précisant qu'elle œuvre sur les diverses problématiques agricoles, avec et pour les agriculteurs.
Une romance campagnarde, aux accents de L'amour est dans le pré, il fallait oser ! Clémence Albérie l'a fait, et très bien fait ! La plume de l’autrice, ses personnages touchants et son affection pour la région qu’elle dépeint si bien, tout cela se mêle pour former un plaidoyer pour nos campagnes françaises, si belles et pourtant si méprisées.
Quelle belle surprise que cette romance campagnarde !
Dès que j’ai vu que la personnage principale était éleveuse de brebis, je n’ai pas pu résister. Ce fut une sage décision puisque j’ai découvert ce qui sera sûrement ma romance préférée de l’année. Dès le premier chapitre on s’attache au village de Montréal-sur-Tarn et à ses habitants.
Nos heures dorées est une romance qui sort du carcan et des thèmes auxquels nous sommes habitués pour ce style d’histoire et cela lui donne un vrai souffle novateur.
C’est un roman très engagé, qui dénonce à la fois l’isolement des villages de campagne, la perte de services, les violences conjugales, l’étroitesse d’esprit de certains campagnards, la difficulté du travail d’agriculteurs…
Malgré tous ce sujets lourds, l’histoire d’amour entre la mairesse agricultrice et la photographe redonne de la légèreté au récit et parvient même à accrocher un sourire aux lèvres du lecteur pendant toute la durée du récit.
Tout est vraiment bien détaillé et on en apprend énormément sur la vie à la campagne, les métiers d’éleveur et de photographe.
C’est un roman que j’ai adoré et qui m’a faite retomber en enfance lors des vacances à la campagne chez mes grands-parents.
Les mots de sont pas suffisants pour décrire tout ce que j’ai pu ressentir au fil de cette lecture qui fut merveilleuse. Ce fut vraiment pour moi un récit que l’on est incapable de quitter et un univers qui nous rappelle à lui dès que l’on repose le livre.