Pour réussir à faire son deuil, il faut parfois que les morts reviennent nous aider.Mattéo vient de perdre son père.Victor tombe amoureux trop vite.Lennon croit encore au pouvoir des chansons. C'est l'histoire de trois amis partis en road trip, de nuits trop courtes, de fêtes de village et de concerts ratés...Et de cette maison, surtout, qu'ils vont devoir vider.La maison du père. Les silences. Et les mots laissés sur un miroir. Les adieux ne durent jamais est une oeuvre rare sur l'intime et les fantômes qui nous traversent. Après le succès de L'étreinte, Jim & Laurent Bonneau nous entraînent dans un récit existentiel, sensible et profondément ambitieux dans sa manière de faire exister ses personnages bien au-delà du livre. Les êtres chers s'éteignent. Et nous parlent enfin.
Un roman graphique conséquent, plus de 300 pages, qui nous fait rencontrer un trio d’amis : Mattéo qui vient de perdre son père qu’il n’a jamais vraiment connu, Victor qui espère rencontrer la femme de sa vie et Lennon le bien nommé qui lui ambitionne de devenir un grand musicien.
2 grands thèmes sont abordés dans cet ouvrage : l’amitié et le père. Mattéo se rend à la maison de son père, maison qu’il n’a jamais connue, son père l’ayant quitté sa mère et lui alors qu’il était enfant. Son père s’était remarié et avait deux filles. L’une d’elle rencontrera Mattéo mais c’est le rejet absolu, elle ne comprend pas que Mattéo n’ait jamais voulu retrouver son père.
Mattéo est perdu car son père n’avait jamais repris contact avec lui, donc a-t-il quelque chose à regretter ou à se reprocher ? C’est finalement post-mortem que cette réunion avec son père se fera.
Et puis l’amitié. Lorsque nos trois lascars sont supposés donner un concert lors d’une fête locale , Victor et Mattéo se débinent laissant seul Lennon s’exprimer sur scène.
Un roman graphique impressionnant, découpé en cases rectangulaires comme un film en scope, laissant souvent les dessins parler de par eux-mêmes sans dialogues.
Aussi la présence de la couleur ocre qui parcoure tout le livre, l’ocre du soleil, du feu , de la maison du père.
J’aurais plutôt mis 3,5. Un dessin assez figé mais auquel on s’attache. Une histoire assez lente a se dérouler mais prenante. Conversation manquee père fils et thématique sur le temps qui passe qui me plaît toujours.