« Cités », « banlieues », « zones urbaines sensibles »... Ces territoires que l’on ne sait plus nommer ont subi bien des transformations depuis trois décennies : paupérisation, ségrégation urbaine et ethnique, expansion des économies souterraines, durcissement des rapports avec les institutions. Les émeutes et les violences viennent régulièrement révéler les limites de l’action publique. Ce livre propose un diagnostic fondé sur vingt ans de recherches de terrain, en même temps que des pistes pour repolitiser ce que l’on ne cesse de stigmatiser. Car, pour sortir de l’impasse, il est nécessaire d’inventer une « politique des banlieues » s’appuyant sur la force des quartiers, sur le dynamisme des acteurs, les femmes, la jeunesse. Lutter contre le chômage et la délinquance est une nécessité ; mais l’intégration politique doit être la priorité. Il est urgent que les habitants deviennent des citoyens à part entière, c’est-à-dire des acteurs de la vie démocratique. Pour refaire les cités, il faut au préalable refaire la cité.
Un très bel ouvrage qui propose que l'exclusion des banlieues est d'abord politique. Bien que datant de 2013, ce livre peut encore faire echo aujourd'hui.
Un très bon ouvrage qui explique les tenants et les aboutissants de la lente fracture entre la France et ses banlieues, et esquisse quelques pistes pour un avenir moins sombre. Le livre commence à dater mais les constats qu'ils dressent sont encore malheureusement d'actualité. 9/10