Danseuse au Ballet de l'Opéra national de Paris, Anabella Leroy n’a qu’un objectif : être promue au rang d’étoile. Pour cela, elle se doit d’être parfaite, en répétition comme sous les projecteurs. Pourtant, sous la soie et le tulle se cache une jeune femme brisée et une âme en ruine. La douleur est son secret le mieux gardé, et la solitude, son unique complice.
C’est au cœur d’une nuit d’hiver qu’elle rencontre Devon Russel et voit son destin changer.
Artiste peintre aussi talentueux que torturé, le jeune homme est déterminé à faire d'elle son nouveau chef-d’œuvre. Il lui fait alors une proposition : devenir sa muse pour sa prochaine exposition et, en échange, profiter de sa notoriété.
Mais ce qu’Anabella ignore, c’est que Devon dissimule d’autres motivations.
Hanté par son passé, l’artiste est prêt à tout pour fuir ses propres démons.
Quitte à découvrir et peindre ceux d’une autre.
Entre désir et manipulation, les deux artistes entament une danse macabre, ignorant qu’elle ne s’achèvera qu’au prix du sang et des larmes.
Nectar of Gods d’Azalée Fray est le premier roman que je découvre de cette autrice, et quelle découverte… un véritable coup de cœur.
Sa plume m’a profondément marquée : elle est mélancolique, poétique, intense, presque tourmentée. J’ai eu la sensation constante d’évoluer dans un entre-deux fascinant, à la frontière du réel et du fantastique. Rien n’est totalement sombre ni totalement lumineux, tout se nuance dans un gris envoûtant, presque aphrodisiaque, qui saisit et ne relâche jamais.
Anabella et Devon sont des personnages d’une sincérité bouleversante. Écorchés, imparfaits, mais terriblement humains, ils m’ont touchée par leur sensibilité et leur vérité. Leur relation est, à mes yeux, une véritable œuvre d’art : elle se danse, elle se peint, elle se ressent. C’est une histoire qui transporte, qui habite.
Et que dire de l’objet livre… Mention spéciale à la maison d’édition Céleste, qui a réalisé un travail absolument remarquable. Tout est pensé pour immerger pleinement le lecteur : les illustrations, la construction des chapitres, l’esthétique globale. L’expérience de lecture dépasse le simple texte, elle devient sensorielle. Le pari est plus que réussi.