(foncez quand il sortira) (quasi ou déjà dispo au Québec) Petite pépite poético-traumatisante J’ai adoré. La métaphore du trou noir, les dissonances, le flou temporel, les plantes, les planètes, la reconstruction… c’était beau 💫
« J’absorbe tout ce que je peux du bonheur ambiant, comme si je calais une bouteille de vitamine D pour pogner un mini coup de soleil. »
Certaines lectures sont recommandées. On s’y plonge sans vraiment savoir - on fait confiance. Et puis rapidement, on est chavirés, parce que cette recommandation résonne. Résonne beaucoup. Résonne loin.
Secouée, je suis. Parce que j’ai été surprise de me retrouver dans ces pages. Je suis touchée que quelqu’un d’autre ait su trouver certains mots qui me manquaient.
𝑃𝑒𝑡𝑖𝑡𝑒 𝑐𝑎𝑟𝑐𝑎𝑠𝑠𝑒 : 𝐶ℎ𝑟𝑜𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑒́𝑟𝑜𝑠𝑖𝑜𝑛 , c’est pour moi la mémoire et l’oubli à la fois. C’est des traces qu’on a tenté d’effacer, c’est la rivière, c’est les étoiles. C’est, au fond, le langage des rochers.
« Dès que quelque chose de beau réussit à entrer, je me dis : 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑖𝑒𝑛𝑠-𝑡𝑜𝑖 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑔𝑒 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑏𝑜𝑢𝑐ℎ𝑒́.»
Un premier roman qui brouille volontairement les frontières entre l'autofiction, l'enquête et la poésie. À travers une narratrice amnésique qui tente de recoller les morceaux de sa mémoire, Catherine Beau-Ferron explore avec justesse la violence conjugale, l'emprise psychologique et leurs répercussions durables.
J'ai particulièrement aimé la métaphore des trous noirs et cette façon de faire dialoguer la science avec les vérités que porte le corps. Un texte exigeant, sensible et profondément important, qui donne une voix à celles qu'on entend trop peu.