Le 21 juin 202X, un Cataclysme frappe le monde. À la même date, Mallorie Fontaine inscrit dans son agenda « Le jour de ma mort ». Six mois plus tard, pendant qu’il tente de survivre à la fin du monde, un jeune garçon trouve l’agenda de Mallorie, toujours ouvert sur la page du 21 juin 202X, avec les dernières notes de la jeune femme. Y a-t-il un lien entre la mort de Mallorie et celle de l’univers?
Follow young Noël moving through the ruins of his civilization, discovering a floral journal revealing more than he anticipated. Bonus point for nonbinary rep!
⚠️ AVERTISSEMENT DE CONTENU / TRIGGER WARNINGS : Suicide, détresse psychologique, éco-anxiété, actualité difficile. Le jour de ma mort de Uashteskun, publié dans la collection Solstice chez Hannenorak, est un roman court mais d'une force politique et humaine incroyable. L'autrice utilise brillamment une ambiance de fin du monde pour livrer une métaphore percutante sur le deuil culturel, l'éco-anxiété et la résilience, vécus à travers le prisme des Premières Nations. Ce livre m'a complètement habité pour trois grandes raisons : Le sentiment de déracinement et la perte d'identité : Au-delà de l'histoire, j'ai trouvé que les personnages incarnaient magnifiquement toute une génération de la jeunesse autochtone qui ne se reconnaît plus dans les structures et les cases imposées par notre société moderne occidentale. C'est l'image puissante et douloureuse d'un peuple qui cherche ses repères traditionnels et qui lutte au quotidien contre la peur de voir son identité s'effacer. La résistance face à la violence moderne : Le contraste entre l'utilisation d'outils ancestraux sur le territoire et la violence brute des armes modernes est saisissant. Pour moi, le récit montre le dilemme tragique de l'assimilation forcée. C'est le combat intérieur pour ne pas adopter les méthodes destructrices d'un monde malade, et l'importance vitale de se raccrocher aux valeurs et aux souvenirs des aînés pour rester debout au milieu des ruines. La force du mantra « Subir c'est affaiblir » : Cette phrase résonne comme un cri de ralliement et de décolonisation tout au long du livre. C'est un refus catégorique de rester passif ou de garder le silence face aux traumatismes historiques et actuels. Elle pousse à l'autodétermination, à l'action et à la reprise du pouvoir sur son propre destin.Uashteskun signe un texte d'une brûlante urgence qui rappelle que sous le ciel de l'apocalypse, tous les humains sont égaux dans leur vulnérabilité. C'est une œuvre essentielle sur la reconstruction collective par la mémoire, le retour aux racines et la solidarité familiale. Une claque littéraire absolue qui montre toute la puissance de la littérature autochtone contemporaine.