Le deuil est l'une des expériences les plus douloureuses que chacun peut affronter au cours de son existence. C'est également l'un des thèmes les plus tabous de nos sociétés occidentales, malgré l'engouement actuel que l'on observe, notamment aux États-Unis, pour tout ce qui a trait à la mort. Pour l'individu, la perte introduit un facteur de déséquilibre qui peut donner lieu à des souffrances physiques. C'est pourquoi la prévention de ces complications chez les personnes à risque ou les sujets fragiles (comme les enfants) relève d'un devoir de solidarité sociale. Cet ouvrage insiste sur les nouvelles approches psychologiques et sociales du deuil, qui s'ajoutent au recours traditionnel aux professionnels.
Marie-Frédérique Bacqué is a psychologist (Ph.D., Paris 5-University), full professor of psychopathology at the University of Strasbourg (Habilitation à Diriger les Recherches) and French psychoanalyst. She is also trained in Social Anthropology at the École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) with Françoise Héritier, Marc Augé and Jean Bazin. Marie-Frédérique Bacqué works mainly on the different dimensions of Death and Mourning in contemporary societies. She questions the abandonment of old religious rites and the paradox of the demand for new funeral rites. She co-animates groups of mourners, particularly with the association Nos tout petits d’Alsace. For thirty years, she has been receiving, in psychoanalytic psychotherapy, people who have experienced traumatic or complicated grief. At the University of Strasbourg, she is developing research on the effects and value of psychotherapies inspired by psychoanalysis. Her work currently focuses on the psychological effects of bipolarity. She leads groups of bipolar people and their families at UNAFAM. She has been director of the university research unit Subjectivity, social link and modernity (UR3071-SuLiSoM) since 2010. She has been president of the Society of Thanatology-CIEM (International Center for Death Studies) since 2010 and is editor-in-chief of the journals Études sur la Mort and Psycho-oncologie.
C'est écrit par et pour des psychanalystes. Si vous ne maîtrisez pas les concepts freudiens, passez votre chemin... OU quand deux psychanalystes s'autocitent pendant 150 pages.
Si vous recherchez un livre qui expliqu3 le deuil et comment s'en sortir, passez votre chemin. il s'agit plutôt d'un essai psychanalytique des différents deuils et notamment chez l'enfant (un chapitre entier y est consacré).
" c'est la nature de la relation qui lui préexistait qui conditionne essentiellement le déroulement présent et les conséquences ultérieures du deuil " . très intéressant.
Déçue par le contenu, je m'attendais à mieux en le feuilletant en librairie, moins théorique et plus pratique.
Il y a plusieurs choses en particulier qui m'ont gênées :
- la prise de position de l'autrice, qui se permet de donner un jugement moral sur l'euthanasie qu'elle met en balance avec les soins palliatifs ("L'idée de mieux maîtriser la fin de sa vie a alors émergé et donné lieu à deux tendances. L'une, extrême, clamée par les partisans du droit à mourir dans la dignité, souhaiterait légiférer sur l'euthanasie et les limites d'une survie médicalisée. L'autre, beaucoup plus respectueuse de la mort naturelle, soutient les soins palliatifs qui consistent à assurer confort moral, spirituel et physique à l'agonisant[...]. C'est ici que le deuil reprend ses lettres de noblesse. ".) . Comme si les soins palliatifs répondaient à 100% des besoins des malades, et que ne pas accepter de mourir en souffrant serait être lâche !
- le livre repose beaucoup sur les préceptes de la psychanalyse (on apprend dans la conclusion que l'autrice est psychanalyste alors que ce n'est pas indiqué en 4e de couverture). Je trouve que ça decridibilise le propos (exemple quand elle parle de "deuil hystérique" ou de complexe d'Œdipe). Je m'attendais à quelque chose de plus scientifique et "sérieux" que les théories fumeuses psychanalytiques.