Une immersion dans la justice. Une magistrate au bord de l'abîme. Un polar intime et hanté. Lorsqu'un enfant est retrouvé assassiné dans une zone pavillonnaire de Melun, la vice-procureure Maxime Saint-Clair prend la direction de l'enquête. Trop investie, trop entière, elle s'y jette comme on tombe dans le vide : la tête la première. Alors que ses certitudes se fissurent, la frontière entre raison et obsession se brouille. Car si l'horreur fait partie de son quotidien, le regard sans vie d'Amadeo réveille en elle une blessure d'enfance qu'elle croyait ensevelie. Pourtant, elle se l'est promis : elle ira au bout de l'enquête, quitte à s'en déchirer le cœur.
Un livre à lire absolument. Premièrement, c’est un page-turner efficace et subtil. Deuxièmement, l’autrice fait un effort de vulgarisation des procédures et processus judiciaires pour donner, enfin, un aperçu réaliste des conditions de travail des magistrats, enquêteurs, fonctionnaires et auxiliaires de justice. Troisièmement, l’autrice a un style singulier, drôle et érudit, soutenu par Michel Houellebecq.
Déjà sacrée queen de la sape au sein de son parquet, c’est une future vedette de la littérature que je vous recommande vivement.
Le point de vue, dans ce polar, est assez original puisqu'il s'agit de celui d'une vice-procureure à Melun, Maxime Saint-Clair. Elle est appelée sur le lieu de découverte du corps d'un enfant poignardé à de multiples reprises, et elle organise l'enquête, qui lui tient à cœur, comme toutes celles où des enfants sont maltraités. Voici donc l'intrigue du roman : l'enquête, où la mère introuvable est fortement soupçonnée, le côté judiciaire bien sûr et.... le gros point faible : les histoires de cœur et de c*l de Maxime, ce qui représente facilement quasiment la moitié du roman (ou en tout cas je l'ai ressenti comme tel), et honnêtement, s'il c'était agit de montrer que les magistrat·es sont des gens comme les autres, qu'iels sont humain·es et qu'iels ont des sentiments, quelques paragraphes par-ci par-là auraient largement suffit. Là, c'était trop, et inutile à l'intrigue ; je dirais même que ça la ralentissait, car quand on m'annonce un polar judiciaire, je ne veux pas lire une romance à base de « je t'aime moi non plus » et de « personnage principal qui saute sur presque tous les mâles qui passent » (sauf le flic, lui, il est un peu considéré comme un abruti).
L'aspect polar est donc plutôt original, et aurait pu être réussi si on avait pu se focaliser un peu plus sur l'enquête, sans tartiner avec l'aspect personnel (et inintéressant) du personnage central. L'affaire est alambiquée juste ce qu'il faut, mais il aurait fallu l'étoffer davantage. On perçoit tout de même que les côtés humain et psychologique de la magistrature sont importants, et c'est assez rare dans les romans policiers. Il est aussi fluide et se lit très vite. L'aspect polar est donc plutôt original, et aurait pu être réussi si on avait pu se focaliser un peu plus sur l'enquête, sans tartiner avec l'aspect personnel (et inintéressant) du personnage central. L'affaire est alambiquée juste ce qu'il faut, mais il aurait fallu l'étoffer davantage. On perçoit tout de même que les côtés humain et psychologique de la magistrature sont importants, et c'est assez rare dans les romans policiers.
J'ai bien aimé, la résolution d'un crime du point de vue de la justice. Avec un personnage de vice-procureure haut en couleurs, pleine de nuances. Pivot d'une galerie de personnages bien campés. Bien écrit, agréable à lire, petit bémol, perso j'ai trouvé le coupable trop rapidement.
Je ne suis pas un adepte des polars. Celui-ci recommande par le Masque et la Plume est vu par l angle d un procureur et ecrit par un procureur. Fluide, histoire plus interessante. Personnage principal- le vice-procureure Maxime est relativement convaincant. “Ca passe” dirait mon fils.