Comment ça se fait que les princes pis les princesses de la dynastie des Habsbourg avaient le menton en galoche? Marie Iowa Dorion, comment elle a fait pour survivre dans les bois en plein hiver avec deux bébés dans les bras? Le coach de fesses de Gustave III de Suède, y’a-tu ben fait sa job? Qu’est-ce qui leur a pogné là, le monde des Pays-Bas, en 1672, pour qu’y mangent un politicien qui faisait pas leur affaire? L’art médiéval : pourquoi ça a d’l’air de c’que ça a d’l’air? Monsieur Château Frontenac, c’tait qui, dans l’fond?
Matante Poêle se pose tout le temps des questions. Pis les réponses? Ça finit toujours en histoires pas possibles, mais vraies. Des histoires forgées avec le marteau d’la rigueur sur l’enclume des documents savants pis des sources anciennes, avant d’être trempées dans une bonne dose d’humour.
Le temps d’une veillée, Matante Poêle fait revivre de grands personnages souvent méconnus. Parmi eux : Fridtjof Nansen, l’homme qui s’épivardait su’a banquise. Ea-Nasir : le crosseur immortel, Tamar de Géorgie : la souveraineté faite madame ou encore Anna Ivanovna la tsarine sadique.
Lâchez la téléréalité pis venez vous en faire conter des bonnes! La vraie histoire est ben plus palpitante!
J’ai adoré ma lecture. J’ai appris, j’ai ri. J’ai aimé le langage, les expressions, les blagues, les références. Ça m’a rappelé mes notes de cours d’histoire à l’uni, où j’insérais des blaguettes pour rendre l’étude plus l’fun. Je recommande et je lirai les autres.
HAHA! Que de fun à lire ce petit bijou de recueil d’histoires véritables racontées par une bonne vieille matante au ras du poêle.
C’est rempli d’images savoureuses comme : « Pendant des semaines, Sophie-Dorothée essaya de le faire changer d'idée, se chicanant avec lui encore et encore, aussi déterminée qu'une mouche qui pense que si a s'pète le front assez de fois dans l'châssis, a va finir par passer au travers d'la vitre. »
Et ça rend l’histoire digeste et franchement plus intéressante quand on te la raconte comme ça : « Quand ton père est riche en tabarnak, y'a toujours quequ'un qui est prêt à t'épouser, même si t'as un caractère de cochon pis un maudit air de bœuf. C'est d'même qu'à 17 ans, Anna maria Frederick Wilhem, duc de Courlande, un flo du même âge qu'elle. »
Mon intérêt face à ce livre inclassable a grandi rapidement au fil des pages. Jusqu’à éclater de rire, souvent, immergée dans des histoires (vraies!) pas possibles relatées avec une grande jarnigoine, beaucoup de clarté et un humour déjanté, tout ça avec l’accent ludique de pépère quand qu’y vient de caler son p’tit r’montant. Bref, un petit bijou 💎