Vivien Featherswallow a réussi à traduire la langue secrète des dragons.
Mais osera-t-elle s'en servir pour remporter la guerre ?
La guerre civile fait rage. Ayant fui Bletchley Park et l'influence de la Première ministre Wyvernmire, Vivien doit se contenter d'oeuvrer dans l'ombre. À son insu, son alliée et mentor a fait d'elle le visage de la rébellion - et l'une des criminelles les plus recherchées de Britannia. Mais Vivien supporte mal de vivre sous une fausse identité, incapable d'aider ses amis. Déchirée par le doute, elle se rend sur une petite île écossaise, à la recherche d'une espèce de dragons recluse et mystérieuse. Sa mission : découvrir comment ces wyvernes pourraient aider la rébellion et mettre un point final à la guerre. Vivien est loin de se douter qu'elle va devoir faire face à une révélation aussi complexe que déroutante, qui va mettre toutes ses convictions à l'épreuve...
La suite du best-seller A Language of Dragons, traduit dans plus de 20 langues !
S. F. Williamson is fascinated by the way languages are born and was surrounded by them long before she undertook a degree in French and Italian.
From her Grandma’s rolling Scottish R’s and her Nan’s ability to slip from English to Welsh, to the dialect spoken in the French village she grew up in, Steph has always known that languages are creatures that live and move and breathe.
As a child she learned that speaking them meant accessing ideas, traditions and people she would only otherwise know from a distance. Her debut novel, A Language of Dragons, is inspired by her work as a literary translator and the fact that no matter how intimately a linguist knows their languages, some meaning is almost always lost in translation. A graduate of Bath Spa University’s MA Writing for Young People programme, Steph now lives in France with her husband and two cats.
Nous sommes ici sur une suite solide et immersive, confirmant la richesse de l’univers tout en faisant évoluer notre héroïne sur des terrains plus incertains.
Dès les premières pages, le ton est donné : la guerre civile s’intensifie, les lignes de front se brouillent, et Vivien n’est plus simplement une brillante linguiste prometteuse, elle est désormais un symbole, malgré elle. Cette évolution est l’un des points forts du roman. On assiste à une transformation progressive de la protagoniste, notamment dans ses relations aux autres. Là où elle était autrefois plus en retrait, méfiante ou centrée sur son savoir, elle apprend ici à faire confiance… parfois trop. Car si Vivien s’ouvre davantage, son instinct, lui, n’est pas infaillible et certaines de ses décisions viennent rappeler que grandir implique aussi de se tromper.
L’intrigue, quant à elle, prend un virage audacieux en introduisant ces wyvernes énigmatiques, retranchées sur une île écossaise battue par les vents. Cette nouvelle branche du bestiaire enrichit considérablement la saga.
J’ai particulièrement apprécié cette exploration : elle apporte un souffle nouveau, tout en s’inscrivant parfaitement dans les enjeux politiques et militaires déjà en place. Et comme si cela ne suffisait pas, l’apparition d’un revenant vient encore épaissir le mystère et relancer les tensions.
Cependant, il est difficile de ne pas comparer ce second tome à son prédécesseur. Là où A Language of Dragons brillait par son ambiance dark academia, feutrée et studieuse, A War of Wyverns s’en éloigne pour adopter une tonalité plus épique, plus ouverte, parfois au détriment de cette atmosphère si singulière.
Heureusement, le véritable fil rouge de la saga demeure intact : l’apprentissage des langues. Cet aspect, toujours aussi central, continue de distinguer la série. Voir les langues humaines comme draconiques traitées avec autant d’importance est un vrai plaisir. Elles ne sont pas qu’un outil narratif, mais un enjeu en soi, une arme dans cette guerre où chaque mot peut faire basculer le destin