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Vers la féminisation ? Pour comprendre l'arrivée des femmes au pouvoir
"LA FEMME EST L'AVENIR DE L'HOMME..."
Cette citation devenue célèbre résume à elle seule le credo de l'époque, son idéologie. Que le poète qui a écrit ça ait vécu en salinien et fini pédé devrait pourtant inciter à la prudence, voire à la réflexion.
Publié en 1999, Vers la féminisation ? était un livre prémonitoire, notamment avec la possible élection d'une femme à la présidence de la République, autre signe fort d'une société qui change. Mais change-t-elle en mieux ?
Alain Soral nous démontre que c'est, au contraire, parce que la femme est plutôt l'être du désintérêt politique (littéralement un homme sans vision collective d'avenir) que l'oligarchie a choisi d'en faire le relais privilégié de son pouvoir (au commentaire journalistique comme à l'exécution de gestion).
La féminisation des esprits complétant, en quelque sorte, la "maastrichtisation" des institutions afin de réduire, jusque dans les consciences, l'aspiration du peuple au pouvoir citoyen.
En proférant cette thèse radicale (médiatiquement marginale, mais ressentie par une part grandissante de la population), Vers la fémini sation ? veut poser les bases d'un débat sérieux à propos d'une manipulation anti-démocratique (notamment la parité) dont la majorité des femmes (ouvrières et employées) sont aussi le jouet; mais aussi aider l'honnête homme à se défendre contre l'arrogance et la bêtise des élites dirigeantes dans les dîners en ville !
- GenresSociology
150 pages, Kindle Edition
First published January 1, 1999
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Community Reviews
Displaying 1 - 9 of 9 reviews
January 2, 2023
Alain Soral étant souvent l'objet de critiques "en bloc", j'ai acheté ce livre dans l'espoir de comprendre son point de vue, indépendamment de tout jugement moral. J'ai toutefois été très déçue.
Sur la forme, le style d'Alain Soral est lourd et pompeux. Il emploie de nombreux concepts complexes (sans que cela soit nécessaire) dans une même phrase, si bien que le lecteur perd de vue son idée. Il n'utilise d'ailleurs presque jamais de connecteurs logiques. L'essai se réduit ainsi à n'être qu'une longue succession d'affirmations (reléguant le peu d'explications qu'il donne aux notes de bas de page). Bien que cela puisse amuser certains, je trouve navrant d'employer un ton méprisant et provocateur dans un essai qui se prétend objectif et convaincant.
La structure du livre n'est toutefois pas trop mauvaise : les titres permettent de suivre le cheminement de sa pensée (exception faite de la 4ème et de la 5ème partie) mais le propos aurait été bien plus clair si les sous-parties étaient hiérarchisées (et ne suivaient pas tant un fil "chronologique"). Ce manque de clarté est un peu compensé par l'organisation de son propos dans l'espace (tiret, italique, retour à la ligne) laquelle est agréable à la lecture.
S'agissant du fond, la méthode d'analyse d'Alain Soral a été une immense source de déception.
Pourtant, tout n'est pas absurde : il présente parfois des arguments intelligents sur lesquels le féminisme moderne préfère fermer les yeux (par peur d'une contradiction interne), notamment sur la psychologie de la pénétration, la confusion des rôles sociaux au sein de la famille nucléaire ou encore sur l'intérêt pour la société de consommation de promouvoir l'hyper-femelle.
Mais il est évident que l'auteur a choisi sa conclusion avant de mener toute réflexion. À la manière d'un paranoïaque qui chercherait dans son environnement des moyens de renforcer sa paranoïa, Alain Soral pioche une vérité (qui consiste plutôt en une approximation sociologique, historique ou psychologique) allant plus ou moins dans son sens pour confirmer son propos. Il procède ainsi, et de manière vraiment navrante, dans tout le livre... En somme, il trouve un exemple ou un argument et il s'en suffit pour "prouver" l'existence d'une causalité tout en ignorant la multiplicité des autres causes possibles. Je trouve assez ironique, pour un homme qui reproche à la femme l'absence de capacité à percevoir le monde autrement que par le psychologico-affectif, d'écrire un essai aussi "passionnel".
Pourtant, il est bien capable d'avoir un regard critique sur la société moderne et sur les textes d'autres auteurs (notamment lorsqu'il "critique" deux extraits des textes d'Hannah Arendt et d'Elizabeth Badinter, sortis évidemment de leurs contextes) mais il est incapable d'avoir le même regard sur sa propre logique. C'est dommage.
J'oublie l'un des points les problématiques : Alain Soral n'est capable que d'une réflexion extrêmement binaire. Or la vérité s’approche souvent davantage par la nuance que par une approche manichéenne…
Les parties 4 et 5 du livre sont une succession d'affirmations remplies de mépris sur la société moderne sans aucune volonté de démonstration. Alors qu'encore une fois, tout ce qu'il y dit est loin d'être absurde.
In fine, "Vers la féminisation? Démontage d'un complot antidémocratique" est un livre creux. L'auteur y promeut une méthode d'analyse qu'il travestit volontiers par une réflexion simpliste basée sur une causalité artificielle et de nombreuses présomptions. L'auteur ne convainc pas : il justifie son système de pensée. En conséquence, l'essai n'a aucune force probante (ce qu'il essaye probablement de compenser par la forme) ; sauf si vous adhérez déjà à son idéologie et n'y cherchez qu'une confirmation à vos préjugés.
Sur la forme, le style d'Alain Soral est lourd et pompeux. Il emploie de nombreux concepts complexes (sans que cela soit nécessaire) dans une même phrase, si bien que le lecteur perd de vue son idée. Il n'utilise d'ailleurs presque jamais de connecteurs logiques. L'essai se réduit ainsi à n'être qu'une longue succession d'affirmations (reléguant le peu d'explications qu'il donne aux notes de bas de page). Bien que cela puisse amuser certains, je trouve navrant d'employer un ton méprisant et provocateur dans un essai qui se prétend objectif et convaincant.
La structure du livre n'est toutefois pas trop mauvaise : les titres permettent de suivre le cheminement de sa pensée (exception faite de la 4ème et de la 5ème partie) mais le propos aurait été bien plus clair si les sous-parties étaient hiérarchisées (et ne suivaient pas tant un fil "chronologique"). Ce manque de clarté est un peu compensé par l'organisation de son propos dans l'espace (tiret, italique, retour à la ligne) laquelle est agréable à la lecture.
S'agissant du fond, la méthode d'analyse d'Alain Soral a été une immense source de déception.
Pourtant, tout n'est pas absurde : il présente parfois des arguments intelligents sur lesquels le féminisme moderne préfère fermer les yeux (par peur d'une contradiction interne), notamment sur la psychologie de la pénétration, la confusion des rôles sociaux au sein de la famille nucléaire ou encore sur l'intérêt pour la société de consommation de promouvoir l'hyper-femelle.
Mais il est évident que l'auteur a choisi sa conclusion avant de mener toute réflexion. À la manière d'un paranoïaque qui chercherait dans son environnement des moyens de renforcer sa paranoïa, Alain Soral pioche une vérité (qui consiste plutôt en une approximation sociologique, historique ou psychologique) allant plus ou moins dans son sens pour confirmer son propos. Il procède ainsi, et de manière vraiment navrante, dans tout le livre... En somme, il trouve un exemple ou un argument et il s'en suffit pour "prouver" l'existence d'une causalité tout en ignorant la multiplicité des autres causes possibles. Je trouve assez ironique, pour un homme qui reproche à la femme l'absence de capacité à percevoir le monde autrement que par le psychologico-affectif, d'écrire un essai aussi "passionnel".
Pourtant, il est bien capable d'avoir un regard critique sur la société moderne et sur les textes d'autres auteurs (notamment lorsqu'il "critique" deux extraits des textes d'Hannah Arendt et d'Elizabeth Badinter, sortis évidemment de leurs contextes) mais il est incapable d'avoir le même regard sur sa propre logique. C'est dommage.
J'oublie l'un des points les problématiques : Alain Soral n'est capable que d'une réflexion extrêmement binaire. Or la vérité s’approche souvent davantage par la nuance que par une approche manichéenne…
Les parties 4 et 5 du livre sont une succession d'affirmations remplies de mépris sur la société moderne sans aucune volonté de démonstration. Alors qu'encore une fois, tout ce qu'il y dit est loin d'être absurde.
In fine, "Vers la féminisation? Démontage d'un complot antidémocratique" est un livre creux. L'auteur y promeut une méthode d'analyse qu'il travestit volontiers par une réflexion simpliste basée sur une causalité artificielle et de nombreuses présomptions. L'auteur ne convainc pas : il justifie son système de pensée. En conséquence, l'essai n'a aucune force probante (ce qu'il essaye probablement de compenser par la forme) ; sauf si vous adhérez déjà à son idéologie et n'y cherchez qu'une confirmation à vos préjugés.
November 26, 2014
Le titre promet une méthode d'analyse que l'auteur travestit volontiers... Les textes sont piochés au hasard, écrits à différentes périodes de sa vie. Lier la féminisation au libéralisme n'est pas idiot, mais l'idée est illustrée par tant d'aproximations sociologiques et psychologiques qu'elle est inconséquente. Les lecteurs sceptiques remarqueront une misogynie lâchement provocante. Finalement, chacun restera conforté dans son point de vue.
October 15, 2023
"Simone de Beauvoir leur avait appris qu'on ne nâit pas femme, mais qu'on le devient; elles deviandraient des hommes".
Éric Zemmour in: Le suicide français
Women's access to power, in the Soral perspective, is an engineered thing.
-Unnatural?
Éric Zemmour in: Le suicide français
Women's access to power, in the Soral perspective, is an engineered thing.
-Unnatural?
July 16, 2023
Raisonnements manichéens, choix de mots insultants, surexploitation de la pensée freudienne, écriture dont la forme plus que pédante dépasse largement le fond, pfffiou. Quelle tristesse de voir ce que peuvent penser les hommes (ici le "h" pourrait être encore plus minuscule) en manque de reconnaissance.
January 17, 2024
SPOILER ALERT : l'auteur a du écrire ce livre en pensant tout haut, car ses phrases sont très compliquées à comprendre du fait qu'elles sont grammaticalement incomplètes et qu'il passe les trois-quarts du temps de son essai à s'interrompre en parenthèses et notes de bas de page (que je ne conseille pas de lire : ils vont ralentir la compréhension des idées et votre lecture, il ne faut les utiliser que comme des exemples une fois que vous avez compris le contenu du texte de base). Il se peut que vous buggiez à l'utilisation du complexe d’œdipe et des idées communistes, concepts et idées ayant été fortement critiquées et remises en question depuis leur apparition, mais justement, Alain Soral ne fait que les reprendre pour les critiquer plus en profondeur tout en parlant des dérives de la psychanalyse et de la généralisation du salariat. En gros, rien n'est laissé au hasard dans la social-démocratie néolibérale.
March 29, 2015
Copié/collé de parties du livre Sociologie du Dragueur, que j'avais déjà lu. Pas nouveau de ce point de vue.
Soral toujours aussi critique et dénigrant, avec une once de vérité à prendre au travers de ce qu'il écrit pour faire notre propre réflexion, positive.
Soral toujours aussi critique et dénigrant, avec une once de vérité à prendre au travers de ce qu'il écrit pour faire notre propre réflexion, positive.
March 24, 2008
Soral est très provocateur et réactionnaire dans ce roman il s attaque à la grande école des féministes à moustaches...Sur qu elle n ont pas aimé !!!
April 5, 2018
Alain Soral est un empêcheur de tourner en rond. Son ton est parfois brutal et irrévérencieux mais il ouvre des pistes de réflexions à explorer. À ne pas négliger.
April 8, 2023
Subtiles analyses!
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