“She was a girl, he was a boy…” On croit tous connaître la suite. Et pourtant…
Sur le papier, rien de révolutionnaire : romantasy, académie militaire, magie “instable”, dynamique à la Fourth Wing, tensions politiques… Tous les codes du genre sont là. Alors pourquoi le lire ? Deux raisons.
𝐃’𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝, 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐢𝐜𝐞. J’avais envie de découvrir une nouvelle plume, et surtout une plume francophone. On ne va pas se mentir : se faire une place sur un marché largement dominé par les anglophones n’a rien d’évident. Et c’est aussi à nous, lecteurs, de faire l’effort d’aller vers ces voix-là.
Et là, j’ai envie de dire : cocorico. 🐓 On ne réinvente pas la roue, mais elle est utilisée intelligemment. Très vite, l’histoire devient addictive.
Une fois Hestia arrivée à l’académie, le rythme s’accélère, les enjeux se précisent, et on se laisse facilement emporter dans l'histoire et ses méandres.
Le vrai point fort, c’est 𝐇𝐞𝐬𝐭𝐢𝐚. Pas une héroïne parfaite. Pas une élue qui réussit tout. Elle doute, elle échoue, elle s’énerve, elle apprend. Elle est imparfaite, et donc profondément humaine. En plus, elle boude #relatable.
C'est elle le cœur de l'histoire et les autres personnages gravitent simplement autour d'elle. Certains de façon un peu plus rapprochée 👀.
Côté romance, on est sur un vrai 𝒔𝒍𝒐𝒘 𝒃𝒖𝒓𝒏. De la tension, des regards… mais rien de précipité. Et ça fonctionne.
Alors oui, il y a quelques défauts. Une plume encore jeune, un style parfois inégal au début : quelques tournures maladroites, des répétitions… Le lore mériterait aussi d’être davantage développé, notamment autour des Faes, dont la présence manque un peu d’introduction. J’ai cependant beaucoup aimé les clins d’œil au Seigneur des anneaux, et notamment au Lothlórien et à sa reine. 😉
Mais. Parce qu’il y a un mais. On sent une vraie promesse d’autrice : du potentiel, une vision, une capacité à captiver.
Et cet épilogue ? Une gifle. Il donne une vision différente des évènements et donne une toute autre lecture de l’histoire. Et ça, j’adore.
Le résumé, on ne va pas se mentir, il rappelle bien d’autres romantasy du même genre. Mais, j’aime toujours découvrir de nouvelles autrices françaises dans le genre. À ce propos, je remercie chaleureusement NetGalley France et les ed. Bookmark pour l’obtention de ce SP contre un avis SINCÈRE et non rémunéré.
Ce roman sort en numérique le 8 avril prochain et j’ai déjà envie de vous en parler, de vous mettre l’eau à la bouche avec cette chronique ! Cela faisait un moment que je stagnais sur diverses lectures et je pensais être partie pour ma première panne de lecture depuis le décès de mon fils il y a six ans. Quand j’ai commencé L’Ombres des Faes, j’ai trouvé le début sympa. On est du point de vue de Hestia et tout s’emballe assez rapidement. En fait, j’ai été embarquée dès le prologue qui m’a alors paru plein de promesses. Le chapitre 6 dépassé, je me suis fait la réflexion que ça sentait très bon comme histoire. Et c’est le cas ! Pourtant, et c’est vrai, l’intrigue en elle-même avec la fille qui s’enrôle dans l’armée, qui doit faire ses preuves et qui possède une magie qu’elle ne maitrise pas… sans compter le beau gosse de service qui va l’entraîner et avec lequel elle a du mal à s’entendre, c’est du très gros déjà-vu.
Malgré tout cela, je me suis laissée emportée avec Hestia, parce qu’il lui arrive un tas de choses. Parce que, même si elle semble caractérielle de prime abord, on la comprend. Elle a été élevée loin de tout et dans la crainte de la famille royale de Nostraria pour de bonnes raisons. Tout ce qu’elle souhaite en s’enrôlant finalement, c’est retrouvé son frère. Elle aura de sacrées surprises à ce niveau-là. À un moment dans l’histoire, j’ai trouvé qu’il y avait une mini vibe du film du Hobbit 2 de Peter Jackson. J’ai adoré, parce que j’ai trouvé que les descriptions étaient bien faites. Et puis, Hestia et Éros ensemble, ça fait des étincelles. Oui, le MMC s’appelle Éros. Le frère de Hestia s’appelle Léandre et je salue le courage de l’autrice d’avoir su donner des noms plus « francisé » à ses personnages, parce que, du coup, ça confère une certaine touche d’originalité au roman.
Pour en revenir à l’histoire, je l’ai lu d’une traite. Concernant la romance, attention, on est sur un gros slowburn… que j’ai kiffé. Hestia contre Éros, c’est que du bonheur à lire ! J’ai kiffé Hestia tout court avec son caractère et sa forte ténacité. On a quelques révélations que je pensais voir venir, mais ce n’était pas comme je l’avais cru. Donc, bon point. Le plot twist ? Si, clairement, on le voit de loin, mais je suis bonne cliente ! Moi, je kiffe !
Résultat de cette lecture ? Aaaaaaah, j’ai presque frôlé le coup de cœur. Je suis frustrée de ne pas avoir la suite maintenant. Oui, on est sur du revu, mais du BON revu ! Mon bémol ? C’est trop court !! Voilà, j’ai tellement aimé que je vais acheter la version reliée quand elle sortira le 22 avril ! Parce que je le vaux bien… enfin surtout l’autrice.