• Une sorcière avec un héritage trop lourd à porter. • Une histoire d'amour entre une sorcière et un duc, dans un monde qui rejette la magie. • La balance entre le bien et le mal, la vérité et le mensonge, l'amour et la haine. Dans les mots d'une sorcière condamnée pour le plus grand des crimes, où se cache la vérité : dans la sincérité d'une femme ou dans le désespoir d'une prisonnière ?
Accusée du meurtre du roi, la sorcière Lara Lefay attend son exécution dans une geôle froide et silencieuse. Face au juge venu recueillir ses derniers mots, elle déroule le fil de sa vie : une vie de sang, d'héritage et de choix impossibles. Élevées dans la sororité, les sorcières n'ont pas le droit de tomber amoureuses. Pourtant, différente de ce qu'on attend d'elle, Lara LeFay s'éprend de Sabran, fils du duc de Valgogne, doux et sensible, à l'opposé de ceux contre qui on l'a toujours mise en garde. Leur histoire est belle, mais entachée par les obstacles qui se dressent sur leur chemin. De son enfance marquée par la magie noire à son jugement teinté par la haine, Lara ne devra omettre aucun détail. Mais pour lever le voile sur cette tragédie, il faudra traverser les méandres de la magie et affronter des vérités parfois difficiles à croire...
Tiraillée entre l'amour et la raison, Lara comprendra que certains choix ne sauvent rien...ils condamnent seulement autrement.
Née en Normandie au début des années 90, Ielenna est une autrice touchant à plusieurs genres littéraires : fantasy, historique, science-fiction, fanfiction… Elle vit non loin de Genève, où elle travaille comme ergothérapeute. Elle aime sillonner la France, la Belgique et la Suisse pour rencontrer son lectorat lors de dédicaces. Les rares moments où elle a le luxe de s’ennuyer, elle partage son temps entre le graphisme, le montage vidéo, la musique, mais aussi la création artisanale.
Elle est fondatrice de l'association de jeunes auteurs "Génération Écriture", créée en 2010. Elle y a présidé depuis sa création jusqu'en 2016.
"Les Chroniques des Fleurs d'Opale" est sa première saga de fantasy publiée à partir de 2017. Persona est sa première saga de fantasy young adult, d’inspiration antique, tout d'abord publié chez Hachette en 2023, puis en auto-édition.
J’avais trop hate de découvrir cette histoire depuis que Ielenna m’en a fait lire le syno il y a un bon moment maintenant. C’était vraiment hyper prenant. Je n’aurais pas dit non à plus de pages dans l’univers. La fin est destabilisante, le dernier quart va vite, mais j’adore qu’on joue avec le point de vue pour raconter plusieurs perceptions d’une meme histoire. L’aspect sorcières, feminités, amours est super bien exploré
3.5/5* Décidément, 2026, c'est l'année des sorcières en quête d'émancipation ! (Merci beaucoup à Netgalley et aux éditions Gulf stream pour ce SP numérique en échange d'un avis honnête)
Ayant adoré les romans précédents d'Ielenna, je me suis plongée dans celui-ci avec beaucoup de plaisir, et aussi beaucoup d'attentes (qui, pour le coup, m'ont peut être un peu desservie, oupsie). Forcément, quand on me parle de sorcières, de lutte contre le patriarcat, d'amour maudit, et tutti quanti, je ne peux pas résister ! Le tout avec un écrin absolument splendide, comme toujours chez cette ME - même si, avec mon exemplaire numérique, je ne l'ai évidemment pas entre les mains - et ça donne un cocktail qui m'avait bourrée d'impatience ~
Dans "Serment de Noirceur", nous suivons Lara (ou plutôt, le récit que fait Lara de sa vie) à mesure qu'elle nous évoque les différents moments qui ont marqués son existence en tant que femme et que sorcière. En effet, jugée pour l'assassinat du roi, elle conte à un magistrat ses déboires et ses réussites, pour donner des explications quant à ce qui l'a menée à ce meurtre. J'adoooore les récits avec une narration rapportée. Premier petit bémol ici, mais j'ai trouvé que cette particularité était étrangement exploitée. Tout l'intérêt de ce genre de choix, c'est que le personnage puisse donner son avis sur sa propre histoire et ses propres actions, or, ici, Lara nous livrait une vision assez "neutre" des différents évènements. Surtout, il y a eu plusieurs cassures d'immersion pour moi, puisqu'elle nous raconte aussi des moments auxquels elle n'a pas pu assister personnellement. Bref, une rupture du contrat avec les lecteurices, alors que les contraintes de cette narration sont justement ce qui la rend intéressante, quelques travers typiques du discours rapporté (manque de descriptions, par exemple) et une sous exploitation de ses avantages que j'ai trouvé un peu dommage, parce que justement, je suis super fan de ce genre de choix en général !
J'ai en revanche beaucoup apprécié l'univers tissé autour des personnages. Rien de transcendant dans son originalité, mais l'inspiration historique et les quelques détails sciemment choisis par l'autrice formaient une toile très immersive. J'ai en particulier adoré l'école des sorcières de par le changement drastique avec le reste des environnements, à tel point que j'ai regretté qu'on y passe seulement quelques chapitres en coup de vent. Mais la garrigue de Valgogne était malgré tout un endroit très joli à découvrir, et fermement implanté comme décor à ce spectacle tendu.
Pour ce qui est des personnages, je les ai globalement bien aimés. Lara est une jeune fille délicate et innocente, dont les combats vont forcément parler aux lecteurices. Elle est régulièrement mise face à des choix complexes, et ses diverses réflexions étaient intéressantes à suivre, même si j'ai un peu manqué de profondeur ici et là. C'est le gros problème que j'ai eu avec Sabran, d'ailleurs. J'ai adoré ses bases : sa douceur, son humour, son attrait pour les arts divers. Mais j'ai au final eu l'impression qu'il était plus un pantin qui était là pour réagir aux diverses accusations que formulaient Lara à son égard, notamment à cause de son côté statique face à son père. Qu'il ne puisse rien faire, c'est une chose, mais qu'il ne s'insurge pas ne serait-ce qu'un peu, c'en est une autre. En soit, ce n'est pas très grave, puisque ça correspond à certains des soucis dénoncés par le roman, mais puisqu'il n'y avait pas d'autre personnage principal mis à part Lara et Sabran, j'ai trouvé que ça se sentait un peu trop, et j'ai eu plus de mal à adhérer à la romance, malgré plusieurs scènes qui m'ont réellement émue <3 Je me suis surprise à beaucoup plus apprécier les personnages secondaires voire tertiaires malgré leurs rares apparitions, du coup ! D'abord, Mirella, qui malgré tous ses défauts, m'a beaucoup plu et m'a donné envie de la suivre au cours de sa vie à elle ! J'adore les personnages faillibles comme cette mère acariâtre, et je trouve que ses valeurs et son caractère difficile ressortaient très bien sur les pages. Je me suis aussi amourachée de la domestique que Lara sauve, ainsi que la mère de Sabran, et des autres sorcières que Lara rencontre lors de son apprentissage. Une tripotée de femmes à propos desquelles j'aurais voulu en apprendre davantage...
Pour ce qui est des thèmes... je suis mitigée. Mon problème principal étant que j'ai trop reconnu "la main de l'autrice" dans la façon dont les différents messages étaient formulés. Les dialogues, notamment, durant les scènes concernées, avaient un côté très didactique, comme si j'étais soudain face à une féministe du XIXème siècle, qui voulait s'assurer que je ne me trompe pas quant à la morale qu'il fallait retirer de cette histoire. Pourtant, les sujets abordés me sont chers : consentement, place de la femme dans la société, viol, avortement... Mais quand Lara en est arrivée à faire un laïus sur la théorie du mâle alpha tiré tout droit de Twitter, j'ai ri un peu jaune, j'avoue. Je pense que ces morales - aussi importantes soient-elles - auraient pu être transmises avec beaucoup plus de subtilité tout en conservant leur impact. Les jeunes adultes qui liront ce livre sont capables d'une réflexion suffisamment avancée pour qu'on ne leur prémâche pas le travail à ce point. Cela évitera ainsi de complètement casser l'immersion que l'autrice avait pourtant tissée avec brio avant ces interventions ! Jusqu'à la toute fin, ce livre tournait autour d'un joli petit 4*. C'est finalement mon incompréhension face à la morale finale qui m'a fait baisser la note : je n'ai pas saisis là où Ielenna cherchait à nous emmener, et le fait qu'elle ait tenté de clarifier ses intentions dans les remerciements me laisse d'autant plus pantoise. Je grossis volontairement le trait, mais c'est dire à quel point cette fin, dont l'idée était certes originale, m'a laissée dubitative en balayant toutes les leçons que le livre s'est évertué à nous inculquer au cours de la lecture. Ajoutons à cela un soupçon de grossophobie crasse non dénoncée (peut être voulue, cf les spoilers juste avant quant à la fin, c'était potentiellement un indice je suppose ?) qui n'est pas logique pour l'époque et à laquelle je ne m'attendais pas dans un roman d'Ielenna qui jusque là m'avait toujours proposé des récits safe, et qui m'a, en tant que concernée, mise horriblement mal à l'aise. [Edit] Ha, et un soupçon de transphobie, aussi, vu la façon de le personnage trans est traité par les personnages cis...
A côté de ça, j'apprécie toujours beaucoup la plume de l'autrice, que je trouve fluide et entraînante. Il y avait quelques moments où j'avais encore une fois l'impression de l'entendre elle plutôt que ses personnages (notamment quand par exemple Sabran sait ce qu'est un choc mycotoxique...), mais à côté de ça je n'ai pas eu de mal à me plonger dans l'histoire pour essayer d'en déterminer les tenants et les aboutissants. Mise à part le côté un peu donneuse de leçons du personnage principal qui sert de porte parole d'un message trop moderne, et cette fin que j'aurais pu adorer si elle ne tombait pas comme un cheveu sur la soupe en contredisant certains thèmes majeurs de l'histoire, j'ai réellement aimé explorer Valgogne pour découvrir les sorcières et ce patriarcat qui continue, encore de nos jours, à opprimer les femmes sous bien des formes. Je pense que, malheureusement, comme je le disais au début, j'avais trop d'attentes par rapport à ce texte après en avoir lus d'autres sur ce même sujet (et avoir apprécié autant Les Fleurs d'Opale que Persona). Du coup, au final, je suis un peu passée à côté. Ceci dit, je n'ai aucun doute qu'il saura trouver son lectorat et surprendre autant qu'enrager beaucoup de gens !
[Edit 2] Après lecture de la newsletter de Ielenna sur les sorcières qui expliquait que ce roman serait sans doute le plus incompris de ceux qu'elle a écrit, j'ai continué à me creuser les méninges. Il m'a semblé dans son discours qu'elle tentait de faire de Lara Bref, tout ça pour dire que, là où je pense comprendre les intentions de l'autrice, le récit ne les retranscrit pas d'une façon intelligible pour le public, malheureusement.
Note: Je vois au-dessus de ma critique "Review of advance copy received from Publisher", j'ai eu le livre en avant-première en commandant une box avec des goodies sur le site de l'éditeur, mais ce n'était pas un service presse ou quelque chose du genre. Je n'arrive pas à modifier cette mention Goodreads.
⚠️ Attention, spoilers majeurs dans ma critique.
Tout au long de ma lecture, je pensais que j'allais donner à ce livre 4 ou 4,5 étoiles, jusqu'au retournement de situation final qui, pour moi, gâche totalement le message du livre.
J'ai adoré les personnages de Lara et de Sabran qui sont attachants au possible et dont la romance m'a plu (ce qui est rare). Les messages véhiculés tout du long sont cruciaux : image de la femme dans la société via la figure de la sorcière, impunité des VSS notamment quand les hommes sont au pouvoir, etc. Le message politique du livre était presque parfait. Jusqu'à 4 pages de la fin où l'on apprend finalement que tout le récit raconté par Lara a en fait été un mensonge, et c'est la grande méchante de l'histoire. Elle qui s'était décrite comme sensible, allergique à la violence tout au long de son récit rapporté au podestat qui doit la juger pour régicide est en fait une personne extrêmement violente depuis l'enfance. Une enfant qui torturait des animaux. Qui a tué de sang-froid et a accusé sa mère qui a fini au bûcher. Une femme qui a ensorcelé Sabran pour qu'il tombe amoureux d'elle, a tué son père, sa femme et ses enfants, puis l'a forcé à avoir un rapport sexuel avec elle sous enchantement pour tomber enceinte. Qui a tué ses propres sœurs sorcières pour s'accaparer leur pouvoir.
Pourquoi avoir dénoncé les violences faites à Lara tout le long pour que finalement on apprenne qu'elles n'ont jamais existé ? Pourquoi avoir démystifié les clichés sur les sorcières pour que finalement Lara réponde totalement à ce cliché ? Quelle est la morale de l'histoire du coup ?
J'aurais préféré que la violence des hommes soit dénoncée jusqu'au bout. Lara aurait quand même pu devenir méchante, par exemple parce que le podestat la condamne au bûcher malgré le fait que le régicide ait été nécessaire, et qu'il sache qu'elle était enceinte. Je suis aussi vraiment déçue que Lara, figure de sororité, soit en fait une horrible personne qui tue ses propres sœurs pour le pouvoir et condamne sa mère au bûcher.
J'ai l'impression que cette fin a été écrite par sensationnalisme (ce qui fonctionne bien à ce niveau-là, ça je l'admets), mais pas du tout par cohérence avec les messages véhiculés.
Bref. Je suis vraiment dégoûtée qu'une histoire aussi belle et aussi politiquement intéressante se finisse de cette manière, qui ne fait aucun sens et qui réduit à néant tout le message politique du livre. Ou peut-être que je suis passée à côté de quelque chose et que j'ai mal compris le message ?
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Je me dois de vous parler de Lara, son histoire, sa personnalité, son cœur m’a énormément plu. Elle est singulière. Lara est un personnage vraiment intéressant que j’ai aimé découvrir, connaître, apprécier. Sabran m’a aussi beaucoup plu, un cœur pur qui mérite que du bon… ces deux personnages m’ont conquises je dois l’avouer et j’espère qu’ils vous feront autant plaisir qu’à moi.
Une fantasy plutôt sombre autour des sorcières. La façon dont c’est narré est particulière mais vraiment agréable et je dirais même addictif. Car Lara raconte sa propre histoire juste avant d’être condamnée. On la découvre elle, son passé, ses proches, à travers sa voix et j’ai vraiment adoré cette façon de faire.
𝐄𝐧 𝐛𝐫𝐞𝐟 : Coup de cœur! Ce livre est un plaisir addictif que j’ai dévoré. Si vous aimez les sorcières, la magie, un aspect un peu sombre, ce livre est vraiment fait pour vous. Je le referme le cœur meurtri, la bouche ouverte et l’esprit sans dessus dessous. Bravo Ielenna
Et voilà, livre terminé et j'ai beaucoup aimé ! J'ai été embarquée dès les premières pages et après, impossible de le lâcher (y'a encore pas mal de post-it haha). J'ai aimé toute l'ambivalence que l'autrice insuffle tout au long de l'histoire. Les personnages sont gris et prennent des décisions qui auront des conséquences pour la suite. La fin est à double tranchant, perso, moi je l'ai aimée et comprise !
C'est avec "Serment de Noirceur" que je découvre la plume de Ielenna, et j'ai été subjuguée par son écriture. Le texte est fluide, les descriptions immersives et la langue très riche. L'histoire est quant à elle superbement menée, emplie de personnages nuancés et profondément humains. Et la fin...! En bref, une excellente découverte parsemée d'intéressantes réflexions : j'ai adoré !
Je suis sur les fesses. Serment de noirceur est tout simplement une de mes plus belles surprise de cette année 2026. J'ai adoré la plume, l'enchaînement du récit entre présent avec Lara et le podestat et comment ils en sont arrivés à se rencontrer. En plus de cela, des sujets forts sont au centre de la lecture : domination patriarcale, féminisme, discrimination. On suit des personnages complexes, imparfaits, qui œuvre de tous les moyens pour arriver à leur fin. Au moment des révélations j'étais persuadée d'avoir tout trouvé... jusqu'à ce que LE plot twist arrive. C'est un roman qui m'a rendue triste, en colère, m'a fait sourire, presque pleurer et choqué. Je le recommande à tous.
Un énorme coup de cœur! Je suis sincèrement bluffée. C était fluide, intriguant, ça se lisait magnifiquement bien. Je n arrivais pas à m arrêter absolument génial!
Ayant déjà découvert Ielenna avec Persona, je n'avais aucun doute que j'allais apprécier Serment de Noirceur, mais ce roman a réussi à dépasser mes attentes déjà élevées. Dès les premières lignes, j'ai été subjuguée par la voix de Lara.