«Nous ne sommes pas les animaux d’un zoo. Nous avons le choix. Nous ne sommes pas condamnés à la lâcheté. Notre énergie, notre cerveau, notre volonté, tout cela nous appartient. C’est le seul petit empire qui soit vraiment à nous, quand on y pense. Et il se trouve que ce petit empire est précisément ce dont les fascistes ont besoin pour chauffer leur enfer.»
Alors que des personnalités autoritaires se hissent partout au pouvoir et que les discours de haine se multiplient, nous assistons impuissants à la montée de l’anxiété et nous nous y habituons. Nous vaquons à nos occupations. Car nous n’y pouvons rien, n’est-ce pas? Pourquoi sommes-nous si désemparés? Qu’est-ce que résister veut dire quand l’actualité nous dépasse, quand le pouvoir nous emporte dans son emballement?
Pour répondre à ces questions, Catherine Dorion propose une chronique intimiste de l’année 2025, année de la rupture. Pour tenter d’y voir clair, elle l’entrelace de récits du passé qui témoignent de la vie quotidienne en d’autres temps où, comme aujourd’hui, la démocratie s’est fait prendre à la gorge par l’autoritarisme. Le courage et la joie cherche ainsi dans la vie réelle les amorces de la résistance, les failles par où passe encore et toujours la conscience humaine – et, donc, la lumière.
L'écriture est accessible, on utilise du vocabulaire relativement simple avec des fois des mots moins fréquents et plus complexes. Dans l'ensemble on comprend exactement ce qu'elle communique, il n'y a pas d'ambiguïté.
J'ai aimé qu'on varie d'un chapitre à l'autre sur des moments plus historiques du fascisme et des moments plus personnels où elle compare ce qu'elle perçoit dans son quotidien avec ses moments historiques.
Je suis quand même d'accord avec la conclusion sur le livre, sur le fait que la coopération guidée par l'empathie est une des choses qui permet à l'humain d'être moins individualiste.
Le portrait dressé fait peur et nous rend aux aguets, ce qui n'est pas une mauvaise chose. On peut trouver espoir, selon moi, quand on regarde la Hongrie qui s'est défait de Viktor Orbán avec une majorité pour le parti de Péter Magyar qui est censé être moins radical, ou Donald Trump avec son taux d'approbation le plus bas pour un président nouvellement élu après 100 jours.
Si le fascisme est pour arriver, ce ne sera pas sans luttes, du moins c'est ce que j'aime mieux croire !
Je n'ai pas mis 5 étoiles, car bien qu'elle ait abordé certains points théoriques sur le fascisme (les 10 piliers selon Jason Stanley), j'aurais aimé avoir un peu plus de théorie sur le sujet. Par exemple la différence entre fascisme et autoritarisme. Sinon des exemples de pays qui se sont défaits du fascisme et le pourquoi.
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Ce qui se passe mondialement au niveau de la dérive de la démocratie nous déstabilise ! Plusieurs livres récents traitent de l'actuelle montée du fascisme et de l'autoritarisme en analysant les événements qui ont laissé les Hitler, Staline, Pol Pot, Mussolini, Franco, Pinochet, Poutine, Erdogan, Trump et autres s'arroger les pouvoirs. Le livre de Catherine Dorion s'ajoute à ceux-là, mais il met surtout en lumière le pourquoi de cette passivité qu'ont les peuples à se laisser " ...écraser, en quelques années seulement par la brutalité d'un seul homme ?" ; personne ne pouvait croire une chose pareille, les gens minimisaient les actions, les paroles. Ce livre se veut un rappel criant que maintenant nous savons !!!! (par les observations passées, comment de tels tyrans ont agi). Et, conséquemment "Nous ne sommes pas condamnés à figer comme des chevreuils devant les phares d'un camion. Nous pouvons opter pour la responsabilité plutôt que pour la lâcheté. Nous pouvons résister." Oui, il faut du courage pour lutter contre la désintégration collective, et ce livre donne tout plein de pistes pour y contribuer.
Livre important - nous montre que le passé est très près de nous, que ne nous sommes à l’abri de rien - mais qu’on a, encore et toujours, des moyens pour résister à l’emprise de pouvoirs fascistes
Où l'auteure relate les horreurs du passé pour ne pas oublier... et reconnaître quand l'histoire se répète. Il s'agit de persévérer, de rester éveiller, jusqu'à ce que l'étincelle de la résistance enflamme les brindilles.
On retrouve dans ce livre l'écriture franche et vive de Catherine Dorion qui est très accessible et arrive à nous rejoindre autant sur les plans émotionnel qu'intellectuel. Partant du constat que 2025 est une sorte d'année de rupture dans la nouvelle montée du fascisme et dans l'établissement d'un nouvel ordre mondial dont les ficelles sont tirées par des ingénieurs du chaos, Dorion nous amène plusieurs parallèles historique du XXe siècle avec ce qui se passe à l'oreille actuelle.
Mes parties préférées de l'ouvrage ont été dans les récits des opposants aux différents régimes autoritaires, comment leurs vies "ordinaires" ont été bouleversées, et comment il peut être difficile d'avaler la pilule et de vraiment réaliser et croire que ce qui arrive est réel et que des actions devraient êtres prises. Ces parties sont entrecoupées de moment de la vie de l'autrice qui apportent réflexions sur le lien social, le rapport au numérique, et le positionnement à avoir sur la montée de l'extrême-droite en contexte occidental.
Dans cet essai, on retrouve beaucoup plus de notions de courage que de joie, contrairement à ce que le titre laissait présager. Peut-être que la joie vient après le courage?
À mon avis, cet ouvrage est dans les meilleurs parmi ceux qui traitent de la période trouble actuelle. Excellent survol des causes, des victimes, des gens qui se font embarquer et participent aux mouvements d'extrême droite. Ça contient également bon nombre de parallèles historiques très pertinents. De plus, ce livre est très accessible et ne nécessite pas la lecture d'autres écrits au préalable pour bien suivre. Je le recommande fortement à tous.
Ce livre me motive à prendres des actions communautiares car je crois aussi que cela de vient de plus en plus imortant. Merci de l'avoir écrit, et félicitations à moi-même pour avoir passé par-dessus mes préjugés que j'ai pour une 'gauchiste'