Dix années passées à apprivoiser le silence d'un père et à recomposer l'histoire d'une famille liée à celle de la médecine. Une ode au courage et une histoire hors du commun. " J'écris pour écraser la honte. Écraser la honte et faire jaillir la fierté. J'écris parce que je suis fière de mon père. "
En 2007, à l'âge de dix-huit ans, Alexandrine Descotes se demande pour la première fois pourquoi elle, son frère et sa soeur sont nés triplés par fécondation in vitro. En quête de réponses, elle se tourne vers ses grands-parents paternels. Colette, sa grand-mère, entrouvre alors la porte d'un secret familial longtemps tu.
À la fin des années 1950, à Lyon, la vie d'un jeune couple bascule : le corps de leur nouveau-né ne ressemble à aucun autre. Les médecins parlent d'un cas exceptionnel, " aussi rare que de gagner le gros lot à la Loterie nationale ". Face à leur impuissance, Colette et Gérard refusent de céder à la fatalité : ils mettront tout en oeuvre pour que leur fils puisse vivre dignement. Ce que cela supposera de force et de courage, la narratrice va le découvrir, et nous avec elle. En chemin : des épreuves, des rencontres, et surtout, de l'amour.
Le Nénuphar est une enquête familiale subtile qui traverse les silences et les époques, une histoire hors du commun.
Dans Le Nénuphar, Alexandrine Descotes raconte l’histoire de son père, né avec une rare malformation de la vessie. Entre intimité familiale, questionnements sur la honte et découverte de l’origine possible de son handicap, elle livre un récit pudique et lumineux. Un hommage à la différence, à l’amour et à la capacité de dépasser les limites. Pourquoi le lire ? Le Nénuphar est un récit intime et lumineux sur la différence, le handicap et la transmission familiale. Alexandrine Descotes raconte avec beaucoup de pudeur l'histoire de son père et interroge, à travers elle, la honte, le regard des autres et la capacité de chacun à dépasser les limites qui lui sont imposées. Un livre profondément humain, porteur d'espoir et d'une belle leçon de vie. La chronique entière et illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Superbe histoire, touchante et documentée, l'écriture des protagonistes est très bien exécutée, l'histoire nous porte tout en relatant des faits historiques clairs et précis, c'est parfait.
Attention pépite ♥, un roman qui une fois commencé, ne se lâche plus.
En 2007, Alexandrine a 18 ans et pour la première fois, elle se demande pourquoi elle, son frère et sa sœur sont nés triplés par fécondation in vitro. Commence alors dix ans d'enquête, dix ans pour lever le voile sur un secret familial, dix ans pour l'écriture de ce magnifique premier roman.
C'est un tourbillon d'émotions qui nous raconte une enquête familiale, dévoile un scandale sanitaire avec une jolie plume très poétique, pudique. Un témoignage d'amour pour son père dont elle nous raconte l'histoire avec un objectif : "écraser la honte et faire jaillir la fierté".
Trois femmes fortes, trois voix pour nous guider.
L'histoire commence en 1957 avec ses grands-parents, Colette met au monde Jean-Luc, un enfant différent atteint d'une malformation grave. Colette veut sauver son fils, le porter à bout de bras à travers le monde, lui offrir une vie joyeuse et normale.
Anne, sa mère, qui quoi qu'il en soit va décider que son amour pour Jean-Luc est le plus fort et tout faire pour le vivre.
Alexandrine qui par amour pour son père raconte son histoire pour que la honte change de camps car elle est fière de son père.
Un roman touchant, qui fait mouche en plein cœur et procure de belles émotions que je ne suis pas prête d'oublier.
Immense coup de ♥
Les jolies phrases
Elle ne s'était jamais émerveillée de l'extraordinaire machine qui constitue cet ensemble d'organes, de muscles, de sang, de peau, ni rendu compte à quel point le simple fait de marcher, de voir ou de respirer est une chance qui n'est pas donnée à tous.
Quel est le pire, entre le poids du silence et celui du jugement?
C'est absurde, quand on est endeuillé, de continuer à vivre. De laver la salade et les fraise, d'avoir une conversation, de se préoccuper des courses du lendemain. C'est absurde, et pourtant, il le faut bien.
Que peut la littérature face à la perte de ceux qu'on aime ?
J'aimerais lui dire que l'espoir n'est pas perdu. Que parfois, derrière le fracas des drames, se cachent des histoires magnifiques.
Peut-être faut-il des femmes pour dire ce que taisent les hommes.
J'écris pour écraser la honte. Écraser la honte et faire jaillir la fierté. J'écris parce que je suis fière de mon père.
Elle tombe amoureuse comme on chute dans la crevasse d'un glacier, lorsque cède un pont de neige suspendu au-dessus du vide : d'un seul mouvement, sans possibilité de se retenir aux parois bleutées ni de ralentir la chute.
Quel livre et quelle écriture. Comment résumer cette lecture ? Une famille bouleversée par la tourmente d'une erreur médicale abominable. On se demande comment il a été possible de prescrire un médicament si longtemps alors que les conséquences irréversibles étaient bien connues. J'ai été touchée par l'authenticité et la véracité de ce livre. J'ai trouvé cela très intelligent d'utiliser la réalité d'une famille pour informer sur cette errance médicale. Tout cela ponctué par des personnages tous plus courageux et attachants les uns que les autres.
Autobiographie, biographie, récit, documentaire… Le Nénuphar s'inscrit quelque part entre tout cela et mêle avec brio la fiction à la réalité, et le ressenti personnel aux chiffres officiels. Avec une plume à la fois douce et tranchante, Alexandrine Descotes raconte son histoire, celle de sa famille, et indirectement celle de milliers d'autres personnes. J'ai trouvé le ton très juste, et j'ai appris des choses au cours de ma lecture. À dévorer d'une traite.
touchant et intéressant, c’était une super lecture, qui m’en a appris beaucoup sur les grossesses pendant les années 60. et c’était si bien écrit, varié entre présent et passé avec une forme d’introspection, j’ai adoré !!
Écouté en audiobook grâce à Lizzie via Netgalley. L'écoute est fluide et la narration bien menée. Difficile de ne pas se laisser embarquer par cette histoire touchante de famille, force et résilience. Je recommande !
« J’aimerais lui dire que l’espoir n’est pas perdu. Que parfois, derrière le fracas des drames, se cachent des histoires magnifiques. »
Un nouveau roman sur les transformations silencieuses, ou plutôt cachées, pour dire les choses telles qu’elles sont. Puisque c’est exactement ce qu’ont vécu les victimes de l’affaire du Distilbène : des vies marquées dans l’intimité, à l’abri des regards, avant que le scandale n’éclate au grand jour.
Alexandrine Descotes nous plonge directement au cœur de ce combat de femmes et de mères, que la médecine a, une fois de plus, profondément marquées.
Sous la douceur du texte se dessine une réflexion sociale et politique sensible sur ce qui nous construit lorsque nos vies sont façonnées malgré nous par un progrès médical dont les conséquences ne se révéleront que bien plus tard. Sur cette confiance aveugle accordée à ceux que l’on imagine connaître nos corps mieux que nous-mêmes.
Une médecine qui prescrit, surveille et décide parfois avant même d’avoir véritablement écouté, et dont les certitudes peuvent laisser derrière elles des conséquences que les générations suivantes devront porter.
Le Nénuphar soulève aussi une autre grande question. Quel est notre droit à raconter l’histoire des autres ? À la romancer et à la transformer pour lui donner une nouvelle voix ? Et surtout, peut-on raconter sans trahir celles et ceux dont l’histoire nous est confiée ?
Une lecture délicate qui nous invite à regarder là où demeurent les histoires que l’on n’a pas toujours pu raconter.
« J’écris pour écraser la honte. Écraser la honte et faire jaillir la fierté. J’écris parce que je suis fière de mon père. »