« Si je pouvais me saouler à mon père, je le ferais. Prendre une bouteille de la substance d’une personne, et la boire comme on boit de l’alcool. » Face à l’effroi qui la saisit en relisant ces mots écrits à la mort de son père, Anna remonte le temps pour comprendre. Entre souvenirs et archives, elle cherche derrière le mythe l’humanité de ce père qui lui échappe encore : Igor Bogdanoff. Elle ressuscite alors les morts de sa famille : esclaves afroaméricains, aristocrates de Bohême, Russes de Leningrad, stars des plateaux télé, paysans du Gers. Au centre de ce système, son arrière-grand-mère, Istenne, comtesse tchèque déchue, déchirée, dévorante. Dans cette enquête littéraire viscérale, la narratrice convoque la parole des disparus pour s’extirper des légendes familiales. Un premier roman vertigineux sur la manière dont les fantômes nous contaminent, et sur l’écriture qui coûte autant qu’elle sauve.
un récit très triste qui remonte aux origines. un "mythe" qui se détricote sous l'écriture d'une fille, d'une petite fille, d'une arrière-petite-fille qui essaie de comprendre. comprendre pourquoi, comment. on ressort de cette lecture avec plus de questions que de réponses. on ne saura jamais vraiment. mais pour nous ce n'est pas si grave.
Dans Rappelle-moi, ma belle, Anna Ostasenko Bogdanoff revient sur l’histoire de son père, Igor Bogdanoff, et tente de retrouver l’homme derrière la figure médiatique. À travers les souvenirs, les archives familiales, les témoignages et les nombreuses légendes qui entourent la famille, elle mène une véritable recherche du vrai. Mais cette enquête devient aussi une manière de traverser le deuil et de comprendre une transmission familiale profondément perturbée. Un récit intime, douloureux et courageux sur la filiation, les secrets et la nécessité de retrouver son histoire pour pouvoir enfin s’en libérer. La chronique entière et illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...