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L'Age de déplaire (premier roman): Prix du Premier Roman - La Forêt des Livres
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Displaying 1 - 13 of 13 reviews
August 13, 2026
« L’âge de déplaire », premier roman d’Abibou Diouf, m’interpellait depuis un moment. Je pressentais que les thématiques du texte possédaient le potentiel pour bien me secouer. Verdict : j’hésite à devenir voyante car j’ai bel et bien été ébloui par cet ouvrage.
Fadel vit à Paris. Il retourne à Dakar suite à la mort de son père. Au-delà du drame lié à la perte, le héros va également être confronté à une division intérieure. En effet, le roman aborde et décortique avec brio le patriarcat, le virilisme et leurs racines. Fadel expérimente à Paris une masculinité qu'il peut enfin choisir, loin de celle qui lui est assignée à Dakar. L’enterrement du père révèle les attentes silencieuses qui pèsent sur Fadel, ses devoirs, sa manière de tenir son rang.
Derrière cette histoire intime se dessine un Sénégal dont les fractures contemporaines résonnent avec celles de la famille. L'auteur explique avec finesse comment les blessures et les contraintes peuvent se transmettre - d'abord d'un père à son fils, puis plus globalement de générations en générations - jusqu'à donner l'impression qu'il n'existe aucune autre manière de vivre. Les carcans et obligations deviennent un véritable système qui asphyxie autant ceux qui le perpétuent que ceux qui le subissent. Fadel, lui, comprend que cet héritage n'est pas une fatalité.
J'ai adoré la vulnérabilité qui traverse le texte. Fadel choisit de déplaire. Il opte pour une masculinité plus douce et nuancée qui lui ressemble davantage. Il veut repenser la puissance : ne plus la lier à la domination mais à l’empathie pour briser la transmission de la violence.
Mais aucune émancipation ne se fait sans arrachement. Pour se choisir, il lui faudra accepter de perdre une part de ce qui l'a construit. C'est ce que le roman illustre de plus bouleversant : qu'il faut parfois trahir l'héritage pour ne pas se trahir soi-même. Et que devenir libre n'a rien d'un geste triomphant.
Un texte aussi beau que nécessaire, porté par la plume sobre, élégante et ensorcelante d’Abibou Diouf et le regard d’une grande modernité de l’émouvant Fadel !
Fadel vit à Paris. Il retourne à Dakar suite à la mort de son père. Au-delà du drame lié à la perte, le héros va également être confronté à une division intérieure. En effet, le roman aborde et décortique avec brio le patriarcat, le virilisme et leurs racines. Fadel expérimente à Paris une masculinité qu'il peut enfin choisir, loin de celle qui lui est assignée à Dakar. L’enterrement du père révèle les attentes silencieuses qui pèsent sur Fadel, ses devoirs, sa manière de tenir son rang.
Derrière cette histoire intime se dessine un Sénégal dont les fractures contemporaines résonnent avec celles de la famille. L'auteur explique avec finesse comment les blessures et les contraintes peuvent se transmettre - d'abord d'un père à son fils, puis plus globalement de générations en générations - jusqu'à donner l'impression qu'il n'existe aucune autre manière de vivre. Les carcans et obligations deviennent un véritable système qui asphyxie autant ceux qui le perpétuent que ceux qui le subissent. Fadel, lui, comprend que cet héritage n'est pas une fatalité.
J'ai adoré la vulnérabilité qui traverse le texte. Fadel choisit de déplaire. Il opte pour une masculinité plus douce et nuancée qui lui ressemble davantage. Il veut repenser la puissance : ne plus la lier à la domination mais à l’empathie pour briser la transmission de la violence.
Mais aucune émancipation ne se fait sans arrachement. Pour se choisir, il lui faudra accepter de perdre une part de ce qui l'a construit. C'est ce que le roman illustre de plus bouleversant : qu'il faut parfois trahir l'héritage pour ne pas se trahir soi-même. Et que devenir libre n'a rien d'un geste triomphant.
Un texte aussi beau que nécessaire, porté par la plume sobre, élégante et ensorcelante d’Abibou Diouf et le regard d’une grande modernité de l’émouvant Fadel !
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September 18, 2026« Roman du conflit et de la fracture », ainsi qu’il est écrit sur la quatrième de couverture. Je le classerais dans la catégorie des romans d’exil, car il traite du thème de la double appartenance et du déchirement, sous un angle sociologique. Ce jeune professionnel d’origine sénégalaise, désormais installé à Paris, remet en question, courageusement, son héritage familial et social. À la mort de son père, Diouf doit retourner à quelques reprises au Sénégal. Au cours de ces retours obligés, il observe des coutumes qui lui paraissent maintenant inacceptables. En tant que cadet, on lui fait comprendre qu’il a le devoir de s’occuper de sa mère. D’abord subtiles, les incitations deviennent de plus en plus véhémentes. Bien que cela leur déplaise, il décide de désobéir et de choisir la liberté. Ce récit autobiographique est en quelque sorte un plaidoyer contre la « fabrique des masculinités » (4e de couverture).
September 24, 2026
À lire pour comprendre la société Sénégalaise, le poids énorme sur les individus des traditions et de la religion et des difficultés a s en extraire.
September 2, 2026
Puissant et plein d'espoir
Review of advance copy received from Publishers Weekly
Un premier roman d'une remarquable maturité. Cette lecture a été une véritable révélation tant elle aborde avec finesse des thèmes aussi forts que l'héritage familial, les traditions, le patriarcat et la difficulté de s'affranchir des rôles imposés.
Fadel vit en France depuis plusieurs années lorsqu'il apprend le décès de son père. Son retour au Sénégal pour les funérailles ravive des interrogations longtemps tenues à distance. Confronté à sa famille, aux attentes qui pèsent sur lui et à une hiérarchie profondément ancrée, il comprend qu'il ne pourra plus éviter les choix qui détermineront son avenir.
J'ai été profondément touchée par la manière dont l'auteur explore les fragilités de son personnage. Entre Paris et Dakar, Fadel se retrouve partagé entre deux visions du monde qui s'entrechoquent. Son cheminement interroge avec justesse ce que signifie être un homme lorsque la vulnérabilité semble interdite, mais aussi ce que coûte la désobéissance lorsque les traditions façonnent chaque décision.
La force du roman réside dans ses nombreuses nuances. Il ne condamne jamais de façon simpliste les héritages familiaux ; il montre combien ils peuvent être à la fois protecteurs et étouffants. Les personnages révèlent toute leur profondeur, chacun étant animé par ses doutes, ses aspirations et ses blessures. J'ai rarement ressenti le besoin de relever autant de passages tant la plume d'Abibou Diouf est riche de réflexions marquantes.
L'auteur se distingue par sa sensibilité et sa précision, laissant toute leur place aux silences, aux blessures et aux contradictions de la masculinité. Il dépeint avec justesse un univers où la fragilité n'a pas sa place et où seules la colère et la domination semblent autorisées. Fadel porte comme tant d'autres les fractures de l'exil. L'Âge de déplaire est un roman marquant sur la société sénégalaise. Chaque chapitre nourrit une réflexion sur la tradition, la liberté et les choix qui façonnent une existence.
C'est un livre qui fait réfléchir, bouscule les certitudes et invite à questionner nos appartenances. Un premier roman coup de cœur, d'une grande beauté, à lire absolument.
https://latelierdelitote.canalblog.co...
Fadel vit en France depuis plusieurs années lorsqu'il apprend le décès de son père. Son retour au Sénégal pour les funérailles ravive des interrogations longtemps tenues à distance. Confronté à sa famille, aux attentes qui pèsent sur lui et à une hiérarchie profondément ancrée, il comprend qu'il ne pourra plus éviter les choix qui détermineront son avenir.
J'ai été profondément touchée par la manière dont l'auteur explore les fragilités de son personnage. Entre Paris et Dakar, Fadel se retrouve partagé entre deux visions du monde qui s'entrechoquent. Son cheminement interroge avec justesse ce que signifie être un homme lorsque la vulnérabilité semble interdite, mais aussi ce que coûte la désobéissance lorsque les traditions façonnent chaque décision.
La force du roman réside dans ses nombreuses nuances. Il ne condamne jamais de façon simpliste les héritages familiaux ; il montre combien ils peuvent être à la fois protecteurs et étouffants. Les personnages révèlent toute leur profondeur, chacun étant animé par ses doutes, ses aspirations et ses blessures. J'ai rarement ressenti le besoin de relever autant de passages tant la plume d'Abibou Diouf est riche de réflexions marquantes.
L'auteur se distingue par sa sensibilité et sa précision, laissant toute leur place aux silences, aux blessures et aux contradictions de la masculinité. Il dépeint avec justesse un univers où la fragilité n'a pas sa place et où seules la colère et la domination semblent autorisées. Fadel porte comme tant d'autres les fractures de l'exil. L'Âge de déplaire est un roman marquant sur la société sénégalaise. Chaque chapitre nourrit une réflexion sur la tradition, la liberté et les choix qui façonnent une existence.
C'est un livre qui fait réfléchir, bouscule les certitudes et invite à questionner nos appartenances. Un premier roman coup de cœur, d'une grande beauté, à lire absolument.
https://latelierdelitote.canalblog.co...
September 3, 2026
3.5 ★
Il est ici question de famille, d'héritage, de tradition, d'identité, de patriarcat. Pour aborder ces thèmes, l'auteur nous présente Fadel, un jeune Sénégalais qui vit en France.
Son retour au Sénégal, à la mort de son père, l'oblige à confronter sa vision du monde à celle de sa famille.
Auprès de ses proches, il doit en effet endosser un rôle qui ne correspond plus à sa vision des choses et faire face à de lourdes attentes. Par amour, par principe, de par son éducation, Fadel tente d'être la personne que l'on attend qu'il soit. Néanmoins, il se retrouve coincé, perdu entre deux mondes, deux cultures, deux visions des choses.
Le lecteur découvre un personnage tiraillé, qui grandit au fil des pages et ose remettre ce qu'il a appris en question, au risque de perdre ce(ux) qu'il aime. Un roman plein d'espoir, qui aborde de façon frontale des thèmes qui sont souvent sous-jacents en littérature.
Malgré la fluidité de la plume et l'importance des sujets mis en avant, je n'ai pas été aussi touchée par ce texte que je l'espérais. J'aurais aimé y trouver plus de nuances, et moins de choses explicitées ou listées clairement.
Il est ici question de famille, d'héritage, de tradition, d'identité, de patriarcat. Pour aborder ces thèmes, l'auteur nous présente Fadel, un jeune Sénégalais qui vit en France.
Son retour au Sénégal, à la mort de son père, l'oblige à confronter sa vision du monde à celle de sa famille.
Auprès de ses proches, il doit en effet endosser un rôle qui ne correspond plus à sa vision des choses et faire face à de lourdes attentes. Par amour, par principe, de par son éducation, Fadel tente d'être la personne que l'on attend qu'il soit. Néanmoins, il se retrouve coincé, perdu entre deux mondes, deux cultures, deux visions des choses.
Le lecteur découvre un personnage tiraillé, qui grandit au fil des pages et ose remettre ce qu'il a appris en question, au risque de perdre ce(ux) qu'il aime. Un roman plein d'espoir, qui aborde de façon frontale des thèmes qui sont souvent sous-jacents en littérature.
Malgré la fluidité de la plume et l'importance des sujets mis en avant, je n'ai pas été aussi touchée par ce texte que je l'espérais. J'aurais aimé y trouver plus de nuances, et moins de choses explicitées ou listées clairement.
September 27, 2026
Les recits de soi m’ennuient et celui-ci ne fait pas exception. Ma libraire a raison, cela fera un bon prix pour les lycéens, tout est calibré pour l’egotiste identité. La famille est toxique? Oui, depuis 1621… blague à part, ce n’est pas très bon ni sur le fond ni sur la forme. Il aurait peut etre dû utiliser l’IA.
September 28, 2026
Lu dans le train rapidement, bien écrit mais frustrant : j’aurais voulu mieux comprendre ce qui se passait dans sa tête, dans l’intime. J’ai l’impression qu’on m’explique le pourquoi et le comment mais pas le quoi. Peut-être aussi que j’en savais déjà beaucoup sur la situation au Sénégal et sur celle des hommes ? Idk
Review of advance copy received from Éditeur
Énorme coup de cœur, pour l'instant il est dans mon top 3 des livres de la rentrée littéraire. Il aborde une infinité de sujets liés à la culture, à la religion, et à la tradition
September 1, 2026
L'immersion culturelle est intéressante ; consentir, toutefois, de la part de l'auteur, toutefois que la colère puisse être un argument c'est accepté que la différence culturelle soit la démonstration, voire l'explication ! Ce raccourci non dequitir m'inquiète...
September 7, 2026
Beau, sincère, éclairant
September 25, 2026
Très agréable à lire et j'aime bien les réflexions sur nature et culture etc
September 12, 2026
(3.5) Très poignant et puissant. J’ai adoré le personnage de Fadel, son choix de s’échapper de cet environnement étouffant pour atteindre sa liberté.
Displaying 1 - 13 of 13 reviews












