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Lola va mourir

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"On en a toujours un peu voulu à Lola Janet d'être née. Trop optimiste. Trop souriante. Trop naïve. Trop enjouée, aussi. Une manière si légère d'être en vie qu'elle agace."

A quarante ans, Lola décide de tout quitter. Elle s'installe en France avec son plus jeune fils, Arthur, et reprend des études dans l'espoir de se reconstruire. Franck, lui, sort tout juste de prison. Il veut croire à un nouveau départ, et aspire à devenir un homme meilleur. Quand ils se rencontrent, chacun pense trouver en l'autre une issue de secours. Mais peu à peu, une mécanique destructrice se met en place. D'une écriture nerveuse, intuitive, Victor Dumiot poursuit son exploration des origines de la violence. Dans cette tragédie racontée par deux hommes, Franck et Arthur, il dissèque avec une ironie noire la quête de rédemption, la construction et la transmission de la misogynie, et ce qu'il en coûte à une femme de vouloir recommencer sa vie. Une plongée au coeur de la banalité du mal qui révèle les puissances de la fiction.

376 pages, Paperback

Published August 19, 2026

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Victor Dumiot

3 books5 followers

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2 (4%)
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1 (2%)
Displaying 1 - 13 of 13 reviews
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
801 reviews279 followers
September 7, 2026
Après « Acide » publié en 2023, Victor Dumiot revient avec « Lola va mourir », en cette rentrée littéraire. J’ai lu ce roman en apnée, et j’ai mis du temps à trouver l’angle de cette chronique tant il m’a placée dans une situation plus qu’inconfortable. D’aucuns diront que l’essentiel est de ressentir, qu’il n’existe pas d’insulte plus blessante que la phrase « je n’ai rien ressenti ». C’est sans doute assez proche de la vérité, d’autant que le sujet du livre traite d’une thématique de société très actuelle.

Lola quitte une île du Pacifique et un compagnon qui l’a réduite, année après année, à n’être rien. Elle emmène son fils cadet en métropole alors que son fils aîné reste avec son père. Lola tente de se reconstruire dans sa nouvelle vie, trouve un studio, une formation professionnelle. Elle vit dans une grande précarité même si quelques amitiés retrouvées lui mettent du baume au cœur.

Jusqu’à sa rencontre avec Franck Marbeuf, qui sort de prison. « Lola va mourir » prend alors un autre tournant. Une liaison naît entre eux, d’abord légère et insouciante. Mais Franck s’installe progressivement chez elle, devient possessif et violent verbalement. Lola tente de rompre, mais Franck profère des dizaines de menaces à son encontre. Le 13 mars signe un tournant dans le récit avec un événement que je vous laisse découvrir.

Ensuite, tout n’est que terreur.

Cette terreur, pourtant, le roman ne la donne jamais à voir depuis un seul poste d’observation. Le récit fait alterner plusieurs voix : celle d’Arthur, à la première personne, qui raconte ce qu’il voit, observe, et ce qu’il ne comprend pas toujours ; mais aussi de longs passages installés dans la tête de Franck, sans aucune distance protectrice.

Cette construction confère à « Lola va mourir » une sensation de vivre l’histoire de l’intérieur, comme un huis clos, mais elle prive aussi le lecteur d’un point de vue stable auquel s’accrocher : on bascule sans cesse de l’innocence de l’enfant à la noirceur intérieure de l’agresseur, sans jamais le filtre rassurant d’un narrateur qui saurait déjà comment interpréter ce qui se déroule.

Cette instabilité du regard sert pourtant le projet clair de montrer l’emprise qui s’installe par degrés. Entre les murs d’un appartement étouffant, et sous les yeux d’institutions qui ne savent pas la nommer, Victor Dumiot fait un travail remarquable que je salue sans réserve. Il refuse la facilité et décortique tout ce qui, dans une relation destructrice, résiste à la preuve. (la scène du commissariat, en particulier, m’a fait bondir de rage.)

De la même manière, le regard de l’enfant qui porte le récit est, lui aussi, une vraie réussite. Cette voix qui ne dispose pas encore des mots pour comprendre ce qu’elle voit, qui se retrouve déchirée entre loyauté, honte, rage et impuissance, donne au texte une justesse que je n’ai lue nulle part ailleurs avec cette intensité. Le vertige suscité est alors assez proche de la sidération. Le même procédé, appliqué à Franck, produit un effet inverse : la répulsion la plus totale.

Alors, d’où vient ce sentiment malaisant dans ma relation avec « Lola va mourir » ? Pourquoi ce livre m’a-t-il laissée sur ma faim ? J’y ai énormément réfléchi. Je pense que l’écriture, à force de vouloir frapper, finit par s’épuiser elle-même. La crudité sexuelle, verbale, physique y est permanente et quasi constante. C’est cette persistance qui, à mon sens, désamorce parfois le propos. Je m’explique. Quand un choc se répète sans cesse, cela cesse d’être un choc pour devenir un fond sonore permanent. Là où le roman aurait pu ménager des silences pour laisser respirer face aux horreurs qu’il décrit, Victor Dumiot a préféré la saturation.

Ce sont précisément les scènes de sexe qui portent le plus loin cette logique de saturation. Elles reviennent avec une régularité presque mécanique et ne varient que très peu. La contrainte y est systématiquement décrite du point de vue de celui qui l’exerce, dans un vocabulaire qui vire souvent à l’insulte pure. La scène où Franck filme Lola sans son consentement est traitée avec une économie de mots qui est tout à fait identique à une autre qui raconte une scène de repas. C’est cette absence de rupture de ton qui m’a posé problème.

« Lola va mourir » ne marque jamais de différence d’intensité entre un acte de domination sexuelle et une dispute sur la vaisselle, si bien que l’horreur du premier finit noyée dans le flot du second. Si je comprends l’intention, montrer la violence sexuelle dans l’emprise et dans un climat permanent, je n’ai pas adhéré à l’exécution. Cette répétition thématique se confond avec l’accumulation stylistique. Et, à force de revenir sur les mêmes scènes avec les mêmes mots crus, j’ai eu l’impression que le roman finissait par décrire la domination plus qu’il ne la dénonçait.

Ce choix narratif a un coût que je trouve dommage. Il n’y avait pas besoin de cette surenchère lexicale pour exprimer l’emprise, le déni des institutions, ou la transmission d’une masculinité toxique. Dans les scènes de contrôle domestique construites avec une précision presque clinique, ou dans les dialogues sur messagerie entre les deux frères, par exemple, j’ai ressenti la gravité et le danger qui planaient au-dessus de Lola. Je regrette ce manque de sobriété.

Mais « Lola va mourir » se conclut sur un épilogue… et toutes les cartes sont à nouveau rebattues. Victor Dumiot y livre quelque chose de très personnel. Ces révélations m’ont alors placée devant un cas de conscience que je n’ai pas pu esquiver en écrivant cette chronique : comment juger sévèrement la crudité d’un texte quand on sait qu’il est né d’une douleur ? J’ai craint que ma réserve sur l’écriture ne soit lue comme un désaveu de ce qu’une femme a pu traverser. Qui étais-je pour demander de la pudeur là où il n’y en a aucune possible ?

Je me suis sentie coupable de ressentir ce que j’avais ressenti. M’est alors apparu ce texte de Nathacha Appanah paru l’année dernière à la même époque, « La nuit au cœur ». Je n’ai pas pu m’empêcher de les comparer. Quand « Lola va mourir » choisit la saturation pour dire l’indicible, « La nuit au cœur » choisit l’inverse : des phrases courtes, des trous assumés dans le récit, comme si la mémoire traumatique elle-même dictait sa forme au texte. Sa mise en scène d’ouverture, par exemple (pièce imaginaire où elle enferme ses trois agresseurs), est un geste d’une sobriété redoutable. Nul besoin d’en rajouter dans le cru pour faire sentir la sidération.

C’est peut-être là ce qui m’a manqué dans le roman de Victor Dumiot… Nathacha Appanah choisit ce qu’elle tait autant que ce qu’elle montre et c’est la victime qui écrit elle-même. Dans « Lola va mourir », c’est un fils qui écrit sur sa mère. Peut-être est-ce à cause de ce choix narratif que la crudité fonctionne plus comme un excès que comme un choix. Ces deux livres sont nés d’une douleur réelle, mais rapportent de manière radicalement différente ce que l’on peut mettre en mots.

Je n’ai pas de conclusion nette à vous offrir. Cette chronique est la chose la plus honnête que je puisse écrire sur ce livre. Je reste avec mes doutes. D’un côté, il y a la conviction qu’un fils qui tente de sauver sa mère de l’oubli, même maladroitement, mérite d’être lu jusqu’au bout. De l’autre demeure le regret tenace que cette tentative ait choisi la surenchère là où la retenue aurait suffi. Peut-être qu’un roman né d’une douleur aussi vive n’a pas à choisir entre les deux. Peut-être que c’est à moi, lectrice, d’osciller entre ces deux vérités-là.
Profile Image for Jo.
1,249 reviews260 followers
August 27, 2026
Lola va mourir. Littéralement. C’est juste que pour arriver à la conclusion de cette prophétie autoréalisatrice, Victor Dumiot va nous torturer un peu. J’avais beaucoup (BEAUCOUP) aimé son premier roman, « Acide ». Les attentes étaient grandes. Elles ont été terrassées.

On les connaît bien, ces romans qui parlent de misogynie, de violences conjugales, d’engrenages toxiques, de relations qui pourrissent. L’auteur s’en empare ici en se décalant des procédés habituels : Lola ne s’adressera jamais à nous, c’est son fils, Arthur, et son nouveau compagnon, Franck, qui vont la modeler sous nos yeux. Deux voix et deux regards comme deux parenthèses entre lesquelles il faudra piéger et décortiquer Lola, ses désirs et ses dérives, ses élans et ses névroses.

La lecture devient alors presque gênante, car comment distinguer Lola de ses descriptions qui l’affaiblissent, la jugent, la maltraitent. Où est la femme entre l’enfant qui attend mieux et l’homme qui veut posséder. Victor Dumiot, dès lors, dénonce tout un système patriarcal dont l’obsession pour la femme détraque tout. Une vision à l’échelle intime d’une société qui dégueule de violence et de toxicité.

Il y a cette attente dégueulasse qui nous monte à la tête une grande partie du livre. Là où « Acide » était plus rêche et direct, « Lola va mourir » prend le temps d’épaissir l’asphyxie, sur les nerfs jusqu’à la fin : il faut que la bombe explose parce qu’on ne va plus tenir et que tout est trop insupportable.

Dans les ultimes pages se cachent Appanah, Grangé ou Berest. Victor Dumiot a réactivé les souvenirs de mes expériences de lecture les plus crues. Une scène que j’ai relu quatre fois pour enfin l’appréhender et m’en relever. Et puis l’épilogue, révélateur et tout aussi marquant car si la fiction peut aggraver la réalité, elle peut également brillamment convoquer l’intimité.

Tout le monde le dit mais je vais le répéter : c’est une énorme claque qui nous fait éclater le cœur autant qu’elle nous fout en l’air de rage. Une morsure bien épaisse. Je sais déjà que je vais mettre un moment à me sortir ce roman de la tête.
Profile Image for navelliaa_books.
278 reviews
September 7, 2026
Lors de la lecture, j’ai souvent été mal à l’aise par le langage cru et la violence des propos. Mais, si je l’ai lu et bien aimé, c’est justement pour ce que ça dénonce : l’emprise, la misogynie, les mécanismes de la violence..

merci Victor Dumiot de ne pas avoir parlé à la place des femmes, mais d’avoir dénoncé tout cela à travers des narrateurs extérieurs et notamment à travers le fils. C’est bien amené, c’est puisant. C’est important !
Profile Image for mélina.
19 reviews
September 16, 2026
Lola va mourir, c’est cru, mordant, moderne, rythmé, haletant — et surtout incroyablement contemporain. J’ai adoré cette écriture qui varie sans cesse, sa vulgarité, son naturel, ses références ultra-récentes au cinéma et à la musique : on est dans le réel, dans le quotidien, presque dans notre propre vie. Même sa crudité devient une bouffée d’oxygène.

Derrière l’histoire de Lola, racontée par deux hommes, Dumiot construit une sorte d’enquête sociologique sur la violence : sa banalité, son omniprésence, la souffrance qu’elle produit et qui, à son tour, la nourrit. Le choix de ces voix masculines est passionnant, notamment parce qu’elles évoluent et prennent conscience de leur propre inscription dans un monde patriarcal — avec cette question en arrière-plan : qu’est-ce que la liberté, quand la fuite semble être la seule issue ?

J’ai trouvé d’une tristesse absolue la manière dont sont exprimés les sentiments, particulièrement ceux de Lola : quelque chose de profondément humain, féminin, honnête, jusqu’à cette impression que tout le monde finit par se convaincre qu’il est nul dans ce monde patriarcal de merde. Et le roman rappelle quelque chose d’essentiel : Lola est une femme avant d’être une mère, elle aussi vit sa première fois sur Terre, et ne pas avoir toujours tout fait parfaitement ne justifie évidemment aucune violence.

J’ai adoré aussi tout le travail de narratologie — les temps, les voix, les variations — qui mériterait à lui seul une longue réflexion. Les tournants dans les relations abusives hérissent vraiment le poil, et les conséquences de la violence conjugale sur les enfants, sur les hommes qu’ils deviennent et leur rapport à la peur et à la violence, sont particulièrement fortes. Même l’emprise physique et « locale » de Franck sur l’appartement et la vie de Lola devient une véritable métaphore d’occupation territoriale.

Quelques longueurs, parfois, mais un vrai plaisir de lecture. J’ai adoré le style, les références, l’onomastique absurde des personnages secondaires, et cette ambition de faire de la vie de Lola une immense fresque explicative de la violence qui l’entoure.
Et l’épilogue de l’auteur est génial.
Profile Image for Creotivemedia.
1,625 reviews11 followers
Review of advance copy received from NetGalley
July 5, 2026
Lola va mourir est un roman sombre et percutant dans lequel Victor Dumiot explore les mécanismes de la violence ordinaire et les rapports de domination qui s'installent au cœur des relations humaines.

À quarante ans, Lola tente de reprendre sa vie en main. Elle quitte tout pour s'installer en France avec son fils Arthur et reprend des études, persuadée qu'un nouveau départ est encore possible. En parallèle, Franck sort de prison avec la volonté sincère de changer et de reconstruire son existence.

Leur rencontre semble d'abord porteuse d'espoir. Deux êtres blessés qui cherchent une seconde chance. Pourtant, derrière cette promesse de renaissance se met progressivement en place une mécanique inquiétante dont les conséquences apparaissent peu à peu inéluctables.

Victor Dumiot construit son récit à travers les regards croisés de Franck et d'Arthur. Ce choix narratif, qui laisse volontairement Lola en dehors de la parole directe, renforce la réflexion sur la manière dont les femmes sont observées, jugées et enfermées dans le regard des hommes.

Le roman s'intéresse moins aux explosions de violence qu'à leur lente construction. Les petites humiliations, les discours hérités, les comportements banalisés et les croyances profondément ancrées composent progressivement un climat oppressant où la tragédie semble inévitable.

L'écriture, vive et incisive, alterne ironie mordante et tension psychologique. Victor Dumiot dissèque avec une grande précision les ressorts de la misogynie, de la culpabilité et des illusions de rédemption, sans jamais tomber dans la démonstration.

À travers cette histoire, il interroge aussi la possibilité de réellement changer lorsque les violences sont profondément enracinées dans les individus et dans la société.

#Lolavamourir #NetGalleyFrance !
Profile Image for Nadia Sebaali.
195 reviews
September 28, 2026
Ce livre a résonné en moi d’une manière que je n’avais encore jamais vécue avec une lecture. Il a réveillé un traumatisme, rouvert une blessure que je pensais apaisée, et surtout mis des mots sur une partie de ma propre histoire. Je me suis attachée à ce roman comme je ne m’étais jamais attachée à un livre auparavant.

À travers Lola, Arthur, Frank, la violence, l’emprise, la peur, le regard des autres et cette difficulté terrible à partir, le roman montre à quel point la violence ne se résume jamais à des coups. Elle s’installe dans le quotidien, dans les silences, dans la honte, dans les mécanismes de survie, dans la façon dont une victime finit parfois par ne plus savoir comment sortir de ce qu’elle vit.

Ce qui m’a particulièrement bouleversée, c’est le regard porté sur Lola en tant que femme, mais aussi en tant que mère. La manière dont ses choix sont jugés, incompris, parfois même par ceux qui l’aiment, m’a profondément touchée. Il y a quelque chose de très juste dans cette idée qu’on peut passer des années à se demander : « Pourquoi elle n’est pas partie ? », avant de comprendre qu’on ne connaît jamais totalement ce qu’une femme a traversé, ce qu’elle a accepté par peur, par survie, par épuisement, ou simplement parce qu’elle ne voyait plus d’issue.

J’ai rarement lu un roman qui m’ait autant remuée. Par moments, j’ai dû m’arrêter, respirer, revenir plus tard. Mais je n’ai jamais eu envie de l’abandonner. Au contraire, j’avais besoin d’aller jusqu’au bout.

Pour moi, ce livre dépasse largement la fiction. Il touche à l’intime, à la mémoire, aux blessures familiales, à la transmission de la violence et à cette question difficile : comment survivre à ce qu’on a vécu sans laisser cette violence décider de toute notre vie ?

Une lecture qui m’a bouleversée, secouée, et que je n’oublierai pas.
Profile Image for Margaux Rose (thoughtsinamess).
312 reviews
October 6, 2026
⭐️ 4,5/5

Lola va mourir est un roman que j’ai énormément aimé, mais qui m’a aussi profondément remuée. C’est un texte très dur, parfois difficile à lire, parce qu’il parle de violence, d’emprise et de féminicide sans jamais donner l’impression que tout cela arrive soudainement. Au contraire, on assiste à la construction progressive de cette violence, à tous ces petits mécanismes qui finissent par rendre l’issue presque inévitable.

Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est tout ce que le roman dit autour de la figure de la victime et de celle de la mère. Lola n’est jamais seulement « une victime » : c’est une femme, une mère, quelqu’un qui essaie de recommencer sa vie, et dont les choix sont constamment regardés, interprétés et jugés par les autres. Et j’ai trouvé très fort que cette histoire soit racontée à travers deux voix masculines, notamment celle d’Arthur, son fils. Ça apporte quelque chose de très particulier à la façon dont on comprend Lola, mais aussi à la manière dont un enfant peut regarder sa mère sans forcément comprendre, sur le moment, ce qu’elle traverse.

C’est un roman qui m’a beaucoup parlé dans les réflexions qu’il soulève sur la violence, la misogynie, la transmission et notre manière de regarder les victimes. C’est très sombre, très dur, mais aussi extrêmement intelligent dans ce qu’il cherche à questionner.

Une lecture qui m’a vraiment marquée.
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Profile Image for BENJAMIN JONES.
171 reviews1 follower
October 7, 2026
Même avant de lire l'épilogue, je pensais à quel point ce projet d'écriture était encore plus ambitieux qu'Acide. Rugueux, pas lisse, pas élégant parfois. Lola est détestée par tant de personnes qui devaient l'aimer, la soutenir. Elle est loin de la victime parfaite, elle nous dérange, nous aussi. Au début, Dumiot décrit ce qui dérange chez elle, tout ce qui "ne passe pas", tout ce qui la rend détestable. Tout ce qui justifie ce qui lui arrivera de mauvais. C'est horrifiant. Il restera avec moi.

« Les mères ne sont plus vraiment des femmes, ce sont des femmes transfigurées, c'est pourquoi les hommes peuvent continuer de dire que les femmes sont des salopes qui méritent d'être traitées comme telles, alors que leurs mères, elles, sont des saintes, ce ne sont plus des femmes à proprement parler, la mère est autre chose, même si l'on fantasme quand même la milf, qui serait une sorte de version dégénérée, une sorte de version mutante, dorcellisée, hardcorisée, une sorte d'avatar inversé de l'asexualisation de la mère, comme si d'un coup, le territoire interdit, extrait de la société sexuelle, revenait à la charge, la mère de l'autre, ou bien sa mère à soi... » p. 176

Musique : Cocteau Twins, « Best Of » (3:21:54)
https://youtu.be/6Zs7hrSO8D8?is=MFmLt...
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for moony.
156 reviews2 followers
Review of advance copy received from Publisher
August 8, 2026
TW Viol, Violence physique et psychologique

Histoire poignante d’une femme qui se retrouve sous le contrôle d’un homme violent et infâme. Un texte qui parle de misogynie, de feminicide et de masculinisme !

Ecrit de façon très cru et vulgaire mais une fois qu’on a lu toutes l’histoire ça a beaucoup de sens et ça reste nécessaire pour impacté les lecteurs.
Profile Image for Pierre Poligone.
54 reviews7 followers
Review of advance copy received from Éditeur
June 14, 2026
Un livre d'une grande violence et d'une grande tendresse. Lola va mourir porte un regard cru et attentif sur le phénomène d'emprise. On espère que l'auteur va rester en vie pour écrire d'autres livres !
Profile Image for La bibli  de laura.
174 reviews7 followers
August 19, 2026
Un roman qui en dit long sur le masculinisme, les violentes faites aux femmes, un véritable livre d'utilité publique. Fort. Puissant
Displaying 1 - 13 of 13 reviews