À la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse : " Tu sais à quelles abjections ma luxure d'alors a conduit nos corps au point qu'aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que quand, même si ce n'était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t'étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j'aurais honte aujourd'hui de nommer. " Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ? Jean Teulé s'y emploie avec gourmandise.
Jean Teulé est un romancier français, qui a également pratiqué la bande dessinée, le cinéma et la télévision.
Auteur de bande dessinée dans un premier temps, il a débuté à la télévision dans L'assiette anglaise de Bernard Rapp ou Nulle part ailleurs sur Canal+.
Homme de télévision, scénariste, comédien, cinéaste, il est avant tout écrivain. Ayant abandonné toute autre activité, il se consacre désormais à l’écriture. Il a publié, aux Éditions Julliard, Rainbow pour Rimbaud (1991), L'Œil de Pâques (1992), Ballade pour un père oublié (1995), Darling (1998) et Bord cadre (1999), Longues Peines, Les Lois de la gravité, Ô Verlaine ! (2004), Je, François Villon (2006), Le Magasin des suicides (2007). Finalement, en 2008 "Le Montespan". Tous ses livres sont publiés en poche aux éditions Pocket.
Il a également publié plusieurs bandes dessinées, basées essentiellement sur des photos retouchées.
À la ville, Jean Teulé est le compagnon de l'actrice Miou-Miou.
C'était bien ! J'adore l'écriture de Jean Teulé ! C'est riche en vocabulaire, en images, c'est paillard, sexuel, amoureux, c'est terriblement vivant ! J'ai tout aimé, du début à la fin, de cette interprétation de l'histoire d'amour entre Héloïse et Abélard. Loin de l'amour courtois, Teulé décrit une relation telle qu'elle est, passionnée, excessive, déchirante, tendre, repoussante, ennuyeuse, colérique ou empathique mais toujours l'amour dans les différentes phases du temps qui passe. Un vrai bonheur pour moi d'avoir lu ce roman 🙂
Excellent ! Jean Teulé nous offre un roman sensuel, paillard mais aussi d'une rigueur historique impeccable. Fabuleux chapitre 52 ! À peine fini, on a envie de le relire et de se plonger aussi dans la lecture de la correspondance d'Héloïse et Abélard.
Paillard, impie, porno, sacrilège L'histoire d'Héloïse et Abelard, ramener a une histoire de cul Déçue par le langage ordurier de Jean Teulé que apprécie habituellement . Alors oui on peut dire que le décalage entre l'image d'Epinal Et ce roman est digne du gouffre de Padirac, et sans être prude on ne peut être que déçu par ce porno médiéval qui ne rend pas hommage à l'amour courtois tant chanté par les troubadours. Même si l'on sait que le moyen âge était au niveau de la Sexualité beaucoup plus débridé que ce que l'on nous raconte dans les livres d'histoire ...
C'est très cru, vulgaire, très penché cul couilles et con. Mais c'est très très bien écrit pour décrire ces choses de l'amour, ou plutôt ces choses du sexe au moyen-âge.
Aaaah, Jean Teulé… quel auteur, quelle audace, quel humour. Encore une fois, il réussit à étonner. La richesse du vocabulaire, la façon d’envelopper les mots les uns avec les autres pour en faire des phrases évocatrices, la maitrise du déroulement de l’intrigue, c’est d’une éloquence assumée.
L’auteur reprend à sa façon l’histoire ancienne de Pierre Abélard, philosophe et professeur reconnu dans tout Paris et celle d’Héloïse qui fut sa maitresse, puis son épouse clandestine. Illustre homme de lettres, Adélard est recruté par Fulbert, l’oncle d’Héloïse pour parfaire l’éducation scolaire de celle-ci. Cette jeune femme s’amène avec la beauté provocante de ses 18 ans. La rencontre suscite immédiatement chez ce quadragénaire beaucoup plus de désir charnel que sa fibre théorique. L’érudit laisse donc rapidement la place à l’homme qui n’a qu’un seul objectif : la faire sienne. Douce surprise : elle y consent sans effort.
Bien que l’action se déroule 1118, Teulé montre que la sexualité humaine reste du même ordre à travers le temps. Polisson, il s’en donne à cœur joie pour décrire les premiers pas, les préliminaires et les passions sexuelles du couple en choisissant des mots et une façon de faire qui nous rappelle toutefois que nous sommes au 12e siècle. C’est coquin et efficace.
Une fois l’union consumée et mise à jour, Fulbert, cherche une façon de mettre fin à ce couple improbable. Il y parviendra tant bien que mal. Le roman relate ensuite l’évolution de leur relation qui prend une tournure que ni l’un ni l’autre n’avait vu venir.
« Allez, mon Héloïse, putain de Babylone. Tu es la tendre brebis offerte à un loup affamé. Jeune fille menue et svelte, séduisante avec sa peau blanche et rosée par endroits, ses yeux rieurs sous son front lisse, pas l’ombre d’un sentiment dans ce que je te demande. Que de désir! Accepterais-tu de me laisser découvrir s’il y a du cresson à ta cressonnière…Mais je voudrais voir se craqueler ta prune ou suinte déjà peut-être un jus doré tel le sucre des abeilles... » (p. 32).
La première partie est consacrée aux scènes de la Amour. Abélard et Heloïse se rencontrent et se prennent, et c'est là l'occasion pour Monsieur Teulé de nous faire découvrir sa capacité à, faute d'un meilleur terme, "dirty talk"-er. Sauf que bon, c'est plutôt meh, pas très excitant, voir même drôle. Mais après tout, c'est peut-être ça le but ? Une bonne tranche de rire ? Car bon, soyons honnêtes, mon porn je le choisi suivant moult critères.
La deuxième partie est consacrée au manque de couilles d'Abélard (quite literally). L'oncle de Héloïse, ayant découvert sa filleule (prise sur le vif) dans le lit de son mentor est fou de rage et va punir le couple, d'abord en les forçant à se marier, puis en castrant Abélard. Celui-ci devient la risée de la France et du clergé (pour une fois qu'ils sont d'accord).
La troisième partie relate enfin la solitude des deux époux, dans leurs monastères respectifs, l'un se tournant complètement vers Dieu, car c'est sa grande miséricorde qui lui a coupé les boules et donc ouvert les yeux, l'autre se morfond mais fait preuve d'une telle vertue qu'elle est la seule des deux à avoir gardé toute son âme. Sérieux Héloïse, pour moi c'est la grande classe, dans un sens c'est une modèle de vertu et de loyauté, toujours entière et vivante !
Mais quand même, que c'était bof ! Monsieur Teulé tombe dans le vulgaire trop souvent, de par le langage qu'il utilise (et je ne parle pas des déclamations enflammées des amoureux, mais bien de la narration. "Demoiselle à la bourre", et plein de jeux de mots pas très très subtils). Et surtout, surtout, le "barbare carthage". Mais quelle obligation avait-il à créer (j'espère qu'il l'a créé) ce personnage ??
En gros, beaucoup tue le bien, trop tue le mieux, je ne me souviens plus précisément de l'adage. D'un autre côté, une relation consentante et le respect entre les partenaires c'est fun et sexy (nesspa 50shades........)
C'est le premier Teulé que je lis et probablement pas le meilleur, ou au moins j'espère, car honnêtement je ne l'ai pas trouvé aussi admirable que la réputation de son auteur le laisserait croire.
La première partie c'est du quasi-porno, avec description anatomiques détailles, dialogues très explicites et débats amoureux en 3D. La deuxième partie reprend les vies des deux amants désormais séparés pour les accompagner jusqu'à la fin de leur jours.
L'histoire est connue et attachante, l'écriture est intéressante, mais je ne suis pas arrivée à apprécier l'humour au milieu du tragique ou la constante descente du langage dans le ton trivial qui rendent ce roman un peu 'trash' à mon goût... et c'est peut-être justement le charme de ce livre...
J’adore le couple légendaire d’Héloïse et Abélard, et lire Héloïse, ouille !, c’est comme lire une slashfiction de cette romance mythique : il y a beaucoup de cul, encore du cul et, bien sûr, du cul. Ceci dit, après une intro très torride, les sentiments consolident cette union mordante, vivante et ironique. C’est une lecture assez particulière, franchement burlesque, c’est pourquoi je peux comprendre les avis très négatifs. Pour ma part, j’ai quand même souri assez souvent, prenant cette histoire pour ce qu’elle était. En plus, j’adore Héloïse qui est tout bonnement géniale, surtout dans les derniers chapitres.
Une lecture fluide mais pas super agréable. Cette histoire d'amour pourrait être passionnante tant elle est passionnée, frénétique, obsédante, charnelle, voluptueuse mais l'auteur est tellement dans l'outrance gratuite, la violence crade, la laideur, la vulgarité (p60 Ils sont doux, tes cheveux, ma amour. On dirait les poils de ton cul.) que ça en devient juste grotesque. J'ai repris un peu espoir lorsque le personnage d'Abélard va au bout de la rébellion en questionnant le catholicisme, il semble s'affranchir de tout, mais cette prise de conscience ne débouche sur rien d'autre que sur un renoncement que j'ai du mal à comprendre.
Déçue par ce nouvel opus, du moins par la première partie. La truculence qui était délicieuse dans "Je, François Villon", est ici, à mon sens, dénuée d'intérêt. Les jeux de mots et anachronismes ne font pas dans la légèreté. De plus, quelques fautes de syntaxe m'ont vraiment gênée, mais peut-être est-ce lié à la version Kindle ? La seconde partie s'annonce plus intéressante, j'espère que cela se confirmera !
Alors là, c'est une première... Je ne sais pas si j'ai aimé ce roman ou pas. Ça doit être positif quelque part car je l'ai fini. Les histoires de cul m'ont fait parfois rire mais quand on glisse dans le verbiage une fois qu'ils ont été séparés, un peu moins. Mot nouveau à mon vocabulaire: clepsydre
Une littérature érotique au Moyen-Âge, langage cru et originale, Teulé nous conte à sa manière l'histoire d'amour d'Héloïse et Abélard. J'y ai retrouvé contre toute attente une poésie à la Tristan et Yseult (mais c'est une appréciation très personnelle).
La storia di Abelardo ed Eloisa fa parte delle grandi narrazioni i d'amore della cultura occidentale, come Paolo e Francesca, Tristano e Isotta, Giulietta e Romeo. Con la differenza che, rispetto a queste, è reale e documentata.
Abelardo era un famoso teologo, logico e professore francese del X secolo. Venne assunto da un anziano canonico per fare da precettore alla sua giovane nipote. Com'è facile immaginare, ben presto le lezioni private riguardarono più le questioni della carne che del trivio e quadrivio; lo zio non la prese molto bene e per punizione fece castrare Abelardo. Lui ed Eloisa, pur disgiunti nella carne, trovarono una grande comunanza di spirito, raccontata in ampie corrispondenze e nelle memorie che poi Abelardo scrisse. Ciascuno di loro ebbe peraltro una vita movimentata e avventurosa.
Questo libro racconta di fatto la loro storia in forma romanzata. La cosa sarebbe anche simpatica e gradevole, non fosse che lo fa in maniera fortemente caricaturale e farsesca, usando tra l'altro un francese ricercatissimo e poco comprensibile (spesso ho dovuto cercare sul dizionario il significato dei termini usati). Mi ha fatto venire in mente, per dire, quei film pseudoerotici e di serie Z che andavano di moda qualche decennio fa e che, in costumi approssimativi e in un italiano falsamente classicheggiante, raccontavano vicende ispirate al Decamerone, all'Aretino o ai racconti di Canterbury. O anche "le avventure erotiche di Giulietta e Romeo", altro film il cui titolo dice tutto e che passava a notte fonda sugli schermi delle TV locali per la gioia stentata degli adolescenti come me, nati troppo in anticipo sui felici tempi di Pornhub e assimilati (tra l'altro nel libro c'è proprio un passaggio che sembra copiato pari pari da quel film, la proiezione, qui sulla facciata di Notre Dame, dei contorcimenti erotici dei protagonisti mediante un effetto di lanterna magica, ammirati e commentati dagli astanti).
Non so, mi è sembrato una pregevole operazione di stile tutto sommato anche abbastanza fedele alle vicende reali, ma più erotica che erotizzante (per dire,nessuna seduzione e nessun crescendo: i due si incontrano e si mettono subito a scopare come ricci in modo oltre tutto dettagliatamente descritto). I ritratti dei personaggi, anche quelli di contorno, sono accurati e coloriti, certe scenette come il tribunale in cui Abelardo appare per rendere conto delle sue idee eretiche, con famosi dottori della Chiesa che sembrano non avere altro obiettivo che chiudere tutto al più presto con una bella condanna per poi darsi finalmente all'agognato mangiare e bere, o il monastero di cui lui dovrebbe diventare abate formato da monaci che si dilettano nelle lussurie più estreme, sono esilaranti; ma nell'insieme il tutto non mi ha entusiasmato. Forse anche per la difficoltà di lettura.
Roman historique dans lequel on découvre l'histoire d'amour légendaire entre Héloïse et Abélard. J'aime beaucoup la façon dont Jean Teulé écrivait l'histoire et ses romans. Pour apprécier ce genre d'écriture, il faut aimer l'ironie, l'humour, le burlesque et ne pas être dérangé par la vulgarité.
Héloïse cache bien son jeu, on l'a pense pure et surtout, vierge alors que pas du tout! Abélard ne se pensait pas "accessible" il se trompait!
Je recommande ce roman, surtout si vous aimez rire, mais ne vous choquez pas de certains termes qui pourraient être assez crus.
quel dommage de complètement massacrer une si belle histoire d'amour! tout le livre tourne autour du sexe, grossièrement décrit, dans un style qui ne donne vraiment pas envie d'y plonger. Lisez plutôt "Une passion" de Christiane Singer, qui est une petite perle à lire et relire!!!!
Quel drôle de roman. Drôle par son humour cinglant, drôle par son étrangeté. Oser reprendre Héloïse et Abélard de cette façon est... osé justement. Je ne sais pas trop quoi en penser. C'est choquant, provoquant, tragique, fidèle et très infidèle à l'histoire originale. A ne pas mettre entre toutes les mains !