Dans une île au large de l'Ecosse, Stephen Gray, spécialiste de l'œuvre de Stanley Kubrick, é trouve d'autres cinéphiles passionnés comme lui par les vieilles bandes de la Fox ou de la Warner. Et il rencontre le maître des lieux, Onésimos Némos, inventeur de la Sauvegarde - ce troublant procédé informatique qui permet de "stocker" la personnalité des morts pour les ressuciter à la demande... Tout en explorant l'œuvre de Kubrick, Stephen Gray s'enfonce peu à peu dans un labyrinthe dont la trame semble faite de ses propres hantises. Quelle révélation l'attend dans le village de ses ancêtres ? Quel secret le lie à Némos ? Et quelle expérience indicible ce dernier prépare-t-il ?
★★ Quel déception! On pensait passer un bon moment dans un univers futuriste tournant autour de l'oeuvre de Kubrick. On fait plutôt face à une intrigue mince, un monde insipide et des personnages qu'on a vus un millier de fois. À moins que je n'aie absolument rien compris, ce roman est, pour moi, inintéressant.
Ne tient pas la promesse du titre. Lorsqu'on intitule un roman Redrum, c'est qu'on fait spécifiquement référence à Shining de Stephen King. Après, il y a trois chemins: soit le roman, soit le film de Kubrick, soit la différence entre les deux. Ici, c'est à Kubrick et je m'attendais donc à un voyage dans sa filmographie avec un intérêt spécial à son unique film d'horreur. L'idée de revisiter l'œuvre de ce cinéaste à travers un livre publié sous Folio SF avait tout pour plaire. Sauf que non. Kubrick n'est qu'un prétexte à une histoire qui louche plus vers Philip K. Dick, une toile de fond. Attendant ce qui ne venait jamais, je n'ai pu être que déçu de cette lecture. Essayant de m'extraire de mes attentes déçues, je n'ai vu dans ce roman qu'un énième essai sur la vie numérique qui ne m'a pas convaincu.
Ohl est un passionné. Et son affection pour Kubrick, et pour le style SF se sent à chaque page, qui, l'une après l'autre s'enchaînent dans une réflexion intéressante sur l'impact que possède la culture sur les nouvelles technologies. On rajoute à ça des opinions tranchés, un fond anti capitaliste et des dilemmes philosophiques sur cette idée de réalité virtuelle et on a un livre vraiment sympa, même si par moment il devient pompeux et un peu trop prise de tête pour être apprécié dans son intégralité (un peu comme ma critique lol)
Bref c'est cool ! Faut juste essayer de rentrer dans le bain, mais sinon ça se lit franchement bien :D