Margaret Atwood was born in 1939 in Ottawa and grew up in northern Ontario, Quebec, and Toronto. She received her undergraduate degree from Victoria College at the University of Toronto and her master's degree from Radcliffe College.
Throughout her writing career, Margaret Atwood has received numerous awards and honourary degrees. She is the author of more than thirty-five volumes of poetry, children’s literature, fiction, and non-fiction and is perhaps best known for her novels, which include The Edible Woman (1970), The Handmaid's Tale (1983), The Robber Bride (1994), Alias Grace (1996), and The Blind Assassin, which won the prestigious Booker Prize in 2000. Atwood's dystopic novel, Oryx and Crake, was published in 2003. The Tent (mini-fictions) and Moral Disorder (short stories) both appeared in 2006. Her most recent volume of poetry, The Door, was published in 2007. Her non-fiction book, Payback: Debt and the Shadow Side of Wealth in the Massey series, appeared in 2008, and her most recent novel, The Year of the Flood, in the autumn of 2009. Ms. Atwood's work has been published in more than forty languages, including Farsi, Japanese, Turkish, Finnish, Korean, Icelandic and Estonian. In 2004 she co-invented the Long Pen TM.
Margaret Atwood currently lives in Toronto with writer Graeme Gibson.
Associations: Margaret Atwood was President of the Writers' Union of Canada from May 1981 to May 1982, and was President of International P.E.N., Canadian Centre (English Speaking) from 1984-1986. She and Graeme Gibson are the Joint Honourary Presidents of the Rare Bird Society within BirdLife International. Ms. Atwood is also a current Vice-President of PEN International.
J’attendais une réécriture plus incisive de L’Odyssée. Au final, j’ai trouvé un roman intelligent, mais qui ne m’a pas autant séduite que je l’espérais. Si l’idée d’alterner entre le récit de Pénélope et le chœur des douze servantes est originale, elle m’a souvent sortie de l’histoire malgré l’hommage assumé au théâtre grec. Paradoxalement, ce sont les servantes qui m’ont le plus intéressée. Leur voix est la plus forte, la plus moderne, et j’aurais aimé qu’Atwood leur accorde davantage de place. En revanche, j’ai eu du mal avec la Pénélope imaginée par Atwood. Je l’ai trouvée étonnamment dure envers les autres femmes, et presque obsédée par Hélène. J’espérais une relecture qui dépasse ces rivalités féminines plutôt qu’elle ne les reproduise. Aujourd’hui, de nombreuses réinterprétations des mythes cherchent à redonner de la complexité à des figures comme Hélène ou Clytemnestre. Ici, j’ai parfois eu l’impression que ces personnages restaient enfermés dans les jugements traditionnels, alors même que leurs histoires mériteraient d’être revisitées avec davantage d’empathie. C’est un roman ambitieux, riche en idées et porté par une réflexion passionnante sur la mémoire et la justice mais je referme ce livre avec la conviction que les véritables héroïnes étaient les douze servantes. Et, contre toute attente, j’aurais préféré lire leur Odyssée plutôt que celle de Pénélope.
Le mélange des genres littéraires (poésie, chant, narration, même retranscription de procès) m'empêchait parfois de rentrer pleinement dans "l'histoire", mais c'est une interprétation géniale à lire malgré tout, et j'ai énormément aimé le chapitre sur le procès des 12 servantes. "Évitons l'anachronisme", des gens en parlent encore ainsi aujourd'hui
ça m’a fait plaisir de lire un point de vu féministe de l’odyssée !qui a la base est un récit très masculin prônant la virilité. Ici on suit Pénélope une femme aux 1000 ruses,elle aussi. Atwood nous la peint comme un personnage touchant et ambigu. À la fois elle s’en veut d’avoir indirectement tuée les 12 servantes, mais se réjouit de son stratagème infaillible qui a berné son mari, réputé pour être le plus malin. La forme est très bien également, l’écrivaine oscille entre narration, chant et mise en scène ce qui varie le plaisir de la lecture !
Une réécriture de l'odyssée qui non seulement adopte le point de vue féminin de Pénélope, mais met la lumière sur des enjeux occultés des autres réécritures (à savoir le viol des servantes et l'injustice qu'elles subissent). Les deux derniers chapitres donnent envie de voir la pièce mise en scène, pour faire aboutir le pont érigé par Atwood entre cette épopée antique et le monde contemporain. Si vous en avez l'occasion, peut-être vaut-il mieux lire la version originale, car si la traduction semble rendre certains traits d'humour de l'autrice, elle passe il me semble en partie à côté du lyrisme du choeur.