What do you think?


La dernière des Wilberforce
Waldo accepte à contrecœur de se rendre à la fête que sa mère, autrice à succès, organise sur la presqu'île. Six cents hectares de liberté, les dunes sous le vent, les criques désertes...
Chaque été depuis l'enfance, Waldo et son frère Adam retrouvaient là les sœurs Wilberforce : Annabel, la cheffe de bande, et Olivia, plus secrète. Entre eux, ils s'appelaient les " jumeaux cosmiques ". Mais l'adolescence est venue à bout de leur bonheur.
Dix ans ont passé. À la nuit tombée, la fête se transforme en un théâtre de révélations, où chacun doit regarder en face ce qu'il a fait, ignoré ou tu.
La Dernière des Wilberforce est un roman tempétueux et fascinant sur les amours perdues, la maternité, la violence, la responsabilité, le besoin de réparation et le désir de liberté.
Chaque été depuis l'enfance, Waldo et son frère Adam retrouvaient là les sœurs Wilberforce : Annabel, la cheffe de bande, et Olivia, plus secrète. Entre eux, ils s'appelaient les " jumeaux cosmiques ". Mais l'adolescence est venue à bout de leur bonheur.
Dix ans ont passé. À la nuit tombée, la fête se transforme en un théâtre de révélations, où chacun doit regarder en face ce qu'il a fait, ignoré ou tu.
La Dernière des Wilberforce est un roman tempétueux et fascinant sur les amours perdues, la maternité, la violence, la responsabilité, le besoin de réparation et le désir de liberté.
288 pages, Paperback
Published August 20, 2026
About the author
Julia Kerninon
34 books111 followersJulia Kerninon est née en 1987 à Nantes, où elle vit. Elle est docteure en lettres, spécialiste de littérature américaine. Elle s’est fait remarquer dès son premier roman, Buvard (2014), qui a reçu notamment le prix Françoise-Sagan.
Trois livres vont suivre aux Éditions du Rouergue, dans lesquels elle affirme son talent et déroule son principal thème de prédilection, la complexité du sentiment amoureux.
Trois livres vont suivre aux Éditions du Rouergue, dans lesquels elle affirme son talent et déroule son principal thème de prédilection, la complexité du sentiment amoureux.
Ratings & Reviews
Friends & Following
Create a free account to discover what your friends think of this book!
Community Reviews
Displaying 1 - 30 of 47 reviews
September 14, 2026
Critique avec des spoilers importants sur le dénouement.
Pour un roman présenté comme féministe, j'ai quand même passé une bonne partie du livre (version audio) à écouter Waldo expliquer que sa vie était très injuste, que sa mère ne l'aimait pas assez et que son frère Adam, lui, était absolument formidable. Au bout d'une dizaine de chapitres audio, mon principal axe critique tenait donc en un mot : waldouinouin.
Ce n'est pourtant pas un roman où il ne se passe rien. Il se passe même énormément de choses, au point qu'il est difficile de l'écouter en faisant autre chose sans perdre un événement, un changement de focalisation ou une nouvelle branche de l'arbre familial… mais ce surplus ne produit pas forcément de l'intensité. J'ai fini le livre avec l'impression d'un livre à la fois très rempli, mais dont l'histoire reste assez convenue et dont l'intrigue devient franchement ridicule dès qu'elle doit réunir toutes ses pièces.
Il faut reconnaître que le roman fait quelque chose de cette irritation : Waldo n'est pas seulement un protagoniste geignard que le livre nous demanderait naïvement de plaindre : son égocentrisme, sa jalousie et son besoin de rabaisser sa mère finissent par devenir des indices récurrents sur ce qu'il va se passer par la suite En bref : t'as pas besoin d'ennemis quand t'as Waldo dans ta famille.
Le problème, c'est que même si cette voix est volontairement insupportable, il faut tout de même se la farcir très longtemps. Le piège rétrospectif ne supprime pas l'expérience concrète de lecture : pendant des chapitres, le supposé roman féministe reste monopolisé par un homme qui raconte son malheur et transforme presque toutes les femmes en figurantes de sa blessure narcissique (ouin ouin).
Le roman devient nettement plus intéressant lorsqu'il quitte Waldo pour Diane, Eva et les filles Wilberforce. Et encore… Même si à partir de là, on entre dans le côté (très limité) du féminisme du roman :
Eva offre un autre portrait de la débrouille féminine :
Le livre sait parfois produire de vraies ambivalences : Diane aime ses fils mais n'arrive pas à leur faire sentir cet amour. Elle est remarquable avec les enfants de sa classe parce que l'école est le seul lieu où elle s'est elle-même sentie en sécurité, alors qu'à la maison elle est épuisée, hypervigilante et comme absente. Ce ne sont pas des contradictions à résoudre ; ce sont précisément les endroits où les personnages commencent à vivre.
Naomi souffre d'un problème inverse mais voisin : elle est presque absente, puis apparaît dans les quelque quarante dernières minutes de l'audio comme si le livre se souvenait brusquement qu'il lui fallait une troisième Wilberforce . Sa biographie la présente comme une enfant précoce mais passive, trimballée entre deux foyers, travaillant sans statut pour son père et attendant que sa vie commence. À ce stade, elle est moins le PNJ de sa propre histoire que le PNJ de sa non-histoire : plus passive qu'elle, il y a un morceau de tofu.
Cette concentration de violence affaiblit au final une grande partie du propos féministe. Le livre était plus juste lorsqu'il montrait des hommes ordinaires laissant aux femmes les enfants, le ménage, l'argent, la mémoire familiale et le soin. Il devient plus simpliste lorsqu'il semble conclure :
Et le faux dénouement final relève de la même la mécanique romanesque qui finit par craquer sous la quantité d'explications :
Au fond, je ne pense pas que ce soit un roman sans qualités. Il possède des images fortes et la presqu'île fonctionne bien comme paradis d'enfance devenu territoire du secret et du deuil. Et le livre touche quelque chose de juste lorsqu'il montre que les femmes et les enfants parlent, mais que leur vérité ne devient recevable qu'une fois répétée par un homme ou transformée en spectacle… mais, ces réussites restent prises dans une écriture que j'ai trouvée molle, avec des personnages qui donnent rarement envie de rester auprès d'eux et une histoire dont les grands ressorts paraissent largement vus et revus.
Son féminisme me paraît beaucoup plus fort dans les détails quotidiens que dans son grand finale. Il est convaincant lorsqu'il parle du temps volé aux femmes, du travail domestique invisible, des filles réputées solides qu'on oublie de consoler et des mères qui aiment mal parce qu'elles n'ont plus aucune place pour exister, mais il l'est beaucoup moins lorsqu'il réduit presque tous les hommes à une variante de « nul, absent ou monstrueux », ramène les traumatismes à un coupable total et transforme cinq femmes en escouade mythologique au gâteau d'amande. Le positionnement est très intéressant sur le papier ; dans le roman, tout paraît beaucoup plus mou.
La formule finale voudrait annoncer que les femmes entrent enfin en scène. Mon problème, c'est justement le enfin. Elles entrent après que Waldo ait occupé la scène, après qu'Annabel a été racontée par les regards masculins, après qu'Adam est mort sans véritable voix et après que Naomi a attendu les quarante dernières minutes pour devenir une personne. Ce n'est pas rien, cette entrée, mais elle arrive sacrément tard, elle tient une vingtaine de pages et elle remplace le dénouement par un dernier SURPRISE. Je n'ai pas trouvé cela catastrophique ; j'ai surtout trouvé ça un peu nul - et beaucoup trop mou pour tout ce que le livre prétendait faire exploser.
Pour un roman présenté comme féministe, j'ai quand même passé une bonne partie du livre (version audio) à écouter Waldo expliquer que sa vie était très injuste, que sa mère ne l'aimait pas assez et que son frère Adam, lui, était absolument formidable. Au bout d'une dizaine de chapitres audio, mon principal axe critique tenait donc en un mot : waldouinouin.
Ce n'est pourtant pas un roman où il ne se passe rien. Il se passe même énormément de choses, au point qu'il est difficile de l'écouter en faisant autre chose sans perdre un événement, un changement de focalisation ou une nouvelle branche de l'arbre familial… mais ce surplus ne produit pas forcément de l'intensité. J'ai fini le livre avec l'impression d'un livre à la fois très rempli, mais dont l'histoire reste assez convenue et dont l'intrigue devient franchement ridicule dès qu'elle doit réunir toutes ses pièces.
Il faut reconnaître que le roman fait quelque chose de cette irritation : Waldo n'est pas seulement un protagoniste geignard que le livre nous demanderait naïvement de plaindre : son égocentrisme, sa jalousie et son besoin de rabaisser sa mère finissent par devenir des indices récurrents sur ce qu'il va se passer par la suite En bref : t'as pas besoin d'ennemis quand t'as Waldo dans ta famille.
Le problème, c'est que même si cette voix est volontairement insupportable, il faut tout de même se la farcir très longtemps. Le piège rétrospectif ne supprime pas l'expérience concrète de lecture : pendant des chapitres, le supposé roman féministe reste monopolisé par un homme qui raconte son malheur et transforme presque toutes les femmes en figurantes de sa blessure narcissique (ouin ouin).
Le roman devient nettement plus intéressant lorsqu'il quitte Waldo pour Diane, Eva et les filles Wilberforce. Et encore… Même si à partir de là, on entre dans le côté (très limité) du féminisme du roman :
Eva offre un autre portrait de la débrouille féminine :
Le livre sait parfois produire de vraies ambivalences : Diane aime ses fils mais n'arrive pas à leur faire sentir cet amour. Elle est remarquable avec les enfants de sa classe parce que l'école est le seul lieu où elle s'est elle-même sentie en sécurité, alors qu'à la maison elle est épuisée, hypervigilante et comme absente. Ce ne sont pas des contradictions à résoudre ; ce sont précisément les endroits où les personnages commencent à vivre.
Naomi souffre d'un problème inverse mais voisin : elle est presque absente, puis apparaît dans les quelque quarante dernières minutes de l'audio comme si le livre se souvenait brusquement qu'il lui fallait une troisième Wilberforce . Sa biographie la présente comme une enfant précoce mais passive, trimballée entre deux foyers, travaillant sans statut pour son père et attendant que sa vie commence. À ce stade, elle est moins le PNJ de sa propre histoire que le PNJ de sa non-histoire : plus passive qu'elle, il y a un morceau de tofu.
Cette concentration de violence affaiblit au final une grande partie du propos féministe. Le livre était plus juste lorsqu'il montrait des hommes ordinaires laissant aux femmes les enfants, le ménage, l'argent, la mémoire familiale et le soin. Il devient plus simpliste lorsqu'il semble conclure :
Et le faux dénouement final relève de la même la mécanique romanesque qui finit par craquer sous la quantité d'explications :
Au fond, je ne pense pas que ce soit un roman sans qualités. Il possède des images fortes et la presqu'île fonctionne bien comme paradis d'enfance devenu territoire du secret et du deuil. Et le livre touche quelque chose de juste lorsqu'il montre que les femmes et les enfants parlent, mais que leur vérité ne devient recevable qu'une fois répétée par un homme ou transformée en spectacle… mais, ces réussites restent prises dans une écriture que j'ai trouvée molle, avec des personnages qui donnent rarement envie de rester auprès d'eux et une histoire dont les grands ressorts paraissent largement vus et revus.
Son féminisme me paraît beaucoup plus fort dans les détails quotidiens que dans son grand finale. Il est convaincant lorsqu'il parle du temps volé aux femmes, du travail domestique invisible, des filles réputées solides qu'on oublie de consoler et des mères qui aiment mal parce qu'elles n'ont plus aucune place pour exister, mais il l'est beaucoup moins lorsqu'il réduit presque tous les hommes à une variante de « nul, absent ou monstrueux », ramène les traumatismes à un coupable total et transforme cinq femmes en escouade mythologique au gâteau d'amande. Le positionnement est très intéressant sur le papier ; dans le roman, tout paraît beaucoup plus mou.
La formule finale voudrait annoncer que les femmes entrent enfin en scène. Mon problème, c'est justement le enfin. Elles entrent après que Waldo ait occupé la scène, après qu'Annabel a été racontée par les regards masculins, après qu'Adam est mort sans véritable voix et après que Naomi a attendu les quarante dernières minutes pour devenir une personne. Ce n'est pas rien, cette entrée, mais elle arrive sacrément tard, elle tient une vingtaine de pages et elle remplace le dénouement par un dernier SURPRISE. Je n'ai pas trouvé cela catastrophique ; j'ai surtout trouvé ça un peu nul - et beaucoup trop mou pour tout ce que le livre prétendait faire exploser.
July 25, 2026
Quelle claque !!! Ce roman est IMPOSSIBLE à lâcher (je l'ai bouffé en une journée) On y suit Waldo qui, on le comprends dès le début, appartient à une famille brisée et on va remonter le fil du temps avec lui : les étés avec les filles Wilberforce et le dram qui les lient. Alors que sa mère organise une fête sur la presqu'île de leur enfance, les langues se délient et les sentences tombent... Julia Kerninon écrit un romà addictif qui se dévore du début à la fin et le plot twist ?? Un coup de maître !!!
May 31, 2026
J’ai dévoré La dernière des Wilberforce en une seule soirée, carrément impossible de le lâcher !
Julia Kerninon construit un roman magnétique où les étés d’enfance, les amitiés fusionnelles, les secrets de famille et les blessures enfouies se mêlent dans une atmosphère aussi envoûtante qu’inquiétante. La presqu’île où se déroule l’action devient un décor fascinant au-dessus duquel plane une menace diffuse dont on ne saisit la véritable nature qu’au fil des pages.
J’ai adoré la façon avec laquelle l’autrice prend le temps d’épaissir chacun de ses protagonistes. Elle explore leurs enfances, leurs failles, leurs désirs, leurs névroses et leurs erreurs à travers plusieurs temporalités et détails qui nous tiennent en haleine. Je me suis énormément attaché à eux, ce qui n’a fait que rendre les révélations finales d’autant plus saisissantes (et bien percutantes, j’ai vraiment été retourné en arrivant au bout du livre !).
La tension est absolument folle et étouffée, elle monte crescendo, presque à notre insu, jusqu’à devenir irrésistible. Plus on avance, plus le malaise s’installe, et ce jusqu’à un final grandiose, surprenant, dérangeant et parfaitement maîtrisé.
J’ai aussi beaucoup aimé la place occupée par les personnages féminins. La sororité traverse tout le roman en filigrane et lui apporte une force émotionnelle considérable. Quant au sujet central, pourtant déjà exploré dans de nombreux romans contemporains, Julia Kerninon parvient à lui donner une résonance nouvelle grâce à son regard et à sa construction narrative impeccable.
Le texte m’a énormément fait penser à « Il ne se passe jamais rien ici » d’Olivier Adam que j’avais adoré : même sentiment d’être happé par un lieu, par des personnages fouillés et par une tension souterraine qui finit par tout emporter.
Une lecture élégante, troublante et super addictive !
Julia Kerninon construit un roman magnétique où les étés d’enfance, les amitiés fusionnelles, les secrets de famille et les blessures enfouies se mêlent dans une atmosphère aussi envoûtante qu’inquiétante. La presqu’île où se déroule l’action devient un décor fascinant au-dessus duquel plane une menace diffuse dont on ne saisit la véritable nature qu’au fil des pages.
J’ai adoré la façon avec laquelle l’autrice prend le temps d’épaissir chacun de ses protagonistes. Elle explore leurs enfances, leurs failles, leurs désirs, leurs névroses et leurs erreurs à travers plusieurs temporalités et détails qui nous tiennent en haleine. Je me suis énormément attaché à eux, ce qui n’a fait que rendre les révélations finales d’autant plus saisissantes (et bien percutantes, j’ai vraiment été retourné en arrivant au bout du livre !).
La tension est absolument folle et étouffée, elle monte crescendo, presque à notre insu, jusqu’à devenir irrésistible. Plus on avance, plus le malaise s’installe, et ce jusqu’à un final grandiose, surprenant, dérangeant et parfaitement maîtrisé.
J’ai aussi beaucoup aimé la place occupée par les personnages féminins. La sororité traverse tout le roman en filigrane et lui apporte une force émotionnelle considérable. Quant au sujet central, pourtant déjà exploré dans de nombreux romans contemporains, Julia Kerninon parvient à lui donner une résonance nouvelle grâce à son regard et à sa construction narrative impeccable.
Le texte m’a énormément fait penser à « Il ne se passe jamais rien ici » d’Olivier Adam que j’avais adoré : même sentiment d’être happé par un lieu, par des personnages fouillés et par une tension souterraine qui finit par tout emporter.
Une lecture élégante, troublante et super addictive !
July 3, 2026
un livre fort
j’aime comment elle part de chaque personnage, en commençant par les parents des parents, et les parents eux même
en dessinant la fresque familiale, elle annonce et elle signifie comment ces problématiques sont intra-familiales, comment c’est intriqué dans les rapports d’amour et de subordination d’une famille
tout le monde se tait parceque c’est [cette personne de confiance et que tout le monde aime] et puis ça doit être normal et c’est juste de l’amour
+ le décor de l’île et de l’hôtel est hyper important, c’est des lieux de vie, de passage et de communauté, mais c’est aussi là qu’on se faufile derrière une porte pour aller rejoindre l’enfant dans sa chambre
c’est là qu’on voit le père s’échapper vaguement au bout du couloir
et l’île elle même est aussi importante, c’est la que le jardinier voit waldo partir de la plage, que les habitants voient le comportement auto-destructeur de annabel, et puis là que tout le monde apprend à s’aimer, partage des moments
c’est vrm la vie en communauté qu’elle met en scène avec son décor et ses personnages
dans ce qu’elle a de beau et de salvateur, mais aussi de destructeur et de dangereux
quand il y a un loup dans la bergerie
les passages sur les deuils de leurs frère et sœur c’était trop dur
et puis la manière dont elle laisse planer le mystère au début
on a vrm l’ombre du drame inimaginable de la mort de ces deux gosses dans des circonstances hyper louches et horribles qui plane sur le récit
nan franchement c’est un super livre à la fois dans ses thèmes et son traitement que dans la construction du récit et comment ça nous tient en haleine
en vrai j’avais deviné un peu ce qui se tramait ( à part les circonstances de la mort d’annabel) mais toute façon on s’en fout le but c’est pas d’être un polar
j’ai bien envie de lire d’autres de kerninon ducoup
j’aime comment elle part de chaque personnage, en commençant par les parents des parents, et les parents eux même
en dessinant la fresque familiale, elle annonce et elle signifie comment ces problématiques sont intra-familiales, comment c’est intriqué dans les rapports d’amour et de subordination d’une famille
tout le monde se tait parceque c’est [cette personne de confiance et que tout le monde aime] et puis ça doit être normal et c’est juste de l’amour
+ le décor de l’île et de l’hôtel est hyper important, c’est des lieux de vie, de passage et de communauté, mais c’est aussi là qu’on se faufile derrière une porte pour aller rejoindre l’enfant dans sa chambre
c’est là qu’on voit le père s’échapper vaguement au bout du couloir
et l’île elle même est aussi importante, c’est la que le jardinier voit waldo partir de la plage, que les habitants voient le comportement auto-destructeur de annabel, et puis là que tout le monde apprend à s’aimer, partage des moments
c’est vrm la vie en communauté qu’elle met en scène avec son décor et ses personnages
dans ce qu’elle a de beau et de salvateur, mais aussi de destructeur et de dangereux
quand il y a un loup dans la bergerie
les passages sur les deuils de leurs frère et sœur c’était trop dur
et puis la manière dont elle laisse planer le mystère au début
on a vrm l’ombre du drame inimaginable de la mort de ces deux gosses dans des circonstances hyper louches et horribles qui plane sur le récit
nan franchement c’est un super livre à la fois dans ses thèmes et son traitement que dans la construction du récit et comment ça nous tient en haleine
en vrai j’avais deviné un peu ce qui se tramait ( à part les circonstances de la mort d’annabel) mais toute façon on s’en fout le but c’est pas d’être un polar
j’ai bien envie de lire d’autres de kerninon ducoup
This entire review has been hidden because of spoilers.
September 9, 2026
Ca va pas fort dans ce roman. J’aime bien les histoires de famille, donc j’étais plutôt content de suivre ces deux familles et leurs liens. Mais je n’ai pas vraiment cru à leurs relations. La conclusion est attendue mais la façon de dénouer le tout est si farfetched que j’avais presque envie d’en rire. La faute aussi à un style assez plat, malgré quelques bons moments (quelques très belles descriptions notamment), qui a fait que les personnages n’ont pas d’épaisseur (même cette adolescente qui se laisse descendre aux enfers est finalement assez lisse sur la fin, quel dommage) et que le tout s’enchaine sans qu’on croit réellement à ce qui se passe.
August 8, 2026
omg gros banger !
je suis bouche bée de la fin, j’ai TOUT aimé, l’ambiance, les personnages, les deux familles, la façon dont s’est raconté entre deux espaces temps et ce mystère my god…
je conseille vivemennnnt, mais cette fin ouverte me frustre j’ai tellement de questions ?
je suis bouche bée de la fin, j’ai TOUT aimé, l’ambiance, les personnages, les deux familles, la façon dont s’est raconté entre deux espaces temps et ce mystère my god…
je conseille vivemennnnt, mais cette fin ouverte me frustre j’ai tellement de questions ?
July 24, 2026
2,75
je reste sur ma fin. le point positif majeur que je veux souligner c’est la rapidité avec laquelle j’ai lu ce livre et l’envie de le continuer.
malgré ça je n’ai pas vraiment aimé le style de l’autrice, j’ai trouvé certaines phrases et certains dialogues peu fluides.
la narration racontait sans montrer. les sujets étaient importants mais trop en surface; peut-être le livre aurait-il mérité d’être plus long?
je n’ai pas aimé les changements de points de vue, trop rapides, trop flous. et la fin m’a frustrée, je l’ai trouvée un peu bâclée?
je reste sur ma fin. le point positif majeur que je veux souligner c’est la rapidité avec laquelle j’ai lu ce livre et l’envie de le continuer.
malgré ça je n’ai pas vraiment aimé le style de l’autrice, j’ai trouvé certaines phrases et certains dialogues peu fluides.
la narration racontait sans montrer. les sujets étaient importants mais trop en surface; peut-être le livre aurait-il mérité d’être plus long?
je n’ai pas aimé les changements de points de vue, trop rapides, trop flous. et la fin m’a frustrée, je l’ai trouvée un peu bâclée?
August 27, 2026
Il y a dix ans, quatre enfants s’attribuaient un surnom entre eux, comme on scelle un pacte, « jumeaux cosmiques » pour la vie. Dans « La dernière des Wilberforce », le nouveau roman de Julia Kerninon, les deux frères Schnabel, Waldo et Adam, et les deux sœurs Wilberforce, Annabel et Olivia ont tous grandi des étés durant, sur cette presqu’île de six cents hectares où les dunes filent à perte de vue et où les criques restent désertes une bonne partie de l’année.
Puis l’adolescence est arrivée, et avec elle, le pacte s’est fissuré. Aujourd’hui, Waldo n’a plus vraiment envie d’y retourner, mais sa mère, romancière à succès, insiste : elle y organise une fête. Il finit par céder. Ce qu’il ignore encore, c’est qu’une fois la nuit venue, cette fête deviendra le lieu où chacun sera confronté à ce qu’il a fait, laissé faire, ou caché.
Car lors des drames survenus des années plus tôt, les inspecteurs venus du continent n’avaient pas réussi à démêler le vrai du faux. Ils n’avaient pas conscience de la puissance de cette communauté refermée sur elle-même.
Durant tout ce temps, une autre vérité circulait, souterraine et patiente. Elle s’est révélée aux femmes par bribes et par recoupements, dans ce lieu qu’il fallait savoir écouter.
Julia Kerninon construit « La dernière des Wilberforce » de façon polyphonique, changeant les points de vue entre les personnages sans jamais rien révéler avant l’instant voulu. Chaque protagoniste détient un fragment de vérité, et ce n’est qu’en superposant tous ces fragments que l’on peut entrevoir l’ensemble.
C’est sur cet isthme relié au continent par un tombolo que la mer défait patiemment, dune et lande battues par le vent, que se nichent les secrets. C’est sur ce sol mouvant que se nouent les amitiés fondatrices entre deux fratries dont les destins vont s’entremêler jusqu’à ne plus pouvoir s’en défaire. Comme pour le roman d’Anne Godard, « Nous aussi », j’ai retrouvé dans ces pages toute la texture d’une enfance d’été, celle qui se fabrique loin des adultes.
L’autrice prend le temps d’installer cette insouciance de la jeunesse, avant le basculement de l’adolescence. Les corps changent, des hiérarchies se dessinent, le désir s’invite sans prévenir dans des amitiés qu’on croyait éternelles. Entre les deux frères comme entre les deux sœurs, des loyautés se lézardent, des jalousies s’incrustent sans jamais véritablement s’exprimer.
« La dernière des Wilberforce » dit formidablement combien une fratrie peut s’aimer sans savoir vraiment comment se le prouver.
Après ces peintures d’étés heureux, un silence familial oppressant s’installe très tôt. Personne ne dit vraiment à voix haute ce qu’il traverse. Ni Annabel, dont le comportement change du jour au lendemain, ni Olivia, qui regarde sa sœur s’éloigner. Du côté des Schnabel, Adam se retire peu à peu dans un mutisme écrasant, tandis que Waldo ressent un malaise croissant sans jamais trouver les mots. Les non-dits s’accumulent jusqu’à devenir la matière même du drame.
Julia Kerninon explore ainsi les zones grises de la violence. Ici, pas de cris ou de coups, mais une accumulation de petites lâchetés, de mutisme et de regards détournés. La violence des liens familiaux se niche parfois dans ce qu’on tait pour préserver une paix de façade et, surtout, dans ce qu’on choisit de ne pas voir parce que le voir obligerait à agir.
Dans ces maisonnées feutrées, les mères, Schnabel et Wilberforce, portent chacune leur propre poids. Diane Schnabel est institutrice et pratique l’écriture en cachette dans un cagibi transformé en bureau. Elle incarne cette fameuse charge mentale de la mère de famille jamais nommée, mais omniprésente. Face à son mari verbicruciste, démotivant et passif, elle porte seule le foyer. Sa seule passion, l’écriture, est même perçue comme une trahison.
Parallèlement, Eva Wilberforce tient seule un hôtel sur la presqu’île après avoir élevé trois filles. Elle porte une fatigue plus frontale, plus physique. Elle tient sa pension, fait des confitures la nuit, marche des heures sur la crête avec sa dernière née. Leurs situations respectives rapprochent les deux femmes qui se confient rapidement et deviennent amies. La boucle féminine est refermée par Magdalen, belle-mère d’Eva, qui semble avoir survécu à tout.
Ainsi, « La dernière des Wilberforce » est également un roman sur la place des femmes dans la société. Aucune n’est parfaite, aucune n’est un « modèle », mais chacune contribue à jouer son rôle jusqu’à la toute fin. Je ne peux pas en dire davantage sans trahir le basculement final, mais je peux affirmer que j’ai été saisie par l’issue du récit.
Enfin, il y a dans ce roman une réflexion sur l’écriture elle-même. Celle de Diane, mais aussi celle de Julia Kerninon. La trajectoire de Diane, de la minuscule pièce où elle écrit en cachette jusqu’à la maison achetée grâce à ses droits d’auteur, fonctionne comme une mise en abyme de ce que l’écriture peut à la fois sauver et détruire. Diane le formule d’ailleurs à sa manière : la fiction la force à la vérité plutôt qu’elle ne l’en éloigne.
Cette réflexion sur l’écriture comme acte de vérité traverse « La dernière des Wilberforce », et je l’ai trouvée d’autant plus troublante que la construction même du livre applique ce principe à elle-même.
J’ai lu ce roman en parallèle avec sa version audio lue par Clara Brajtman. Dire que l’expérience est saisissante serait un euphémisme.
La voix de Clara confère au texte de Julia une force supplémentaire qui vient provoquer un raz de marée d’émotions. Entendre ces voix, portées chacune par une inflexion différente, un souffle singulier, propre à chaque personnage, a fait basculer ma lecture dans un tout autre registre. Ce qui n’était, à l’écrit, qu’une architecture narrative savamment maîtrisée est devenu, à l’oral, une expérience charnelle. J’entendais les silences de chacun, et leurs non-dits prenaient une épaisseur inattendue.
Il y a quelque chose de prodigieux à réaliser qu’un même texte peut vous être donné deux fois, et vous bouleverser deux fois différemment. L’audio permet de ressentir dans son propre corps ce que les personnages eux-mêmes traversent. C’est vertigineux ! Je vous recommande vivement cette expérience sensorielle à part entière, où le lecteur, comme l’auditeur, se retrouve littéralement immergé dans cette même vérité partielle et fragmentée que vivent ses personnages.
« La dernière des Wilberforce » m’a habitée, dans cette manière très particulière qu’ont certains livres de continuer à travailler en soi pendant et après la lecture. Le signe des grands livres, assurément.
Puis l’adolescence est arrivée, et avec elle, le pacte s’est fissuré. Aujourd’hui, Waldo n’a plus vraiment envie d’y retourner, mais sa mère, romancière à succès, insiste : elle y organise une fête. Il finit par céder. Ce qu’il ignore encore, c’est qu’une fois la nuit venue, cette fête deviendra le lieu où chacun sera confronté à ce qu’il a fait, laissé faire, ou caché.
Car lors des drames survenus des années plus tôt, les inspecteurs venus du continent n’avaient pas réussi à démêler le vrai du faux. Ils n’avaient pas conscience de la puissance de cette communauté refermée sur elle-même.
Durant tout ce temps, une autre vérité circulait, souterraine et patiente. Elle s’est révélée aux femmes par bribes et par recoupements, dans ce lieu qu’il fallait savoir écouter.
Julia Kerninon construit « La dernière des Wilberforce » de façon polyphonique, changeant les points de vue entre les personnages sans jamais rien révéler avant l’instant voulu. Chaque protagoniste détient un fragment de vérité, et ce n’est qu’en superposant tous ces fragments que l’on peut entrevoir l’ensemble.
C’est sur cet isthme relié au continent par un tombolo que la mer défait patiemment, dune et lande battues par le vent, que se nichent les secrets. C’est sur ce sol mouvant que se nouent les amitiés fondatrices entre deux fratries dont les destins vont s’entremêler jusqu’à ne plus pouvoir s’en défaire. Comme pour le roman d’Anne Godard, « Nous aussi », j’ai retrouvé dans ces pages toute la texture d’une enfance d’été, celle qui se fabrique loin des adultes.
L’autrice prend le temps d’installer cette insouciance de la jeunesse, avant le basculement de l’adolescence. Les corps changent, des hiérarchies se dessinent, le désir s’invite sans prévenir dans des amitiés qu’on croyait éternelles. Entre les deux frères comme entre les deux sœurs, des loyautés se lézardent, des jalousies s’incrustent sans jamais véritablement s’exprimer.
« La dernière des Wilberforce » dit formidablement combien une fratrie peut s’aimer sans savoir vraiment comment se le prouver.
Après ces peintures d’étés heureux, un silence familial oppressant s’installe très tôt. Personne ne dit vraiment à voix haute ce qu’il traverse. Ni Annabel, dont le comportement change du jour au lendemain, ni Olivia, qui regarde sa sœur s’éloigner. Du côté des Schnabel, Adam se retire peu à peu dans un mutisme écrasant, tandis que Waldo ressent un malaise croissant sans jamais trouver les mots. Les non-dits s’accumulent jusqu’à devenir la matière même du drame.
Julia Kerninon explore ainsi les zones grises de la violence. Ici, pas de cris ou de coups, mais une accumulation de petites lâchetés, de mutisme et de regards détournés. La violence des liens familiaux se niche parfois dans ce qu’on tait pour préserver une paix de façade et, surtout, dans ce qu’on choisit de ne pas voir parce que le voir obligerait à agir.
Dans ces maisonnées feutrées, les mères, Schnabel et Wilberforce, portent chacune leur propre poids. Diane Schnabel est institutrice et pratique l’écriture en cachette dans un cagibi transformé en bureau. Elle incarne cette fameuse charge mentale de la mère de famille jamais nommée, mais omniprésente. Face à son mari verbicruciste, démotivant et passif, elle porte seule le foyer. Sa seule passion, l’écriture, est même perçue comme une trahison.
Parallèlement, Eva Wilberforce tient seule un hôtel sur la presqu’île après avoir élevé trois filles. Elle porte une fatigue plus frontale, plus physique. Elle tient sa pension, fait des confitures la nuit, marche des heures sur la crête avec sa dernière née. Leurs situations respectives rapprochent les deux femmes qui se confient rapidement et deviennent amies. La boucle féminine est refermée par Magdalen, belle-mère d’Eva, qui semble avoir survécu à tout.
Ainsi, « La dernière des Wilberforce » est également un roman sur la place des femmes dans la société. Aucune n’est parfaite, aucune n’est un « modèle », mais chacune contribue à jouer son rôle jusqu’à la toute fin. Je ne peux pas en dire davantage sans trahir le basculement final, mais je peux affirmer que j’ai été saisie par l’issue du récit.
Enfin, il y a dans ce roman une réflexion sur l’écriture elle-même. Celle de Diane, mais aussi celle de Julia Kerninon. La trajectoire de Diane, de la minuscule pièce où elle écrit en cachette jusqu’à la maison achetée grâce à ses droits d’auteur, fonctionne comme une mise en abyme de ce que l’écriture peut à la fois sauver et détruire. Diane le formule d’ailleurs à sa manière : la fiction la force à la vérité plutôt qu’elle ne l’en éloigne.
Cette réflexion sur l’écriture comme acte de vérité traverse « La dernière des Wilberforce », et je l’ai trouvée d’autant plus troublante que la construction même du livre applique ce principe à elle-même.
J’ai lu ce roman en parallèle avec sa version audio lue par Clara Brajtman. Dire que l’expérience est saisissante serait un euphémisme.
La voix de Clara confère au texte de Julia une force supplémentaire qui vient provoquer un raz de marée d’émotions. Entendre ces voix, portées chacune par une inflexion différente, un souffle singulier, propre à chaque personnage, a fait basculer ma lecture dans un tout autre registre. Ce qui n’était, à l’écrit, qu’une architecture narrative savamment maîtrisée est devenu, à l’oral, une expérience charnelle. J’entendais les silences de chacun, et leurs non-dits prenaient une épaisseur inattendue.
Il y a quelque chose de prodigieux à réaliser qu’un même texte peut vous être donné deux fois, et vous bouleverser deux fois différemment. L’audio permet de ressentir dans son propre corps ce que les personnages eux-mêmes traversent. C’est vertigineux ! Je vous recommande vivement cette expérience sensorielle à part entière, où le lecteur, comme l’auditeur, se retrouve littéralement immergé dans cette même vérité partielle et fragmentée que vivent ses personnages.
« La dernière des Wilberforce » m’a habitée, dans cette manière très particulière qu’ont certains livres de continuer à travailler en soi pendant et après la lecture. Le signe des grands livres, assurément.
August 19, 2026
« Pourtant, les phrases la hantaient, quoi qu’elle fasse »
Que s’était-il réellement passé sur la presqu’île, dix ans auparavant ? Pourquoi les Wilderforce et les Schnabel, deux familles autrefois si proches, se retrouvent-elles aujourd’hui liées par le drame ? Sur cette presqu’île, merveilleuse en été mais silencieuse en hiver, ce n’est qu’une question de temps avant que la triste vérité ne soit révélée.
Comme Waldo, nous sommes entraînés malgré nous dans une fête, tout en sachant que nous devons y aller pour une seule raison : affronter le passé. Dans de courts chapitres prenants, tous les personnages de cette saga se répondent : une autrice à succès si triste malgré son rêve ultime enfin accompli ; une gérante d’hôtel hantée par l’amour déçu des hommes et la perte de sa fille ainée ; une sœur en proie à la tourmente sur une île isolée, la petite dernière que tout le monde oublie loin des souvenirs des autres ; et Waldo, un jeune homme qui sait que les secrets le consument.
Dans cette narration apparemment simple, La dernière Wilderforce devient un véritable page-turner, nous sommes autant engagées par notre envie de comprendre le drame autour d’Annabel que par le désir de plonger plus profondément dans la psyché de ses personnages. Ce qui semblait basique au départ gagne en profondeur au fil des chapitres, laissant un goût de frustration à la dernière page. Un roman sur l’amour entre frère et sœur, de l’impact des abus sur notre vie et d’une lente revanche féminine.
Que s’était-il réellement passé sur la presqu’île, dix ans auparavant ? Pourquoi les Wilderforce et les Schnabel, deux familles autrefois si proches, se retrouvent-elles aujourd’hui liées par le drame ? Sur cette presqu’île, merveilleuse en été mais silencieuse en hiver, ce n’est qu’une question de temps avant que la triste vérité ne soit révélée.
Comme Waldo, nous sommes entraînés malgré nous dans une fête, tout en sachant que nous devons y aller pour une seule raison : affronter le passé. Dans de courts chapitres prenants, tous les personnages de cette saga se répondent : une autrice à succès si triste malgré son rêve ultime enfin accompli ; une gérante d’hôtel hantée par l’amour déçu des hommes et la perte de sa fille ainée ; une sœur en proie à la tourmente sur une île isolée, la petite dernière que tout le monde oublie loin des souvenirs des autres ; et Waldo, un jeune homme qui sait que les secrets le consument.
Dans cette narration apparemment simple, La dernière Wilderforce devient un véritable page-turner, nous sommes autant engagées par notre envie de comprendre le drame autour d’Annabel que par le désir de plonger plus profondément dans la psyché de ses personnages. Ce qui semblait basique au départ gagne en profondeur au fil des chapitres, laissant un goût de frustration à la dernière page. Un roman sur l’amour entre frère et sœur, de l’impact des abus sur notre vie et d’une lente revanche féminine.
September 7, 2026
Waldo a 27 ans et c’est à contrecœur qu’il se rend à la fête que sa mère organise en ce dernier samedi du mois d’août. Une fête qui commémore un douloureux anniversaire : celui de la disparition d’Annabel, dix ans plus tôt, un dernier samedi d’août également.
C’est au cours de cette soirée que les protagonistes vont dénouer peu à peu le fil de leur passé, de leur installation sur cette presqu’île au milieu des dunes, jusqu’au drame, et jusqu’à ce soir qui verra éclater la vérité.
Jamais épigraphe n’aura été aussi juste à l’issue de la lecture : « La maîtrise du langage n’est atteinte que lorsqu’on est en mesure de reconnaître ce qui est implicite, et non seulement ce qui est dit », William Feaver. Car tout l’art de l’autrice est là, dans la composition de son roman, où tous les indices sont semés mais ne se comprennent réellement qu’à la toute fin, dans ces personnages qui jamais ne disent véritablement, mais qui par leur mal-être insinuent un secret.
Deux familles se côtoyaient par le biais de leurs enfants du même âge, qui petits, avaient passé un pacte de « jumeaux cosmiques » : les Wilberforce d’un côté avec Annabel et Olivia, de deux sa cadette, les Schnabel de l’autre, avec Adam et Waldo. Il y a aussi Naomi, d’un deuxième mariage, « elle était Naomi, l’enfant de la colère, la dernière des Wilberforce ». Ils ont grandi ensemble, d’abord le temps des vacances, puis durablement quand la famille Schnabel s’installe sur la presqu’île. Quand arrive l’adolescence et ses premiers émois, les rapports se troublent. Annabel disparaît, elle est retrouvée morte noyée. L’enquête tourne court.
C’est le soir de cette fête organisée par Diane, romancière reconnue, mère de Waldo, que sonne l’heure de la vengeance.
C’est habilement amené, romanesque à souhait, et si la première moitié s’installe doucement, la seconde est implacable : la lecture devient addictive jusqu’à la dernière ligne.
Si certains éléments peuvent paraître forcés, les différentes voix et temps de l’histoire complexes alors que la scène ne se déroule que le temps d’une soirée, je n'ai pas boudé le plaisir romanesque d’une intrigue bien menée.
C’est au cours de cette soirée que les protagonistes vont dénouer peu à peu le fil de leur passé, de leur installation sur cette presqu’île au milieu des dunes, jusqu’au drame, et jusqu’à ce soir qui verra éclater la vérité.
Jamais épigraphe n’aura été aussi juste à l’issue de la lecture : « La maîtrise du langage n’est atteinte que lorsqu’on est en mesure de reconnaître ce qui est implicite, et non seulement ce qui est dit », William Feaver. Car tout l’art de l’autrice est là, dans la composition de son roman, où tous les indices sont semés mais ne se comprennent réellement qu’à la toute fin, dans ces personnages qui jamais ne disent véritablement, mais qui par leur mal-être insinuent un secret.
Deux familles se côtoyaient par le biais de leurs enfants du même âge, qui petits, avaient passé un pacte de « jumeaux cosmiques » : les Wilberforce d’un côté avec Annabel et Olivia, de deux sa cadette, les Schnabel de l’autre, avec Adam et Waldo. Il y a aussi Naomi, d’un deuxième mariage, « elle était Naomi, l’enfant de la colère, la dernière des Wilberforce ». Ils ont grandi ensemble, d’abord le temps des vacances, puis durablement quand la famille Schnabel s’installe sur la presqu’île. Quand arrive l’adolescence et ses premiers émois, les rapports se troublent. Annabel disparaît, elle est retrouvée morte noyée. L’enquête tourne court.
C’est le soir de cette fête organisée par Diane, romancière reconnue, mère de Waldo, que sonne l’heure de la vengeance.
C’est habilement amené, romanesque à souhait, et si la première moitié s’installe doucement, la seconde est implacable : la lecture devient addictive jusqu’à la dernière ligne.
Si certains éléments peuvent paraître forcés, les différentes voix et temps de l’histoire complexes alors que la scène ne se déroule que le temps d’une soirée, je n'ai pas boudé le plaisir romanesque d’une intrigue bien menée.
July 25, 2026
La claque que je viens de me prendre, j’ai adoré
Au début j’étais assez perdue je ne comprenais pas où l’autrice m’emmenait puis j’ai compris le fil rouge… et ensuite impossible de le lâcher.
Un récit fort et marquant, un gros coup de cœur !
Au début j’étais assez perdue je ne comprenais pas où l’autrice m’emmenait puis j’ai compris le fil rouge… et ensuite impossible de le lâcher.
Un récit fort et marquant, un gros coup de cœur !
Read
August 21, 2026"Combien d'heures loin de soi est-ce qu'on devait passer dans une vie?"
September 8, 2026
Ce roman a été une très bonne surprise !
J’ai particulièrement aimé l’ambiance à la fois étrange et captivante, les secrets portés par les personnages, les non-dits… et surtout cette envie que suscite Julia Kerninon de comprendre ce qui s’est réellement passé.
Je me suis laissée complètement happer par l’histoire. Une lecture addictive, sombre et pleine de tension que j’ai particulièrement appréciée !
J’ai particulièrement aimé l’ambiance à la fois étrange et captivante, les secrets portés par les personnages, les non-dits… et surtout cette envie que suscite Julia Kerninon de comprendre ce qui s’est réellement passé.
Je me suis laissée complètement happer par l’histoire. Une lecture addictive, sombre et pleine de tension que j’ai particulièrement appréciée !
May 31, 2026
Une lecture qui n'a malheureusement pas répondu à mes attentes
J'attendais beaucoup de la dernière des Wilberforce. Entre les secrets de famille, les deux morts survenues dix ans plus tôt et cette promesse d'un retour sur une presqu'île isolée où tout semblait devoir être révélé, je pensais découvrir un roman à suspense porté par une véritable tension psychologique.
Malheureusement, cette lecture n'a pas été à la hauteur de mes attentes.
Julia Kerninon propose avant tout une fresque familiale centrée sur les émotions, les blessures du passé, les relations mère-fille, la maternité, la sororité et les secrets qui traversent plusieurs générations. Les thèmes sont riches et les personnages féminins occupent une place importante, ce que j'ai beaucoup apprécié.
En revanche, j'ai eu beaucoup de mal avec la construction du récit. Les changements de temporalité et de point de vue sont très fréquents, au point que je me suis souvent sentie perdue. Les nombreux personnages, les allers-retours entre passé et présent et le rythme très contemplatif ont rendu ma lecture assez laborieuse.
J'espérais une intrigue qui se dévoilerait progressivement, mais j'ai eu le sentiment que l'essentiel du roman était consacré à présenter les personnages, tandis que les véritables révélations n'arrivent que dans les dernières pages.
Autre point qui m'a surprise : certains sujets particulièrement difficiles sont abordés de manière très frontale dès le début du roman, sans qu'aucun Trigger Warning ne soit mentionné. C'est quelque chose auquel je suis devenue attentive et j'aurais apprécié que les lecteurs soient prévenus.
Je retiendrai malgré tout la qualité de la plume de Julia Kerninon, toujours sensible lorsqu'il s'agit d'explorer les relations humaines. Ce roman trouvera sans aucun doute son public auprès des amateurs de récits intimistes et de sagas familiales.
Pour ma part, je suis malheureusement restée à distance de cette histoire, qui n'a jamais réussi à créer le suspense que j'attendais.
J'attendais beaucoup de la dernière des Wilberforce. Entre les secrets de famille, les deux morts survenues dix ans plus tôt et cette promesse d'un retour sur une presqu'île isolée où tout semblait devoir être révélé, je pensais découvrir un roman à suspense porté par une véritable tension psychologique.
Malheureusement, cette lecture n'a pas été à la hauteur de mes attentes.
Julia Kerninon propose avant tout une fresque familiale centrée sur les émotions, les blessures du passé, les relations mère-fille, la maternité, la sororité et les secrets qui traversent plusieurs générations. Les thèmes sont riches et les personnages féminins occupent une place importante, ce que j'ai beaucoup apprécié.
En revanche, j'ai eu beaucoup de mal avec la construction du récit. Les changements de temporalité et de point de vue sont très fréquents, au point que je me suis souvent sentie perdue. Les nombreux personnages, les allers-retours entre passé et présent et le rythme très contemplatif ont rendu ma lecture assez laborieuse.
J'espérais une intrigue qui se dévoilerait progressivement, mais j'ai eu le sentiment que l'essentiel du roman était consacré à présenter les personnages, tandis que les véritables révélations n'arrivent que dans les dernières pages.
Autre point qui m'a surprise : certains sujets particulièrement difficiles sont abordés de manière très frontale dès le début du roman, sans qu'aucun Trigger Warning ne soit mentionné. C'est quelque chose auquel je suis devenue attentive et j'aurais apprécié que les lecteurs soient prévenus.
Je retiendrai malgré tout la qualité de la plume de Julia Kerninon, toujours sensible lorsqu'il s'agit d'explorer les relations humaines. Ce roman trouvera sans aucun doute son public auprès des amateurs de récits intimistes et de sagas familiales.
Pour ma part, je suis malheureusement restée à distance de cette histoire, qui n'a jamais réussi à créer le suspense que j'attendais.
June 5, 2026
Incroyable !
--
Julia Kerninon revient avec un roman qui ne vous laissera pas indifférent ! Entre drame familial, enquête et nostalgie de l'adolescence perdue, elle entraînera même les plus réfractaires sur la Presqu'île. Apprêtez-vous à passer une longue nuit, car une fois ce roman dans les mains, vous ne pourrez plus le lâcher !
--
Julia Kerninon revient avec un roman qui ne vous laissera pas indifférent ! Entre drame familial, enquête et nostalgie de l'adolescence perdue, elle entraînera même les plus réfractaires sur la Presqu'île. Apprêtez-vous à passer une longue nuit, car une fois ce roman dans les mains, vous ne pourrez plus le lâcher !
Review of advance copy received from Publisher
un roman avec des passages franchement réussis et d'autres dont on se demande un peu ce qu'ils font là, qui ont même presque des airs d'exercice de style... pas mal d'inconstance d'un chapitre à l'autre (team hateuse des chapitres d'une page et demie par ici, créez quelque chose, tenez une atmosphère, ne lâchez pas la rampe direct, c'est quoi ces sauts de puce infinis à la fin ?). il aurait fallu plus de hiérarchisation des idées, des choix plus assumés. là on se répand en petites incursions de-ci de-là partout et à la fin eh bien il faut finir alors on finit - vite.
je supplie également les auteurs francophones de se relire avant d'écrire des phrases aussi bêtes que "les instituteurs sont au fond les seuls adultes que les enfants voient véritablement travailler" (il est OK d'être bourgeois mais en tant qu'auteur c'est bien de se rendre un peu sachant de la réalité d'autrui. je suis allergique à l'envie des romanciers de faire des Aphorismes qui Rendent Bien, quitte à dire un truc fondamentalement faux et démontable en deux coups de cuillère à pot). je les supplie également d'arrêter d'écrire des personnages d'écrivains. il y a d'autres choses à raconter. on voit la projection, vraiment. partout. c'est gênant (bonus point pour "un personnage d'écrivain qui peut acheter une maison avec les droits d'auteur de son premier roman qui est un best-seller instantané" - on ne saura jamais trop comment et en quoi). énormément de tell, et jamais de show, tout ce qu'on sait, on le sait parce que ça nous est expliqué, explicité, jamais parce qu'on aura pu déduire quoi que ce soit. un roman qui se situe entièrement dans la réminiscence et dont la tension et le rythme pâtissent beaucoup du fait que tout a déjà été accompli au moment où on lit. honnêtement j'ai un peu juste envie de vous dire de regarder Twin Peaks plutôt. sorry
je supplie également les auteurs francophones de se relire avant d'écrire des phrases aussi bêtes que "les instituteurs sont au fond les seuls adultes que les enfants voient véritablement travailler" (il est OK d'être bourgeois mais en tant qu'auteur c'est bien de se rendre un peu sachant de la réalité d'autrui. je suis allergique à l'envie des romanciers de faire des Aphorismes qui Rendent Bien, quitte à dire un truc fondamentalement faux et démontable en deux coups de cuillère à pot). je les supplie également d'arrêter d'écrire des personnages d'écrivains. il y a d'autres choses à raconter. on voit la projection, vraiment. partout. c'est gênant (bonus point pour "un personnage d'écrivain qui peut acheter une maison avec les droits d'auteur de son premier roman qui est un best-seller instantané" - on ne saura jamais trop comment et en quoi). énormément de tell, et jamais de show, tout ce qu'on sait, on le sait parce que ça nous est expliqué, explicité, jamais parce qu'on aura pu déduire quoi que ce soit. un roman qui se situe entièrement dans la réminiscence et dont la tension et le rythme pâtissent beaucoup du fait que tout a déjà été accompli au moment où on lit. honnêtement j'ai un peu juste envie de vous dire de regarder Twin Peaks plutôt. sorry
Review of advance copy received from Autre
Ouh, ouh Julia. Oh Julia. Pas ça. Pas ça, Julia. Pas ça, Julia. Oh non. Oh non, pas ça. Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait...
J'ai toujours beaucoup aimé l'œuvre de Julia Kerninon (Liv Maria m'a roulé dessus pour le meilleur, car il n'y avait pas de pire) mais là, je suis extrêmement perplexe.
Un personnage masculin pleutre au possible (peut être que c'était une manière de nous avertir ?), une tension narrative qui se prend les pieds dans le tapis car, quand on sait lire, on devine vraiment très vite ce dont il s'agit, une réécriture des 4 filles du Dr March, version "les 3 filles de l'hôtelière Wilberforce", supplément "35% des personnages ont un prénom absolument pété et qui sera à coup sûr refusé par l'agent de l'état civil"
Si on retrouve (avec plaisir ou pas, c'est selon) la plume de Julia Kerninon, on se mange des phrases de pleutre à base de "il n'y a rien de pire qu'une mère qui écrit", tout l'emaillage du texte avec cette teinte de "toutes les mères sont nulles, toutes les mères faillissent" a achevé de plomber ma lecture. Je comprends que cet élément est justement un miroir entre la fin et le début, entre Waldo le maxi pleutre ingrat et Diane la forçate de la vie désormais rentière et mère qui assume difficilement son fils préféré, mais c'était vraiment too much
Je me faisais une joie de retrouver Julia Kerninon, de me laisser emporter par un récit aussi violent et inattendu que "Liv Maria" (qui reste une de mes lectures préférées de toute ma vie, à ce jour, pas de rancune, pas de rancœur) mais cette lecture m'a poussée au-delà de mes (Wilber)force(s)
J'ai toujours beaucoup aimé l'œuvre de Julia Kerninon (Liv Maria m'a roulé dessus pour le meilleur, car il n'y avait pas de pire) mais là, je suis extrêmement perplexe.
Un personnage masculin pleutre au possible (peut être que c'était une manière de nous avertir ?), une tension narrative qui se prend les pieds dans le tapis car, quand on sait lire, on devine vraiment très vite ce dont il s'agit, une réécriture des 4 filles du Dr March, version "les 3 filles de l'hôtelière Wilberforce", supplément "35% des personnages ont un prénom absolument pété et qui sera à coup sûr refusé par l'agent de l'état civil"
Si on retrouve (avec plaisir ou pas, c'est selon) la plume de Julia Kerninon, on se mange des phrases de pleutre à base de "il n'y a rien de pire qu'une mère qui écrit", tout l'emaillage du texte avec cette teinte de "toutes les mères sont nulles, toutes les mères faillissent" a achevé de plomber ma lecture. Je comprends que cet élément est justement un miroir entre la fin et le début, entre Waldo le maxi pleutre ingrat et Diane la forçate de la vie désormais rentière et mère qui assume difficilement son fils préféré, mais c'était vraiment too much
Je me faisais une joie de retrouver Julia Kerninon, de me laisser emporter par un récit aussi violent et inattendu que "Liv Maria" (qui reste une de mes lectures préférées de toute ma vie, à ce jour, pas de rancune, pas de rancœur) mais cette lecture m'a poussée au-delà de mes (Wilber)force(s)
May 26, 2026
C’est la première fois que je lis du Julia Kerninon, et c’est avec ce roman que j’entame, en tant que libraire, la grande période des lectures de pré-rentrée littéraire 2026. J’espère que les prochains livres me feront ressentir la même chose que La dernière des Wilberforce.
À travers une plume soignée, l’autrice présente deux familles liées depuis des années par l'amitié, l'amour, l'amertume,... et fait de nous les spectateurs de leurs retrouvailles après une décennie de silence. Quel événement a fait éclater cette bulle dont tout le monde semblait tirer satisfaction ? C'est en passant d'un personnage à l'autre, du passé au présent, que l'autrice aborde des thèmes comme la maternité, l'enfance, l'indépendance, les relations familiales... et que le roman prend une dimension addictive.
L’histoire m’a prise aux tripes. L’autrice réussit à installer une attente insoutenable, presque anxiogène autour du moment où l'on sait que tout va basculer, où l'on tente de deviner la révélation à venir tout en redoutant de la découvrir, et/ou d'avoir deviné juste.
À travers une plume soignée, l’autrice présente deux familles liées depuis des années par l'amitié, l'amour, l'amertume,... et fait de nous les spectateurs de leurs retrouvailles après une décennie de silence. Quel événement a fait éclater cette bulle dont tout le monde semblait tirer satisfaction ? C'est en passant d'un personnage à l'autre, du passé au présent, que l'autrice aborde des thèmes comme la maternité, l'enfance, l'indépendance, les relations familiales... et que le roman prend une dimension addictive.
L’histoire m’a prise aux tripes. L’autrice réussit à installer une attente insoutenable, presque anxiogène autour du moment où l'on sait que tout va basculer, où l'on tente de deviner la révélation à venir tout en redoutant de la découvrir, et/ou d'avoir deviné juste.
August 13, 2026
Merci NetGalley et L’Iconoclaste (je vous aime encore plus qu’avant si c’est possible) pour ce roman. Cette rentrée littéraire cache de vraies belles pépites.
Entre deux espaces temps, Julia Kerninon nous emmène avec elle pour un véritable dépaysement… et une soif de justice. La presqu’île devient le théâtre de révélations, de sororité.
En quatre chapitres, l’autrice nous brosse une fresque qui s’étale sur vingt ans, avec des personnages qui s’étoffent au fur et à mesure de notre lecture et un rythme qui monte crescendo, jusqu’à un final ouvert, qui laisse des tas de questions mais s’avère parfait pour cette histoire.
Un roman sur la mémoire, la maternité, la culpabilité, la justice qui se dévore en quelques heures et qui nous bouleverse forcément.
Entre deux espaces temps, Julia Kerninon nous emmène avec elle pour un véritable dépaysement… et une soif de justice. La presqu’île devient le théâtre de révélations, de sororité.
En quatre chapitres, l’autrice nous brosse une fresque qui s’étale sur vingt ans, avec des personnages qui s’étoffent au fur et à mesure de notre lecture et un rythme qui monte crescendo, jusqu’à un final ouvert, qui laisse des tas de questions mais s’avère parfait pour cette histoire.
Un roman sur la mémoire, la maternité, la culpabilité, la justice qui se dévore en quelques heures et qui nous bouleverse forcément.
July 5, 2026
💕
Bien sur, je savais que j'allais l'aimer mais là, c'est au-delà, c'était tellement super !
La découverte de tous les persos qui se fait en douceur, petit à petit on en apprend plus sur eux, on apprend plus sur ce qui s'est passé aussi, mais toujours avec cette pointe de suspense parce qu'on sait pas tout. Tout le monde a l'air génial, hyper chouette, une bonne équipe, et puis peut-être pas en fait.
Le dernier quart du roman c'est intense, tout se dénoue et on peut plus le lâcher. La machination se met en route et nous, on est emporté.
C'était génial, merci de nous écrire des livres aussi bon !
Et puis, pardon, mais je veux la mer, une île et un hôtel maintenant.
Bien sur, je savais que j'allais l'aimer mais là, c'est au-delà, c'était tellement super !
La découverte de tous les persos qui se fait en douceur, petit à petit on en apprend plus sur eux, on apprend plus sur ce qui s'est passé aussi, mais toujours avec cette pointe de suspense parce qu'on sait pas tout. Tout le monde a l'air génial, hyper chouette, une bonne équipe, et puis peut-être pas en fait.
Le dernier quart du roman c'est intense, tout se dénoue et on peut plus le lâcher. La machination se met en route et nous, on est emporté.
C'était génial, merci de nous écrire des livres aussi bon !
Et puis, pardon, mais je veux la mer, une île et un hôtel maintenant.
September 26, 2026
Avec l'écriture d’une grande poésie qu'on lui connaît, l’autrice explore l’intime, la maternité, l'adolescence dans une ambiance de huis clos pesante. Une grande demeure qui enferme, une île qui semble retenir de nombreux secrets dans les courants de sa Petite Mer et cette sensation pesante que quelque chose se joue entre les murs des maisons.
Je commence à être convaincue qu’il n’y a pas une expérience de vie, un sentiment ou une part de l’intime que Julia Kerninon ne sache poétiser.
Et quand, à la fin (mais alors vraiment à la fin, je vous parle de la page 254) tout s’éclaire, j’ai été CHOQUÉE. Les sorties de Julia Kerninon sont vraiment immanquables.
Je commence à être convaincue qu’il n’y a pas une expérience de vie, un sentiment ou une part de l’intime que Julia Kerninon ne sache poétiser.
Et quand, à la fin (mais alors vraiment à la fin, je vous parle de la page 254) tout s’éclaire, j’ai été CHOQUÉE. Les sorties de Julia Kerninon sont vraiment immanquables.
Review of advance copy received from Publisher
Comme d’habitude, Julia Kerninon nous plonge dans un roman très visuel avec des descriptions précises et poétiques de la presqu’île dans laquelle se déroule l’intrigue.
Deux familles liées par des morts mystérieuses, une réunion de famille qui semble être la dernière : tous les personnages ont un rôle précis à jouer et l’autrice nous emmène avec elle jusqu’à la fin.
De très belles pages sur l’amitié et aussi sur la façon dont les violences s’immiscent au sein des familles sans que ce soit verbalisé.
Deux familles liées par des morts mystérieuses, une réunion de famille qui semble être la dernière : tous les personnages ont un rôle précis à jouer et l’autrice nous emmène avec elle jusqu’à la fin.
De très belles pages sur l’amitié et aussi sur la façon dont les violences s’immiscent au sein des familles sans que ce soit verbalisé.
Review of advance copy received from Publisher
Après la lecture précédente, difficile de retrouver l’intensité dans ce roman : un huit clos entre deux familles sur une île, sur plusieurs années. 4 ados dont 2 meurent tragiquement. Cette intrigue pourrait totalement être adaptée à l’écran, même si ce n’était pas un coup de cœur pour moi.
La lecture est cependant facile, style: chapitres très courts, plusieurs points de vue de narration, belle mise en page. Descriptions courtes et vives.
La lecture est cependant facile, style: chapitres très courts, plusieurs points de vue de narration, belle mise en page. Descriptions courtes et vives.
August 29, 2026
Je suis partie complètement à l’aveugle avec ce roman, sans vraiment savoir à quoi m’attendre, et je crois que c’est justement ce qui m’a permis de l’apprécier autant. Je ne m’attendais absolument pas à ce genre d’histoire, mais j’ai adoré me laisser surprendre au fil des pages. L’ambiance, les personnages et la façon dont l’intrigue se dévoile m’ont vraiment embarquée. Une très belle découverte, même si ce n’est pas tout à fait un coup de cœur.
September 20, 2026
Un final tempétueux qui rattrape tout le reste du roman que j’ai trouvé décousu et sans réellement trouver le lien avec l’histoire promise.
Les 5 derniers chapitres dénouent tout le mystère de ce pseudo roman policier. Ils mettent en lumière la violence au sens large que peut produire un acte comme celui évoqué dans le livre. L’autrice l’a merveilleusement bien fait. J’ai aimé mais sans plus. À relire sûrement.
Les 5 derniers chapitres dénouent tout le mystère de ce pseudo roman policier. Ils mettent en lumière la violence au sens large que peut produire un acte comme celui évoqué dans le livre. L’autrice l’a merveilleusement bien fait. J’ai aimé mais sans plus. À relire sûrement.
Review of advance copy received from Éditeur
Je n'avais encore jamais lu Julia Kerninon, et comme j’aime les histoires recelant des secrets de famille, j’étais assez enthousiaste en piochant dans la rentrée littéraire 2026.
Mais... je n’ai apprécié aucun des personnages. Et j’ai eu l’impression de le lire trop rapidement, faute de réelle consistance. Je pense que le style concis ne correspondait pas à attentes.
Mais... je n’ai apprécié aucun des personnages. Et j’ai eu l’impression de le lire trop rapidement, faute de réelle consistance. Je pense que le style concis ne correspondait pas à attentes.
September 10, 2026
C’est mon deuxième Julia Kernion, j’avais lu Sauvage que j’avais aimé mais celui-ci…Comme si il avait écrit par une autre personne.
Rien ne m’a plu. Seule l’envie de connaître la fin m’a permis d’arriver au bout. Je n’ai pas aimé le style d’écriture, ni l’histoire. Je n’ai pas été touchée, le roman manque, à mon sens, réellement de profondeur.
L’impression qu’il a été écris trop rapidement.
Rien ne m’a plu. Seule l’envie de connaître la fin m’a permis d’arriver au bout. Je n’ai pas aimé le style d’écriture, ni l’histoire. Je n’ai pas été touchée, le roman manque, à mon sens, réellement de profondeur.
L’impression qu’il a été écris trop rapidement.
September 20, 2026
Voilà un roman qui met du temps à démarrer, dont les nombreuses voix sont intéressantes mais ne suffisent pas à vous faire vraiment les personnages. Les différents points de vue et les chapitres courts donnent du rythme et l'écriture est fluide. C'est agréable, l'autrice nous réserve quelques surprises mais ça manque de force à mon goût.
August 14, 2026
“qu’est ce que ça voulait dire, la vie, si les sœurs pouvaient mourir ?”
fini d’une traite à la plage 😋 j’ai beaucoup aimé l’histoire des sœurs + la façon dont le tout est narré avec plusieurs points de vue, mais le dernier chapitre m’a laissée sur ma faim
fini d’une traite à la plage 😋 j’ai beaucoup aimé l’histoire des sœurs + la façon dont le tout est narré avec plusieurs points de vue, mais le dernier chapitre m’a laissée sur ma faim
This entire review has been hidden because of spoilers.
September 9, 2026
pas le meilleur de Julia Kerninon, j’ai aimé ces femmes/déesses et la force de l’île, j’ai été tirée par la main pendant toute l’intrigue mais la fin m’a donné une sensation de précipitation et de lourdeur qui est bien décevante
Displaying 1 - 30 of 47 reviews




























