Un voyage intense vers l'adolescence, où vivre pleinement et par tous les moyens devient une nécessité. Début 2000, Élisheva, dite Éli a 15 ans. Après une année chaotique, ses parents décident de l'envoyer dans un pensionnat où elle découvre les joies du partage, la sororité, mais surtout les conflits, les rumeurs, le poids de la réputation qui vous colle à la peau. C'est l'époque des cigarettes et des joints que l'on fume discrètement au fond de la cour, des confidences et de la découverte de la sexualité.
Le week-end, Éli retrouve ses potes de Paris, sa famille et tout particulièrement sa mère solaire et si aimante. L'adolescente découvre brutalement que la vie ne tient qu'à un fil : en quelques mois, elle perd sa mère d'un cancer foudroyant. Comment, dès lors, trouver un sens à toutes ces émotions paradoxales qui l'assaillent ? Au cours de cette année décisive, faite d'excès en tout genre, Éli quitte le royaume de l'enfance pour devenir une femme.
Le Contraire de la pudeur est un premier roman bouleversant qui saisit avec une justesse impressionnante ce qu'est cette période particulière de l'adolescence. Bethsabée Krivoshey parvient à merveille à dépeindre ce moment de la vie où l'on passe par toutes les palettes des sentiments en un claquement de doigts.
Après avoir redoublée sa seconde car elle fait les 400 coups, Eli est envoyée par ses parents argentins dans un pensionnat dans l’espoir qu’elle se concentre plus sur l’école. Sa mère, atteinte d’un cancer fulgurant, finit par décéder et Eli doit vivre avec ça tout en ayant des comportements ‘déviants’.
Roman très cru sur le deuil d’une adolescente rebelle qui nous invite à vivre à 100 à l’heure. L’adolescence est vraiment montrée dans toute sa splendeur, entre les joints fumés au fond de la cour et la découverte intense de sa sexualité. Les émotions sont très fortes dans ce livre émotif et solaire, et l’on ne s’ennuie pas, plongés ainsi dans sa vie.
« Mais chérie ne croit pas, même si on te le dit Que la jeunesse c’est le plus beau de la vie, Chaque âge à son tour a sa propre musique Et la fin de la vie chante une symphonie. »
Un très beau premier roman qui parle avec franchise de l’adolescente d’une fille des années 2000 qui découvre l’alcool, la drogue, les garçons et surtout le sexe. Mais c’est aussi une belle histoire sur le deuil, sur le fait que chacun le fait à sa manière et aussi longtemps qu’il le faut. Une lecture simple et agréable.
Puis c'est délicieusement frais le récit de cette jeunesse en quête des 400 coups (pour reprendre la ref), aller à l'encontre des injonctions parentales.... et puis cette fin je ouin ouin un peu quoi :')