Vingt-cinq ans après En l'absence des hommes , son premier roman, Philippe Besson explore les années qui ont précédé l'acte fondateur d'écrire. Bien plus qu'une introspection, La Première Phrase du premier livre est une autobiographie collective, où le récit d'une vocation littéraire se mêle à l'évocation de toute une époque. Dans la vie de chaque écrivain, il existe un avant et un après le premier livre. En cherchant à saisir celui qu'il était avant ce basculement, Philippe Besson revisite trois décennies – des années 1970 aux années 1990 – et croise son parcours avec les grands repères de son temps. Il évoque une enfance rurale protégée, une adolescence rêveuse et blessée. L'arrivée à Paris dessine le début d'une émancipation : celle d'un jeune homme qui refuse les chemins tout tracés. L'épidémie de sida le confronte brutalement à la perte de ses proches. La littérature s'impose alors comme une révélation et une façon de dialoguer avec les absents. La Première Phrase du premier livre est une machine à remonter le temps. De la " Radioscopie " de Jacques Chancel jusqu'à la peur irraisonnée de l'an 2000, en passant par la figure fraternelle de Goldman ou la fin de la guerre froide, chacun reconnaîtra des fragments de sa propre existence, faisant de ce récit une expérience à la croisée de l'intime et de l'universel, en quelque sorte l'autobiographie d'une génération.
In 1999, Besson, who was a jurist at that time, was inspired to write his first novel, In the Absence of Men, while reading some accounts of ex-servicemen of the First World War. The novel won the Emmanuel-Roblès prize.
L'Arrière-saison, published in 2002, won the Grand Prix RTL-Lire 2003. Un garçon d'Italie was nominated for the Goncourt and the Médicis prizes.
Seeing that his works aroused so much interest, Philippe Besson then decided to dedicate himself exclusively to his writing.
J'aime beaucoup Philippe Besson, son style, son phrasé, ses romans.. j'ai naturellement acheté son dernier, mais je n'ai pas retrouvé tout ce qui me transporte quand je lis un Besson.. J'avais plutôt l'impression de lire "La gloire de mon père" version 2.0 L'auteur livre certe un récit biographique qui peut émouvoir ses fervents fans, mais pour ma part, j'ai peiné à le terminer. Je ne dis pas par là que c'est un mauvais roman, le style y est, même si je l'ai trouvé un peu pédant par moment, mais moi, lectrice, ce n'est pas ce que j'attends quand j'ouvre un livre de Philippe Besson..
je partage l’avis général : un texte autobiographique qui peut plaire aux fervents lecteurs de l’écrivain, l’histoire personnelle mêlée à la Grande avec ses références, sa génération (qui n’est pas la mienne) et ses longueurs (j’ai mis beaucoup de temps à le lire pour un texte de 238 pages).
pas le meilleur roman pour découvrir l’auteur et surtout un roman qu’on m’a mal vendu, je pensais lire son processus éditorial, des premiers mots au succès. je m’y suis retrouvée un peu faussée.
également, utiliser les termes « transsexuel » et « gay pride » en 2026, par un homme de la communauté, me semble assez déroutant. voir décevant.
je suis assez fan de Besson et je commence à avoir lu un paquet de ses romans. j’attendais celui ci avec impatience (premier roman de l’auteur à paraître en rentrée littéraire de septembre et non d’hiver) dont l’enjeu semblait beaucoup plus important. je dois dire que j’étais assez déçue de son précédent roman qui m’avait laissée sur ma faim. avec ce roman encore plus personnel, Besson nous donne un accès encore plus intime à sa vie de son enfance à ce qu’il l’a mené à son premier roman. c’est donc un livre totalement autobiographique. je dois dire que c’est un genre où j’ai toujours du mal à prendre du plaisir de lecture car ça ne m’intéresse pas de zinzin mais quand c’est une vie avec pas mal de « rebondissements » bon pourquoi pas.
ce roman m’a surtout plu quand j’arrivais à connecter les passages avec ses romans précédents que j’avais lus et c’est assez chouette ! après j’avoue que ça ne m’a pas procuré ce que j’aime tant chez Besson, je trouve ce livre un peu moins émouvant !
« Je crois dur comme fer que des livres, des films, des peintures, des musiques nous attendent quelque part et que, par instinct, par flair, nous sommes capables de les reconnaître avant de les connaître. »
Il m’attrape à chaque fois, petit pincement à chaque mentions des personnes sur qui Besson aura écrit des livres (Thomas, Paul, sa mère etc..)
Avant d'être écrivain, il y a eu un gamin de province, bon élève, qui regardait la vie des autres de loin. C'est ce garçon que Philippe Besson part chercher dans son dernier livre, en s'accrochant à une question que l'on n'ose guère se poser soi-même : quel est mon tout premier souvenir ? Une enquête intime, plus qu'un roman, pour comprendre comment il a fini par prendre la plume. Il grandit dans un foyer modeste, de parents fonctionnaires aux racines paysannes. Premier de la classe, il saute même une année. Pourtant, une fois en sixième, il côtoie des enfants de la bonne société parisienne dont l'avenir semble écrit d'avance, et il découvre que son monde n'est pas le leur. Une question traverse alors tout le récit : peut-on devenir autre chose sans renier d'où l'on vient ? La réponse passe par les livres. Ils lui montrent d'autres vies possibles, et il commence à noircir des feuilles en secret. Adolescent, il réalise que l'écriture est le seul endroit où il peut dire l'essentiel. Les romanciers américains qu'il lit, Edmund White, Michael Cunningham, David Leavitt, l'aident à nommer son désir pour les garçons, au temps des quolibets et de la peur du sida. Pour ma part, j'ai refermé ce livre avec le sentiment d'avoir été invitée dans ma propre jeunesse. Née en mars 1966, je n'ai qu'un an de plus que lui, et tout m'a parlé. Les extinctions des feux à 20h30 qui rythmaient mes soirées d'enfant, Sheila en short à paillettes, puis mes quinze ans, le jour de l'élection de Mitterrand et les samedis soirs devant Dallas. Besson tisse ces souvenirs communs jusqu'en 1999, l'année où paraît son premier roman. Ce n'est pas celui que je préfère, mais l'écriture reste d'une grande netteté et les pages défilent toutes seules. À conseiller à ceux qui ont grandi dans ces années-là, et à ceux qui voudraient simplement savoir ce que l'on traverse avant d'écrire son premier livre. https://latelierdelitote.canalblog.co...
Je crois que je n’avais jamais lu Philippe Besson, j’avais juste vu le film adapté de son roman « Arrête avec tes mensonges », que j’avais beaucoup aimé.
J’ai choisi ce dernier roman pour son titre, m’attendant à un retour sur son parcours d’écrivain, comment et pourquoi il en était arrivé à l’écriture. Ce n’est pas vraiment cela. L’écriture n’occupe que très peu de place dans le roman, à peine quelques très belles pages à la fin. A peine.
Le roman se veut plutôt la biographie de l’auteur, centrée sur les années 1970-80-90. Un choix qui en fait un roman générationnel, si vous avez à peu près son âge (ce qui est mon cas, j’ai cinq ans de moins), vous y retrouverez nombre de références et donc de souvenirs. Car il inscrit son histoire dans son époque, politique (tous ces ministres oubliés depuis, ah oui !), sociale, marquée par les années Sida, littéraire et culturelle. J’avais moi-même été très marquée par les romans d’Hervé Guibert qu’il cite à plusieurs reprises.
Le titre est donc un peu trompeur. Ça reste une lecture agréable mais qui est avant tout l’autobiographie de l’auteur.
nostalgique d’une époque que j’ai pas connue…(juste pour la partie enfance hein) j’ai bien aimé l’imbrication personnel/politique, les sensations de l’auteur sont toujours en lien avec des faits, des phénomènes. il y a une forme de distance malgré l’implication personnelle de philippe besson, on sent qu’il se protège aussi tout en ressassant des choses lourdes. j’ai beaucoup apprécié l’universalité de son récit, chose pas simple sachant que nous avons deux générations d’écart. Il faut que je lise “Arrête avec tes mensonges maintenant”
Une autobiographie de l'enfance aux débuts d'écriture de l'auteur, mêlant la grande histoire de l'époque à celle de celui qui allait connaître plus tard un grand succès comme écrivain. Intéressant, agréable à lire, nous sommes toutefois dans quelque chose de très différent de sa trilogie autobiographique débutant avec "Arrête avec tes mensonges", que j'avais adoré. Un peu moins de passion, davantage de faits.
J'ai apprécié la langue comme d'habitude, cette belle écriture de l'intime et la manière de raconter la grande Histoire parfois. Cependant, il manque la trame qui fait la magie des romans de Besson vu qu'il s'agit d'un texte autobiographique. Le souffle n'est pas le même. Reste un beau message sur les nombreuses victimes du Sida et la processus qui va même au besoin d'écriture (dommage qu'il n'y ait pas plus sur l'écriture elle- même).
Je n'ai pas aimé parce que ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. Si ce que vous voulez c'est lire l'autobiographie de Philippe Besson : foncez vous allez adorer !
J'aime beaucoup Philippe Besson. Depuis longtemps. Et j'aime particulièrement sa capacité à raconter des histoires parfois très ordinaires, des sentiments intimes, avec une simplicité et une justesse qui parviennent souvent à me bouleverser. Alors, lorsqu'il décide de revenir sur sa propre histoire, et plus précisément sur ce qui l'a conduit à devenir écrivain, je suis évidemment curieux.
D'autant que le projet est séduisant : raconter une vie avant l'écriture, mais aussi toute une époque, des années 1970 aux années 1990, en mêlant souvenirs personnels, références culturelles et événements historiques. Une sorte d'autobiographie collective, comme le présente l'éditeur.
Et il y a quelque chose de plaisant dans cette traversée des décennies. Je retrouve évidemment beaucoup de choses familières dans cette succession de souvenirs, de chansons, d'événements politiques, de petits détails du quotidien. Impossible, à plusieurs reprises, de ne pas penser à Perec et à son "Je me souviens". Mais là où Perec parvient à faire surgir tout un monde de quelques mots, Besson a parfois tendance à simplement accumuler les références. La nostalgie fonctionne, certes, mais elle ne suffit pas toujours à faire littérature. Et je me suis régulièrement demandé ce que cette succession de souvenirs apportait réellement.
Car c'est finalement le principal problème de ce livre. Besson nous a déjà raconté une bonne partie de sa vie, à travers plusieurs romans consacrés à des épisodes particuliers. Et il l'a souvent fait merveilleusement bien, avec une intensité, une finesse psychologique et une puissance émotionnelle. En embrassant cette fois plusieurs décennies, il perd paradoxalement beaucoup de cette force. Les événements se succèdent, les souvenirs s'accumulent, mais l'ensemble me semble plus vain.
Et puis il y a cette question de l'écriture, celle qui m'intéressait probablement le plus et que le titre place au cœur du projet. Comment devient-on écrivain ? Qu'est-ce qui, dans une existence, finit par rendre nécessaire le passage à l'écriture ? Mais il faut attendre bien longtemps pour que cette question prenne véritablement toute sa place. Entre-temps, Besson nous entraîne dans de nombreux détours, notamment sur sa vie professionnelle avant l'écriture, dont je peine parfois à comprendre l'intérêt. Certes, tout cela fait partie de son parcours. Mais tout ce qui compose une vie mérite-t-il nécessairement d'être raconté ?
Je retrouve malgré tout, par moments, ce que j'aime tant chez lui : sa sensibilité, son regard sur les êtres, sa manière de saisir une émotion ou de faire résonner une expérience personnelle avec quelque chose de plus universel. Et il reste intéressant de découvrir comment s'est progressivement construit l'écrivain dont j'ai tant aimé les livres.
C'est le deuxième roman que Philippe Besson publie cette année, peut-être publié sans nécessité... Probablement celui qui m'a le moins convaincu parmi tous ceux que j'ai lus de lui. Ce n'est pas un mauvais livre, mais il me semble assez loin de ses plus belles réussites. À vouloir raconter toute une vie, il en a peut-être perdu ce qu'il sait si bien faire : nous émouvoir en n'en racontant qu'un fragment.