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Joseph dans la nuit

Passionné de poésie et d'ailleurs, Olivier Grondeau a passé huit ans sur les routes après des études littéraires et des expériences de libraire.

À l'automne 2022, il se trouve à Chiraz, en Iran, au moment des manifestations " Femme, Vie, Liberté ". Arrêté, il est emprisonné pendant deux ans et demi, notamment dans la prison d'Evin, et devient l'un des visages de la " diplomatie des otages ", ces Occidentaux détenus pour faire pression sur leur pays d'origine.

Libéré en mars 2025, il poursuit aujourd'hui des études d'anthropologie à Montpellier. Joseph dans la nuit est son premier livre.

250 pages, Paperback

Published August 20, 2026

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About the author

Olivier Grondeau

2 books1 follower

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Displaying 1 - 13 of 13 reviews
Profile Image for Meline Marcos.
155 reviews4 followers
June 24, 2026
Quel texte 😳 J'en ressors absolument vidée et en même temps c'est tellement important de se nourrir de ce genre de récit ! Olivier Grondeau raconte ici ses 72 jours de GAV en Iran, trimballé de centres de détention en centres de détention pour au final rester deux ans pris en otage par l'Iran. C'est un texte crue, sans ni diabolisation, ni romantisation, c'est un texte qui se veut le plus terre à terre possible, j'ai été par ailleurs étonné des rires racontés malgré un contexte effroyable, et c'est surtout témoin d'un régime vraiment pas rigolo : on y croise évidemment un nombre incalculable de condamnés pour ne serait-ce qu'un like sur les réseaux sociaux, c'est sidérant et ça existe et je trouve ce roman, ce témoignage très précieux pour ça et honnêtement en librairie : ça va cartonner !
Profile Image for clara.
140 reviews8 followers
June 25, 2026
la lumière qui émane de ce bouquin, c’est assez fou. pour avoir rencontré olivier, on sent en lui cette force et cette naïveté absolument déroutantes et on ne peut que s’imprégner de cette expérience de vie.
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,176 reviews48 followers
September 5, 2026
Un premier récit, témoignage lumineux, dur, d'une force incroyable. Olivier Grondeau nous raconte les 72 premiers jours de sa détention en garde à vue, sous l'autorité du ministère des Renseignements. Au total, c'est 887 jours qu'il a passés dans les geôles iraniennes, jugé pour espionnage.

Un récit fort, puissant. Tout commence par l'arrestation dans sa chambre d'hôtel le 23 septembre 2022, quatre hommes l'enlèvent arbitrairement sans explication. On le questionne sur sa présence, faut dire qu'à cette période explose le mouvement "Femme, vie, liberté" après la mort de Masha Amini.


"L'Iran, on y vient pour sa culture, on y revient contre le régime."

Les interrogatoires du début, puis au fil du temps, le silence, l'oubli, la déshumanisation. Olivier Grondeau raconte son enfermement, sa sidération, son quotidien, ses codétenus, son espérance.

Les conditions sont très difficiles, lumière blanche allumée jour et nuit, manque d'intimité, filmé continuellement, les cellules de plus en plus petites, la barrière de la langue mais aussi toujours l'espoir et un mental d'acier. Il entretient son physique en marchant dans sa cellule de 6 mètres sur 2, chaque jour quelques kilomètres, le sommeil la nuit sous sa maigre couverture.

Le plus fort c'est son mental et je n'ai pu m'empêcher de penser à la chanson de Pagny "La liberté de penser" ou celle de Berger "Diego, libre dans sa tête". Pour tenir, il imagine des films qu'il regarde minutieusement, scène après scène "Le seigneur des anneaux", "Le livre de la jungle" qu'il partage avec ses codétenus, il entend la voix de Britney Spears, regarde la coupe du monde de foot ou téléphone de manière quotidienne en pensée avec ses proches. L'imaginaire pour la liberté, pour sortir de sa condition, l'envie d'écrire avec les moyens du bord lui permettent de tenir.

L'écriture est très belle, les chapitres sont courts, les pages tournent rapidement.

Une plume à suivre, un témoignage magnifique à lire, une résistance, un rempart contre la violence et l'oppression.


Ma note : 9.5/10

Les jolies phrases

Pourquoi es-tu revenu? Les touristes ne reviennent pas.
Que l'Iran m'ait manqué, voilà ce qu'ils trouvaient suspect. C'est comme s'ils pensaient: l'Iran, on y vient pour la culture, on y revient contre le régime.


Pardonne -moi, Jina, de n'avoir pas osé écrire qu'ils t'avaient tuée. Je voulais être libre et j'ai cru, bêtement, que ma liberté se jouerait sur l'emploi de ces mots. Je voulais cesser d'avoir peur : voilà ce que j'entendais maintenant par "être libre".

C'est comme ça, tout doucement, que le drame nous change. D'abord, ils entrent et nous capturent. Et nous nous disons ; Cet après-midi, ils me relâcheront, comme du fond de la ville assiégée : Demain, nous reviendrons habiter le quartier. Nous ne concevons pas que le drame se poursuive.
Puis, le bruit s'intensifie. Les quartiers, les après-midi, y passent les uns après les autres. Nous n'osons plus placer l'espoir en l'après-midi qui vient, à vrai dire nous y sommes - c'était hier. L'espoir, en lambeaux, fait des concessions qui n'en finissent pas.

Je suis incapable d'observer mon innocence. elle rôde en marge de ma vision. Son nom m'est étranger. Je me dis : Je n'ai rien fait. L'innocence annonce un terrible cortège : boucs émissaires, bourreaux, arracheurs d'aveux, juges aux ordres. Qu'on m'en protège !

Pour eux, désormais, j'évolue dans l'autre monde, celui qui s'étend hors de la cellule. Ce monde est un plat de fête, dont notre imagination offre aux camarade disparu les meilleurs morceaux : l'intérieur d'une voiture animé des voix de se proches, une pièce fraîche où il boit des verres de thé, la chambre où il presse l'interrupteur en se couchant. L'imaginer en ces lieux, c'est la moindre des choses. C'est son jardin, sa cascade. Nous n'avons que faire des autres : les cellules d'isolement, les salles de torture, les estrades de pendaison. Á ce camarade devenu fantôme, on lui doit bien ça, l'imaginer libre.

On doit convoquer le plus heureux de nos souvenirs et le projeter autour de nous. Contre leurs mensonges. Contre leurs menaces.

On se demande souvent quel livre on emporterait avec soi, si l'on ne devait en garder qu'un. S'il nous restait une seule goutte d'encre, quel mot écrirait-on ? Il y en a que j'ai toujours aimé prononcer, comme "clafoutis", "yougoslave" ou " rocamadour". Mais écrire ?

- Si tu n'as rien fait, pourquoi as-tu peur ?
- J'ai peur parce que je n'ai rien fait, qu'ils le savent et qu'ils me gardent.

Ils veulent te faire avouer n'importe quoi. Mais tu sais bien, toi, que tu n'as rien fait de mal.

https://nathavh49.blogspot.com/2026/0...
Profile Image for olgamatylda.
22 reviews
Read
September 6, 2026
Goncourt’26 #1. Zapis przeżyć autora z pierwszych 72 dni spędzonych w irańskich więzieniach (ostatecznie został wypuszczony po prawie 3 latach), miejscami poetycki i eksperymentalny. Pierwsza książka, w której zetknęłam się z użyciem zaimka „iel” i mowy inkluzywnej - i przez to czasem gubiłam się w zdaniach, ale myślę, że to kwestia przyzwyczajenia. Szczególnie ciekawe są opisy relacji, jakie Grondeau nawiązuje ze współwięźniami, i eskapizm, ucieczka w świat wyobrażony, albo przeciwnie, dobrze znany z wielokrotnych lektur („Księga dżungli”, „Władca Pierścieni”) jako strategia przetrwania. Trudno mi wystawić ocenę, jak zawsze w przypadku narracji autobiograficznych - z pewnością jednak mam pewien niedosyt, liczyłam na trochę więcej wspomnień z podróży po Iranie (autor częściej wspomina wojaże gruzińskie niż te irańskie)
Profile Image for mrnws.
604 reviews3 followers
May 28, 2026
C'était très surprenant.
Ces 72 jours sont racontés avec tellement de poésie. C'est très très loin de tomber dans le pathos, Olivier a toujours une vision assez positive de son enfermement et c'est plutôt surprenant. On s'attend à beaucoup de choses quand on commence ce texte : violence, mauvaises conditions, méchanceté, etc. Et finalement je n'ai rien retrouvé de tout ça dans ce récit. Tout nous est décrit avec beaucoup de douceur.
J'aurais voulu que ça dure encore des pages et des pages, connaître chaque moment de changement dans sa situation et savoir comment il le vivait. Mais ça aurait peut-être été un peu trop de voyeurisme.
En tout cas, c'était vraiment très bien. Une belle plume pour un récit difficile et, comme souvent, rageant.
Profile Image for Alice TUET.
349 reviews
Review of advance copy
June 21, 2026
le deuxième livre de la journée mdrr…🤓
alors j’avais pas d’attentes particulières, je partais avec une posture professionnelle de vais-je prendre ce livre à l’office mais en soit m’en fiche un peu ET bah j’ai vachement aimé.
je ne reviens pas sur l’histoire puisqu’elle est véridique et que c’est de l’autobio mais plutôt sur la forme. j’avais peur d’un roman qui se veut poétique pour se donner un genre et qui plonge droit dans le pathos et pas du tout. tout est raconté de manière directe sans chichis, il y a un vrai esprit poétique qui est indéniable mais qui a 100% sa place. impressionnée par la plume franchement qui sert très bien le propos intense, terrible et angoissant
Profile Image for Xuane Jablonski.
67 reviews1 follower
September 20, 2026
Je ne pensais pas dire cela tant le sujet est difficile mais qu'est-ce que c'était beau, une ode à la poésie et à l'imagination, au pouvoir de la littérature, de la culture en général, de l'humanité dans les moments les plus sombres.. Puis, en cherchant plus d'informations sur le compte Instagram de l'auteur je tombe sur une de ses dernières vidéos qui annonce l'exécution d'un de ses codétenus qui apparaît à un moment dans le livre, réalité brutale qui rattrape ma lecture. Terrible.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for La bibli  de laura.
171 reviews7 followers
Review of advance copy received from Éditeur
May 28, 2026
Une lecture difficile sur les 72 jours de détention de l'auteur dans une prison iranienne
Profile Image for Lapeyre Mathilde.
183 reviews5 followers
Read
July 8, 2026
Je ne peux pas noter ce livre. Il faut le vivre. Les 72 premiers jours d'incarcération d'un français en Iran.
Profile Image for Elodie Petit.
74 reviews58 followers
Review of advance copy received from Publisher
July 22, 2026
Très beau texte avec un point de vue différent sur le ressenti d’un otage
Profile Image for Jordana Simon.
Author 5 books25 followers
September 23, 2026
Es complicado ponerle nota al sufrimiento de alguien, pero no es lo que hacemos aquí. Le pongo nota a la manera en que cuenta ese sufrimiento. Que bueno que pudo contarlo.
Profile Image for Alyssa.
29 reviews
Review of advance copy received from Publisher
July 29, 2026
Gros coup de coeur, c'est difficile de mettre des mots sur cette lecture mais j'ai l'impression qu'il a réussi à retranscrire sa poésie et de son imagination dans ce livre qui m'a vraiment transportée.
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