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Nourrices

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Un premier roman français exceptionnel, aussi sensuel que bouleversant. A travers les aventures de quelques femmes, on découvre l'incroyable vie des nourrices, ces mères invisibles sur lesquelles a reposé toute une industrie pendant plusieurs siècles.
Dans ce village, c'est du corps des femmes qu'on tire l'argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d'autres une "petite de la ville". Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n'hésite pas à échanger les bébés. L'enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée...
Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d'une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l'enchantement ne sont jamais loin et réinvente l'histoire de ces mères invisibles.

240 pages

Published August 20, 2026

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Séverine Cressan

3 books5 followers

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Community Reviews

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148 (31%)
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210 (44%)
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89 (18%)
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23 (4%)
1 star
4 (<1%)
Displaying 1 - 30 of 86 reviews
Profile Image for Floflyy.
617 reviews368 followers
July 16, 2025
Très intéressant d'en apprendre un peu plus sur les tours d'abandon (qui existent toujours dans certains pays!) et sur le trafic de lait maternel.

Le roman est très organique, plein de humus, de vent qui souffle. Le mythe de la Sorcière est un peu trop appuyé à mon gout mais l'autrice maîtrise très bien sa narration et déroule une histoire sur plusieurs temporalités avec brio. J'étais très vite captivé et attaché aux différents personnages féminins qui font la part belle aux très rares personnages masculins.

Assez jouissif tant par l'histoire que l'écriture.
Profile Image for Laura.
1,414 reviews57 followers
September 27, 2025
Un beau texte sur ce qu'est la maternité et le lien viscéral qu'il peut y avoir entre une mère (ou nourrice) qui allaite et son (l')enfant. J'ai un peu de mal avec le sujet, mais j'ai trouvé ces portraits de femmes très réussis. A classer avec le Sophie de Baer et La petite bonne, ce sont tous trois des portraits de femmes qui subissent les hommes et l'Histoire de façon injuste et/criante.
Profile Image for erin ★.
327 reviews26 followers
January 26, 2026
« nourrices » (sorry, je sais pas mettre l’italique sur GR, ça me tue les yeux de mettre des guillemets, désolée bernard & cbf & tous mes profs de fac) semblait être un livre assez prometteur à mes yeux, puisque l’on y retraçait un bout de l’histoire de ces femmes, ayant pour activité rémunératrice de nourrir les enfants des autres à l’aide de leur propre lait maternel. au sein de cette histoire, l’autrice est parvenue à la fois à y implanter un côté historique que l’on ne connaît que très peu (à vrai dire, je ne me suis JAMAIS posée la question sur ces femmes « « métier » », il ne m’effleure même pas l’esprit), et y a alors montré tous les sentiments que cette activité fait remonter chez ces femmes, bons comme mauvais.

on sent qu’il y a une volonté de mettre un côté réaliste dans cette lecture, comme si séverine cressan cherchait à plonger le lecteur directement dans cette époque assez lointaine. l’ajout des superstitions et d’un quotidien très connecté à la nature est assez très pertinent, et m’a donc même questionnée sur la tournure que pouvait prendre cette histoire (à savoir, presque du fantastique, tant on pouvait penser comme sylvaine tout au long de l’histoire). j’ai donc beaucoup apprécié ce point-ci.

cependant, j’ai trouvé le livre un peu… ennuyant? c’était très très intéressant, et m’a beaucoup appris sur la condition des femmes à une époque passée (qui n’est d’ailleurs pas nommée, je ne sais pas si c’est une volonté de l’autrice, mais j’aurai bien aimé pouvoir me situer), que ce soit leur soumission à un système patriarcal majeur et complètement injuste, et ce depuis leur époux et celui des autres jusqu’à leur employeur ; leur difficulté à élever multiples enfants, dont certains ne sont pas les leurs, mais aussi le vide laissé après la séparation avec le fils de lait ; ou encore les viols à répétition, les accouchements sauvages, les grossesses non-désirées… tellement de thèmes gravitent autour de ce lien entre mère et enfant, et c’était réellement interessant. mais c’était parfois vraiment dur de continuer à s’accrocher à ma lecture, sans que je ne puisse réellement expliquer pourquoi. j’ai par ailleurs trouvé la fin assez expéditive et même si c’est assez contradictoire, trois ou quatre pages de plus ne m’auraient pas déconvenue afin qu’elles puissent venir mieux souligner la volonté de l’autrice.

la plume n’a pas non plus réellement matché de mon côté. je ne sais pas si c’est, comme un commentaire l’a déjà souligné, parce que l’autrice cherche à trop en faire, ou si c’est parce qu’elle parvient presque à toucher un style parfait du bout des doigts (précisons, que c’est un premier roman, donc sa plume reste très jeune !). quoiqu’il en soit, sur certaines phrases et passages, je sentais presqu’on effleurait quelque chose, pour que cela retombe finalement (je ne suis pas très claire, j’en ai bien peur)
Profile Image for Agathe.
445 reviews47 followers
Read
August 8, 2025
DNF vers la page 165
Je suis pas emballée et j’ai pas spécialement envie de savoir ce qui se passe après donc je laisse tomber (même si j’suis d’accord avec vos reviews, le sujet est intéressant)
1,487 reviews59 followers
January 29, 2026
J’ouvre enfin ce roman dont le sujet ne m’intéressait pas spécialement, mais que tous les lecteurs avaient apprécié.

J’ai aimé Sylvaine qui n’est pas trop enthousiaste à l’idée de devenir nourrice et de ne plus allaiter son petit Jehan.

J’ai aimé le bébé de lune rousse qu’elle trouve dans la forêt, mais je n’ai pas aimé le père qui veut récupérer sa fille en faisant croire à la mère que c’est la sienne. Il apparait peu, ce père, et pourtant c’est lui qui décide de tout. J’ai eu de la peine pour sa femme qui ne peut se remettre du décès de son enfant.

De même, les hommes du village sont peu présent, toujours au bistro, mais ce sont eux qui décident pour les femmes et qui gardent l’argent.

J’ai aimé que Sylvaine parle de la douleur de la séparation d’avec son fils, à l’instar de toutes les nourrices dont c’est la première fois.

J’ai aimé leur chaine d’humanité dans les bois pour que Sylvaine ne se perde pas.

J’ai aimé suivre l’histoire de la mère du bébé de lune rousse, Zaïg, qui devient à son tour un peu sorcière.

J’ai aimé les prénoms : Zaïg, Jehan, Andoche le mari de Sylvaine, Avel le second fils du couple, le bébé de lune rousse Gladie qui devient Aglaé.

J’ai moins aimé l’enfant-vent qui hurle presque tout le temps (cela m’a rappelé de mauvais souvenirs).

J’ai découvert le mot de nourrice sèche, celles qui élèvent des enfants qui ne sont plus au sein.

J’ai aimé les sages femmes : Margot et Zaïg, puis Gladie.

Bien sûr, il est question d’allaitement et de mise au sein qui m’ont rappelé bien des souvenirs heureux ; mais il est également question de câlins et de tendresse pour les nourrissons payants, et je me suis demandé tout au long de ma lecture si réellement ces femmes avaient le temps de tant d’attention pour des bébés qui n’étaient pas les leur en cette époque difficile.

Au final, ce fut une belle découverte pleine d’émotions.

L’image que je retiendrai :

Celle de la forêt qui joue un rôle dans ce roman.

https://www.alexmotamots.fr/nourrices...
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
793 reviews269 followers
September 15, 2025
« Nourrices » a l’odeur du lait maternel et le son des pièces qui tombent dans les escarcelles. Séverine Cressan y raconte une pratique sociale méconnue : l’industrie nourricière des enfants. Ce procédé révèle comment l’intime se transforme en valeur marchande, puis en véritable filière. « Nourrices » siège dans un monde où allaiter est un métier rémunéré. Un enfant peut être pris en charge par une autre femme que sa mère. Les services sont tarifés en fonction de la qualité du lait. Il s’agit là d’un prix pour service rendu géré par les hommes.

Dans cet espace-temps indéfini, force est donnée aux corps des femmes, celles qui accouchent, celles qui nourrissent, celle qui prennent soin des générations futures. Entre réalisme social, conte noir aux accents parfois fantastiques, « Nourrices » est un récit fascinant qui répand une atmosphère envoûtante.

Ce premier roman s’ouvre sur une scène lyrique teintée de magie où Sylvaine ressent l’appel de la forêt sous un ciel de lune. Celle-ci lui confie un enfant abandonné là, à qui elle donne le sein. Avec lui se trouve un petit carnet qu’une femme a rempli. Ces missives seront ajoutées entre les chapitres du récit et c’est la voix d’une autre femme qu’il nous est donné d’entendre, une femme qui n’a pas pu s’occuper de son bébé, mais qui a respecté un pacte tacite : laisser une trace.

« Qui peut vivre dans le monde sans savoir qui il est ? Et d’où il vient ? Personne. Les bêtes n’ont pas besoin de savoir cela, elles naissent, vivent et meurent sans questions car elles sont les enfants de la Terre. Les humains, c’est autre chose. Ils ont besoin de savoir sinon, ils passent leur vie à chercher le point d’ancrage qui leur fait défaut. Ce faisant, ils en oublient de vivre. »

Par petites touches, « Nourrices » glisse d’un cas personnel à un « système ». Derrière celui-ci existe une véritable économie. Derrière l’économie, une façon de faire, et une politique. Et derrière cette politique, une éthique. Tout cela donne au roman sa portée de coeur battant d’une société.

Lorsque les choses intimes deviennent semblables à une prestation, le vocabulaire de Séverine Cressan se rétrécit. On parle de louer, de payer, de rendre service. Ainsi, le récit installe un fossé entre prix et coût. Le prix équivaut à la somme négociée contre le lait. Le coût relève de tout le reste : l’énergie nécessaire qu’il faut pour s’occuper des enfants, la fatigue, le sommeil escamoté, les soins constants, les réputations qui se font et se défont, la place sociale que l’on acquiert. En partant de ce principe de « marché », « Nourrices » interroge en filigrane une question politique de responsabilités, et une vérité plus contemporaine d’externalisation du service. Le fait de déléguer la vie au quotidien pose question.

Séverine Cressan explicite les différentes catégories de « Nourrices ». La « nourrice sur lieu » qui part en ville allaiter l’enfant d’une autre famille à domicile, la « nourrice à emporter » qui nourrit l’enfant chez elle. Le « meneur » jauge les aspirantes comme des pièces de boucherie et l’argent circule d’homme à homme. Le corps de la femme n’est qu’un moyen.

Mais, « Nourrices » est un formidable récit sur la maternité dans toutes ses dimensions. Si la fonction est de nourrir, de veiller et d’apaiser, si la loi nomme, décide et reconnaît, l’amour, lui, regroupe l’attachement, la présence et la responsabilité. Ces différents plans, fonction, loi, émotions s’entremêlent et empêchent surtout les évidences. Il est possible de remplir une fonction sans en avoir la reconnaissance (nous, les mères, le savons bien), l’amour est une force qui ne suffit pas à remplir les assiettes. Dans cette triangulation instable entre l’enfant, la mère et la nourrice, les positions de chacun bougent sans cesse.

Mais le corps des femmes, lui, est tout-puissant, indétrônable et essentiel. Les descriptions faites par l’autrice sont d’une poésie fulgurante et d’une tendresse singulière.

« Nourrices » oppose deux lieux : la campagne et la ville. Le passage de l’un à l’autre coûte et transforme. À la campagne, le temps s’étire, il y règne une économie des subsistances, une vraie maîtrise des gestes, et une certaine épaisseur dans les solidarités. À la ville, le temps se contracte, on y délègue les choses du quotidien, on y décèle le vernis des bonnes manières et la pression du paraître. J’ai aimé cette opposition des terrains qui oppose le savoir-faire au savoir se tenir. Le roman explore ce que chaque territoire fait aux corps et la fiction permet de définir ces « régimes » par leurs actions, et leurs transactions.

Au coeur de « Nourrices » se glissent le savoir-faire des femmes nourricières et leurs compétences. Ces gestes de femmes qui se transmettent de génération en génération. La sororité naît alors de la conscience d’une expérience partagée et de l’envie de se soutenir. Entre ces femmes, il y a de l’écoute et un respect mutuel. Ainsi l’apprentissage des gestes circule, les conseils et encouragements deviennent réussite. La victoire de l’une, c’est la victoire de toutes. Côté à côté, elles avancent, faisant montre d’une force commune.

« Nourrices » utilise une langue qui repose sur des descriptions exactes autant que sur une portée symbolique. Le texte a des allures de conte. Sa temporalité est élargie, et il s’ancre dans un imaginaire où le réel se laisse pénétrer par l’étrange. Et comme la voix paraît héritée de moralité, la langue développe des croyances qui se rapprochent d’allégories. Les lieux possèdent une puissante symbolique, les lois s’assouplissent face aux coïncidences mystérieuses. L’inexplicable n’existe plus et permet l’ouverture au merveilleux.

Ce roman ressemble à un miroir ancien d’un temps qui fut. Il évalue le travail pour autrui, éclaire l’attachement, et met en lumière le corps des femmes, source de toute vie. Il rappelle aussi une sororité possible entre elles (la fin est d’ailleurs superbe). Dans la grande veine des romans de terre où la nature rappelle les hommes à l’ordre, « Nourrices » se rapproche de Franck Bouysse, et parfois de Cécile Coulon. « Rares sont les humains qui osent se regarder tels qu’ils sont. Encore plus rares sont ceux qui osent se montrer aux autres dans leur vérité nue. » Mais Séverine Cressan possède sa patte littéraire dans le traitement de l’intime, le rapport à la terre, et la façon dont on se tient debout. Une écrivaine à suivre, assurément.
Profile Image for Pauline Bilisari.
Author 10 books178 followers
October 13, 2025
4,5 ✨ un roman tellement différent de ce que je lis habituellement, et que j’ai pourtant adoré. Brûlant, sauvage, sensuel, parfois presque animal, un texte profond et essentiel. Je recommande chaudement.
Profile Image for Annabelle.
83 reviews2 followers
February 12, 2026
Poétique, sensuel, doux et puissant à la fois sur la maternité de sang et de lait.
576 reviews51 followers
August 2, 2025
Dans ce beau premier roman, Séverine Cressan détaille le fonctionnement de l’industrie nourricière, une autre façon de marchander le corps des femmes. Face à cette violence, l’autrice oppose la beauté et la force animale de l’attachement. Un texte envoûtant porté par une langue poétique d’une sensualité folle. 
Profile Image for Clémentine.
140 reviews15 followers
February 21, 2026
Le sujet est intéressant mais j’ai été assez mal a l’aise tout du long en raison du caractère très mielleux par lequel la maternité est abordée, je trouve qu’il y a une sorte de caricature de la femme douce, instinctive et nourricière qui est un peu gênant
351 reviews14 followers
August 5, 2025
Séverine Cressan signe un premier roman saisissant qui m'a emportée dès les premières lignes. L'histoire débute par une nuit de pleine lune : l'instinct de Sylvaine, nourrice, la pousse vers la forêt où une nouvelle-née affamée a été abandonnée. La scène d'allaitement décrite est hors du temps, sublime...
À la maison, elle nourrit également son petit Jehan, mais aussi Gladie, un bébé de la Ville. On la paie pour allaiter la petite. Andoche, son mari, ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée de la petite trouvée dans la forêt : comment nourrir ces trois bouches avec si peu d'argent à la maison ? Quand Gladie est retrouvée sans vie au petit matin, une idée folle germe dans la tête de Sylvaine : remplacer la petite morte par le bébé qu'elle a trouvé dans la forêt. Andoche accepte, ce sera leur secret et ainsi, ils pourront continuer à toucher le salaire que Sylvaine perçoit pour nourrir Gladie...
L'autrice rend hommage aux "nourrices", ces femmes oubliées, issues des milieux populaires, qui, au Moyen Âge et jusqu'au XVIIIème siècle, avaient en charge des bébés de la ville et les allaitaient en échange d'un maigre salaire. Plus que jamais, à cette époque, l'alimentation et l'éducation des enfants  sont affaires de femmes. Sylvaine peut cependant compter sur le soutien de l'accoucheuse, Margot, qui lui prodigue ses conseils et lui apporte son aide quand le malheur frappe. Le roman, véritable ode à la maternité, offre ainsi une réflexion sur l'évolution de la place de la femme dans la société, le prix de son corps et l'importance des origines. L'on suit donc Sylvaine à travers le lien fusionnel qu'elle entretient avec la petite et son Jehan, mais l'on découvre aussi, progressivement, les origines de la nouvelle-née abandonnée, à travers un cahier écrit par sa mère, récit précieux et violent qu'elle a déposé près de l'enfant.
L'univers évoqué et le style poétique de Séverine Cressan m'ont rappelé l'écriture de Franck Bouysse, puissante et axée sur les sens. La force imposante de la nature est décrite de façon subtile et percutante. Quand la misère sévit dans cette contrée, tempêtes intérieures maternelles et célestes se répondent de façon magistrale. C'est assurément une pépite de cette rentrée littéraire à ne pas manquer ! Sortie en librairie le 21 août 2025.
Je remercie vivement Babelio et les éditions Dalva de m'avoir offert ce livre en avant-première, dans le cadre d'une Masse Critique privilégiée.
#Nourrices
#SeverineCressan
Profile Image for Marine.
19 reviews
April 7, 2026
Et si les femmes se mettaient à tirer profit de leur lait maternel ?

Dans ce roman mystique aux airs de conte, les mères de la ville confient leurs nouveaux-nés à des nourrices à lait. Elles recueillent aussi les enfants abandonnés pour les sevrer en échange de quelques sous.

À la lecture, l’ambiance est très poétique, presque magique, la nature est omniprésente et ce lyrisme déborde parfois un peu trop. Mais je suis sûre que cette lecture va me marquer longtemps.
Profile Image for Eva Reymbaut.
67 reviews
November 8, 2025
Ge-nial 🤍🤍🤍
Vraiment je le reco à moitié pour l’écriture en elle même ; si poétique et immersive. Les tournures, les métaphores, la manière d’amener les sujets, même les plus sombres, la description de la nature et de la relation entre l’enfant et son « parent » (ou nourrice en l’occurrence)… tout était si pertinent et bien écrit !
Et j’ai adoré le sujet de la monétisation du lait maternel et cette traite dont les femmes et les enfants sont à la fois victimes et pièces centrales. Les histoires entremêlées de femmes offrent un récit vraiment beau et bien construit ; une découverte plus que positive de cette autrice que je ne connaissais pas !
66 reviews
November 9, 2025
Le sujet est intéressant, mais la réalisation ne va pas vraiment jusqu’au bout. Les thématiques et ambiances se mêlent et nous perdent un peu, je trouve. + le choix de placer l’intrigue dans une époque passée me paraît inutile, ca instaure une distance et amoindrit la force des problématiques traitées
Profile Image for Alice Brunel-Robert.
166 reviews5 followers
Read
May 21, 2026
Je l'ai littéralement dévoré.

​À travers une construction vraiment solide à deux voix et un jeu de décalage temporel captivant, elle explore l'univers sombre et méconnu de l'industrie nourricière du 19e siècle.

​Un livre magnifique qui va me rester en tête un bon bout de temps.
Profile Image for Marion.
66 reviews15 followers
October 12, 2025
Belle découverte ! J'ai lu qu'il s'agissait du premier roman de Séverine Cressan, hâte de découvrir les prochains.
Profile Image for Elise.
96 reviews1 follower
October 29, 2025
Écriture sensuelle, vies de femmes meurtries par les hommes, cheminements de mères qui l'ont désiré ou subi, sororité intergénérationnelle, tout est vraiment très très beau et très puissant.

TW VSS / TS
Profile Image for Sombre Grimoire.
1,674 reviews24 followers
August 7, 2025
J'ai reçu ce livre en service presse de la rentrée littéraire.

J'attendais celui-ci avec impatience puisqu'il m'avait très rapidement intrigué avec ses thématiques. C'est un roman fort sur la figure des femmes mais aussi celles des mères.
J'ai adoré cette lecture prenante, pleine d'émotions et de sensibilité.
Profile Image for jujou.
103 reviews5 followers
August 6, 2025
(reçu en anticipé par NetGalley)

wow wow wow. je suis touchée et énervée. dingue de se dire que c’est un premier roman. j’ai eu légèrement du mal à accrocher, le début est assez difficile je trouve, j’étais perdue et je trouvais peu de repères. l’écriture alimentait beaucoup ce contexte étrange je crois, ou c’est peut-être moi qui cherche des choses qui n’existent pas du tout, mais même si ça prend forme sur le long c’est un texte vraiment atypique.

c’est révoltant, c’est abject, je me sens désolée. Sylvaine et l’enfant lune taclent fort dès le début, penser à la détresse de ces mères et de ces enfants, à cette objectification du corps de femmes précaires au profit de celles privilégiées en ville, devoir abandonner son enfant et servir celui d’une autre pour assurer un revenu à sa famille, j’ai entendu beaucoup d’histoires de nourrices et j’avais à peine connaissance des tours d’abandons et des trafics de lait maternel, ce livre donne envie d’hurler.

le mythe et toute la projection de la sorcière était un chouillat poussif, mais c’est quelque chose qui marche à chaque fois quoiqu’il arrive (pour moi en tout cas). j’ai vraiment beaucoup aimé ce sentiment de voir des paroles de femmes aussi protégées. l’homme impliqué à sa façon certes, mais il n’est pas nommé, pas acteur, pas directement concerné, ne déforme aucun propos, altère aucun vécu, des expériences et traumatismes de femmes relayées de façon libre et préservée. intentionnel ou non, c’est un détail qui a donné beaucoup de force à cette histoire pour moi. je suis d’avis à mettre en priorité les récits de sororité sur la table, celui-là en fait partie, je me répète mais c’est assez impressionnant de se dire que c’est un premier roman. je garderai defo un œil sur les (j’espère) prochains de Séverine Cressan. vraiment un bijou de cette rentrée littéraire. un gros merci NetGalley.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for sasha.
107 reviews10 followers
July 14, 2026
Je n'ai pas aimé ce livre.
Les thèmes m'ont attirée car très intéressants et peu abordés en littérature, c'est d'ailleurs la qualité majeure de ce roman à mes yeux. Le style de l'autrice m'a néanmoins totalement fait décrocher du livre. Très peu naturel, très verbeux, trop vers le poétique. Le côté ésotérique m'a semblé mal exécuté et hors sol. Les dialogues peu naturels et trop explicatifs ; l'autrice ne montre pas, elle dit, et j'ai trouvé ça dommage.
Je n'avais pas forcément envie de continuer ou de terminer ce livre, il me mettait mal à l'aise parfois. Je pense que cette critique vient plutôt de moi et n'est pas foncièrement de la faute de l'autrice, j'ai été simplement mal à l'aise face aux descriptions d'allaitement, de rapport animal à l'enfant.
Profile Image for Jul.
51 reviews
February 6, 2026
J'ai du mal à comprendre tous les avis élogieux au sujet de ce livre.
Pour commencer par les points positifs je trouve que la plume de l'autrice est assez belle. J'ai aimé le fait que le récit soit entremêlé à une espèce de conte car c'est joli à lire.
Cependant, cet aspect un peu fantastique du récit nous perd dans l'histoire de temps en temps.
Je suis une éponge émotionnelle et suis touchée très facilement mais pour le coup, ici, je n'ai pas réussi à m'attacher énormément aux protagonistes.
Autre point positif, le principe du carnet qui vient s'entremêler au récit a du sens et apporte une certaine dynamique au récit.

Passons désormais aux énormes points noirs pour moi qui font que j'ai n'ai pas du tout accroché. Déjà, par pitié, en 2026, il serait peut être temps de mettre les TW en début de livre car ça me fatigue de payer des livres où on parle aussi librement de viol de manière explicite sans prévenir le lecteur. Pour moi, c'est lunaire d'encore faire ça sous prétexte que ça apporte une dimension tragique au récit. Je vous assure que sans les détails, la dimension y est quand même, pas besoin de plus.
Ensuite, beaucoup parlent d'un beau portrait féminin dépeint, d'un récit féministe etc.
Selon moi, il n'y a absolument rien de féministe et de moderne lorsque que la tétée prend une dimension incestueuse.

Bref, j'ai apprécié la plume de l'autrice car elle est belle mais j'ai détesté les incohérences du récit et le côté cru de certains passages qui, à mon sens, desservent le récit.
Profile Image for Matatoune.
637 reviews33 followers
August 11, 2025
Attention, ce premier roman, Nourrices, est une réussite littéraire. Il raconte à une époque non précisée, en tout cas, au Moyen-Âge, dans la ruralité paysanne, le travail des nourrices qui vendent leur lait pour tenter d’échapper à la misère.
Aux corps usés par les travaux et par l’allaitement des bébés, l’écrivaine oppose une sororité qui permet aux femmes de se libérer. Séverine Cressan raconte avec justesse, la maternité, l’accouchement, la relation maternelle et même un viol. Les mots qu’elle pose révèlent avec réalisme les conditions de vie des femmes du Moyen-Âge, mais celles de maintenant aussi, poursuivant son exploration de leur émancipation en sachant convoquer des émotions très vives. Impossible de ne pas être au côté de Sylvaine et de ses compatriotes dans la révolte presque silencieuse qui les anime.
Bref, un premier roman extrêmement réussit qui devrait faire parler de lui !
Chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Clémence Inès.
35 reviews
September 19, 2025
Je ne savais pas trop combien noter ce livre, j’aurais mis 3,5.
J’ai adoré son côté féministe évidemment, mais surtout l’instruction sur la réalité heureusement passée.
Je n’avais JAMAIS entendu parler des tours d’abandon et du triste sort des victimes du trafic de lait maternel.

L’écriture poétique est une arme puissante pour faire passer des messages. Parfois, je ne m’y suis cependant pas retrouvée. J’ai trouvé la frontière trop ténue entre imaginaire et réel, l’autrice brouillait les repères spatio-temporels ce qui me perdait. Longues étaient les descriptions naturelles et les images corporelles féminines, mais c’est un parti pris qui va avec l’image de la sorcière. C’est cohérent.

J’aurais vraiment aimé en apprendre plus sur ce que l’autrice souhaitait dénoncer, mais j’apprécie le fait qu’elle n’ait pas édulcoré sa plume et son identité dans le récit.

Un beau premier roman 🫶🏼
Displaying 1 - 30 of 86 reviews