« L'amour s'apprend, s'apprivoise, se brise, se recolle. L'amour se perd, s'exalte, s'adoucit. L'amour heurte, mord, désire, submerge »
« J'ai laissé couler mes larmes. Elles sont devenues rivières, se sont mélangées au colostrum. Je les ai entendues chuchoter des langages anciens. »
« J'ai l'énergie d'une mer qui veille de jour et de nuit. Je suis le rythme des marées. »
« N’oublie pas qu’un sentiment d’appartenance c’est d’abord et avant tout s’appartenir »
« En cherchant bien, tu les verras, ces racines qui t'ont porté malgré leur propre poids. Celles qui se sont tissées entre le temps et toi. Celles à travers lesquelles d'autres cœurs se font entendre. Cette existence ainsi créée, celle que tu as reçue sans la demander, est un cadeau dont toi seul peux témoigner. Son sens et ses vérités n'appartiennent qu'à toi. Ce qui émerge subsiste et salimente par tes choix. Comme une fleur sauvage qui sabreuve des humeurs d'une Mère Terre dont elle dépend, jusqu'à ce qu'elle soit cueillie et que son temps soit compté. Elle peut devenir fruit avant de se faire arbre. Prendre vie, c'est accueillir ce qui nous est offert. Alors, ne cherche pas le jardin parfait où t’implanter. Ton véritable habitat est interne, bien niché en toi ; il te suivra où que tu ailles... »
Les recueils de nouvelles publiés sous la direction de Michel Jean sont toujours de très belles découvertes, même si la nouvelle n'est pas mon genre favori et même si certains textes m'ont forcément plus parlé que d'autres. J'ai passé un bon moment de lecture, j'ai eu des surprises (certains textes sous forme de BD, de poème, d'essai philosophique ou rédigé dans plusieurs langues), des déceptions (la nouvelle de Louis-Karl Picard-Sioui, "Camélia", ne m'a malheureusement pas convaincue alors que celle qu'il avait publiée dans Wapke m'avait particulièrement marquée), j'ai versé quelques larmes (beaucoup sur la nouvelle de Michel Jean, "La somme de leur amour", je préfère vous prévenir), j'ai été apaisée par la nouvelle de Joséphine Bacon, "Le Café de la 8e île", et j'ai été touchée de bien des façons différentes par ces nouvelles sur le thème de l'amour. Mention spéciale pour l'originalité de la nouvelle de Shayne Michael, "Tambours de l'amour", qui aurait tout à fait eu sa place dans le recueil de nouvelles de science-fiction et d'anticipation Wapke. Je recommande cette découverte et cette lecture comme celle des autres recueils de nouvelles publiés sous la direction de Michel Jean, vous y trouverez forcément des textes qui vous toucheront et vous parleront.