Y a d’la joie se déploie sur deux journées, au fil desquelles Paul observe ce qui l’entoure et laisse affleurer ses pensées, ses souvenirs et les rencontres qui ponctuent son quotidien. Le livre avance par fragments : un exercice au piano, une marche dans le quartier, un arrêt au café, un trajet en métro, un souvenir d’enfance. On y croise le passage du temps, le rapport à la création, aux parents disparus, aux objets accumulés, à la musique, à la nature. L’actualité est présente, mais malgré ce bruit de fond, ce qui importe, ce sont les petits gestes, les routines, les moments d’attention qui permettent de rester debout… Dans la continuité de son oeuvre, Rabagliati privilégie l’observation, l’autodérision et une forme de sagesse tranquille. Le dessin, précis et chaleureux, accompagne un récit intime, sans plainte ni démonstration, où l’émotion surgit avec simplicité. Y a d’la joie est un livre posé et profondément humain, qui rappelle que le bonheur se niche souvent dans les choses les plus ordinaires.
Le talentueux Rabagliati me surprend à chaque fois avec ses beaux dessins exécutés à la mine de plomb. Je ressors de cette lecture très inspirée. La fin me touche beaucoup, j’en suis extrêmement satisfaite. Je me demandais un peu au début de ma lecture où le tout s’en allait.
C’est un 4,5! Moi aussi j’ai marché Montréal, avant les cônes oranges. Quel plaisir de revivre cette expérience avec Paul! Rabaglati m’a instruite sur cette ville et sur des pans de sa vie. Merci!