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Bonne Figure

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Par l’auteur de Photo sur demande, Goncourt du premier roman 2025
Pour devenir mannequin, il y a des formulaires sur le site des agences. Il faut envoyer trois photos. Il est demandé de renseigner sa taille, son poids et la couleur de ses yeux. Une réponse d’ici quelques semaines à deux mois est promise aux candidats. Léo est représenté par l’une d’elle. Il explique à Simon que pour être retenu, il est nécessaire d’avoir les bonnes images, le bon look, la bonne démarche. Qu’il n’y a pas d’autre moyen que de d’apprendre à faire bonne figure. Le deuxième livre de Simon Chevrier chronique une année à courir les castings de maison de couture. À travers l’attente et les espoirs souvent déçus, il donne à percevoir l’implacable regard d’un adolescent sur lui-même, son corps et celui des autres garçons. Un roman d’autofiction initiatique porté par une écriture d’une grande maîtrise et une immense sensibilité.

160 pages, Paperback

Published August 19, 2026

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About the author

Simon Chevrier

2 books13 followers

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Community Reviews

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2 (5%)
1 star
1 (2%)
Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for charlie medusa.
690 reviews1,546 followers
Read
August 17, 2026
je suis désolée mais pour moi c'est quand même pas très abouti... fin d'accord y a une voix y a un thème, mais il me semble que faire roman ça appelle quand même davantage de générosité narrative... genre... vraiment, vous vous êtes senti rassasié de fiction après ça ? sans même parler de rassasiement, vous vous êtes senti nourri ? cherché, surpris, questionné, emmené, déplacé ? la fiction peut plus et je mourrai sur cette colline
Profile Image for Jo.
1,249 reviews260 followers
June 1, 2026
Après avoir adoré « Photo sur demande », j’attendais avec une curiosité difficile à contenir de retrouver l’écriture de Simon Chevrier. Une fois encore, la magie a opéré.

« Bonne figure », c’est une immersion totale dans l’univers du mannequinat à travers le regard de Simon, fasciné par Léo, déjà représenté par une agence. Ensemble, ils évoluent dans un milieu où tout semble reposer sur l’apparence, la disponibilité et la capacité à répondre sans cesse aux attentes (des autres, cela va de soi, mais aussi celles qu’on modélise sur nous-mêmes).

Simon Chevrier observe ce monde sans jamais tomber dans la démonstration. Il met en lumière les dérives d’une industrie qui transforme les corps en produits, multiplie les refus arbitraires et impose un rythme effréné fait de castings, d’attente et d’incertitude permanente. À mesure que le récit avance, cette mécanique s’emballe. Les demandes s’accumulent, les exigences deviennent envahissantes et on suffoque presque aux côtés de ces personnages dont les vies semblent devoir s’organiser entièrement autour des impératifs du métier.

Le point de vue de Simon Chevrier est passionnant car il ne se limite jamais seulement au fonctionnement du milieu. Au-delà des castings et des agences, l’auteur étudie également l’un des désirs humains les plus universels : celui d’être vu, choisi, reconnu. Il montre avec beaucoup de subtilité comment le besoin de validation peut devenir un moteur aussi puissant qu’épuisant. À mesure que cette course s’intensifie, le monde extérieur semble se rétrécir. La relation de Simon avec sa mère, de plus en plus absente puis soudain désireuse de reprendre une place dans sa vie, en est une illustration bouleversante : lorsqu’elle se tourne enfin vers lui, c’est parfois lui qui regarde déjà ailleurs.

Le lien unissant Simon et Léo participe pleinement à cette tension. Il est chaotique, mouvant, frustrant, déformé. On assiste à leurs rapprochements et éloignements avec énormément d’attention car Simon est un protagoniste qui interpelle notre empathie.

Enfin, j’ai retrouvé avec joie ce qui m’avait tant touché dans le précédent roman de l’auteur : une plume talentueuse capable de capter les glissements imperceptibles des relations humaines et les contradictions qui nous construisent.

Le roman interroge les coulisses d’un milieu fascinant mais devient surtout le prisme à travers lequel Simon Chevrier aborde nos envies de reconnaissance et de légitimité.
Le tout constituant un roman ultra sensible et très intelligent.
153 reviews1 follower
September 10, 2026
Dans Bonne figure, Simon Chevrier raconte l’entrée d’un adolescent dans le monde du mannequinat. Entre castings, attentes et relation amoureuse, son narrateur semble traverser les événements à distance. Une écriture froide et détachée qui traduit peu à peu sa dépossession face au regard des autres, aux mensurations et au pouvoir de l’image.
Pourquoi le lire ?
Pour découvrir un roman étrange et dérangeant sur le monde du mannequinat, mais notamment pour l’écriture singulière de Simon Chevrier. Son style volontairement détaché traduit avec une grande justesse la dépossession d’un adolescent confronté au regard des autres et à une image de lui-même qui finit par lui échapper.
La chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Emmanuel MARTINEAU-MARCENY.
39 reviews2 followers
October 4, 2026
Après son 1er livre assez marquant (photo sur demande), Simon Chevrier dans un récit qui semble autobiographique décrit la cheminement erratique d'un jeune adulte attiré par le monde du mannequina. En parallèle de nombreux casting désespérant il passe son bac. Chez lui il décrit avec une tendresse assez brut ses liens avec sa mère chez qui il vit. Sa rencontre avec un narcisse,Léo ponctue avec intensitéle cheminementdu lecteur.trice.
Je recommande et invite les lecteur.trice à suivre Simon Chevrier
3 reviews
October 14, 2026
Pour parler du livre, ce denier ce lit rapidement, et facile à comprendre nous permettant de nous plonger plus dans le métier de mannequin (qui aurait pu être plus détaillé).
Le seul regret que j’ai c’est que j’aurais aimé un peu plus de fantaisie dans l’écriture qui fait un peu trop carnet de note.
Profile Image for Louise.
8 reviews2 followers
August 25, 2026
Lu pour le travail mais assez peu aimé le style. Pauvre Simon et quel milieu de merde. J'espère qu'il va bien qu'il a appris à mieux s'entourer, que sa mère aussi et que Léo fait pousser son potager.
This entire review has been hidden because of spoilers.
47 reviews
September 14, 2026
Un roman dont la forme correspond particulièrement au récit. Des flashs, sans fioriture, comme si on se rappelait d’une période dont on ne sait même plus si on l’a vraiment vécue. Une accélération sur la deuxième partie - un côté haletant, qui correspond bien à ce que vit le personnage.
Profile Image for Floflyy.
628 reviews373 followers
Review of advance copy received from Éditeur
July 6, 2026
J'ai retrouvé la plume que j'ai aimé dans son premier roman, froide et factuelle. J'ai juste eu un problème de longueur (hihihoho). J'ai eu l'impression, surtout à la fin, d'avoir lu un gros prologue, et m'attendait à plus de développements, preuve s'il en est que l'attachement au personnage principal était présent.
Profile Image for Anabelle Regis.
85 reviews3 followers
June 2, 2026

Un roman initiatique et autobiographique sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte.
Simon Chevrier nous livre un regard tendre sur l’adolescent qu’il a été : à 17 ans, alors qu'il prépare son bac et vit avec sa mère, il rencontre Léo, jeune mannequin débutant : sur ses conseils (mais surtout pour se rapprocher de lui) Simon va s’aventurer avec un espoir teinté de méfiance dans l'univers des apprentis mannequins. Il découvre la sexualité, commence à assumer son homosexualité et va comprendre que l’amour non réciproque : ça fait souffrir. Trop absorbé par ses premiers amours et émois, Simon ne voit pas que sa mère, elle, est en train de perdre pied...
L'auteur a réussi à vraiment bien montrer l'envers du décor du monde du mannequinat masculin, qui est comme on peut l'imaginer assez opportuniste et ingrat, et qui surtout est un monde dans lequel les hommes ne sont (pour une fois) pas les plus privilégiés.
Vraiment une jolie découverte. Je tâcherai de surveiller les prochaines parutions de cette nouvelle maison d'édition qui me semble très prometteuse : j'ai beaucoup aimé ce texte, mais plus encore leur autre titre de la rentrée Décolorer sa fille de Lucie Bérard qui est mon coup de coeur de la rentrée.
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