Paula, une jeune esthéticienne, quitte la banlieue parisienne pour s'installer en bord de mer avec Tom, son compagnon jardinier. Dans cet appartement, elle espère un nouveau départ loin des odeurs et des bruits de la tour HLM où elle a grandi. Mais son quotidien est hanté par le souvenir des femmes de sa famille. Enfermée chez elle avec sa chienne Scarlett, Paula sombre dans une angoissante obsession domestique. À travers son regard myope ou la fenêtre inexplicablement sale de son salon, elle contemple l'immeuble voisin brûler et un secret ressurgir. Par une langue obsessionnelle et hirsute, Décolorer sa fille scande une vie réglée comme une liste de course qui glisse vers une inquiétante étrangeté. Dans une tension diffuse et une ambiance irrespirable, ce roman explore la filiation féminine, la charge domestique intériorisée et dissèque ce que la précarité fait aux femmes.
très très bien écrit mais je trouve que toute la tension accumulée au fil de la lecture tombe un peu à plat au final. il aurait fallu que ça soit plus long peut-être ? ou plus trash ? plus efficace ? je sais pas. un sens de la formule magnifique par contre, ça faisait longtemps que j'avais pas lu qqch d'aussi limpide et poétique à la fois
pourquoi cette fin nooooooooooon j'espérais que le livre aurait l'intelligence de ne pas aller vers cette fin tellement attendue imaginez ce que ça aurait été si on avait cru ça tout du long et en fait non... oh... une vraie plume quelque chose de très fort des passages magnifiques, malheureusement trop de redondances dans la seconde moitié et cette fin oh non... ça vaut le détour et je suivrai la suite des écrits de l'autrice nonobstant
Hyper compliqué de donner réellement son avis sur un texte pareil. Le "plot twist" était inattendu, j'avais pas vu venir le truc et tant mieux ! Mais, est-ce que c'est nécessaire d'avoir toujours cette même structure : un roman moyen jusqu'au retournement de situation de fin, qui éclaire tout le reste. C'est sympa, j'dis pas, mais c'est un peu redondant. Ce texte m'a donné la vibe du fin d'étude et de l'entrée dans la vie active. On se sent à peu près aussi bien que Paula pendant tout le roman, pendant cette période. Mais c'est pas le cas de Paula, elle a déjà travaillé, elle a juste complètement changé son espace de vie et elle doit tout réinventer. Bref,je sais pas trop ce que j'en pense. Comme souvent avec la rentrée littéraire soyons honnêtes.
wow la grosse claque! j'ai adoré franchement, l'écriture très poétique, fragmentaire, mais je me suis laissée totalement emporter et c'était cru et touchant, réconfortant aussi en tant que meuf à lire, c'est vrmt un bouquin pour les weird girls la fin laisse un peu sur notre faim mais en même temps je m'attendais à une fin ouverte (très honnêtement je vois pas trop comment d'autre ce récit aurait pu finir). très hâte de lire les autres livres du prix étudiants de france culture !!
J'ai pas du tout aimé, j'ai d'ailleurs pas trop compris la fin. C'est vraiment pas du tout mon genre de lecture... Y'avait des moments pas mal vers la fin, mais j'ai tout de même pas saisi...
“Vivre en HLM, c'est vivre à l'intérieur d'un animal qui transpire. Les ascenseurs sont des œsophages, les gens, ça vient et ça remonte sans prévenir.” Un premier roman qui mérite une attention toute particulière. Paula et Tom quittent la banlieue parisienne pour s’installer à Marseille avec leur chien Scarlett. Au fil des pages, la petite fille, la fille, la sœur, l'amante, la jeune femme, toutes vivent encore en Paula, se heurtent, se confondent, et racontent en creux ce dont elle ne parvient pas à se défaire. Peu à peu, elle s'affranchit des injonctions familiales et apprend enfin à vivre pour elle. La langue de l’autrice est singulière, elle nous entraîne avec elle dans le quotidien de la narratrice avec une aisance déconcertante, certaines phrases sont particulièrement impactantes, et surtout elles sonnent juste. La question de la charge mentale est abordée de manière originale et réaliste. Tom est un gentil garçon qui n’impose pas à Paula une ligne de conduite particulière mais malgré tout de manière insidieuse la charge mentale s’infiltre dans les interstices de leur vie domestique, ce qui explique très bien les mécanismes d’intériorisation inhérent à la plupart des femmes. Un récit très personnel dans lequel soit on se reconnaît, soit on apprends quelque chose de la psychologie féminine d’aujourd’hui et d’hier. Un immense coup de coeur !
je vois bien ce qui est dit dans le résumé: précarité, obsessions, violences patriarcales, weird girl ambiance mais j’ai vu quelqu’un parler d’un plot twist alors j’ai vraiment l’impression d’être passée à côté. j’en ressors comme si je sortais du journal d’une personne avec des troubles mentaux, on a une temporalité très floue, des passages passé présent entremêlés c’est vraiment assez bizarre mais j’ai bien aimé après j’attends que quelqu’un me spoile le “plot twist” pcq j’ai visiblement pas compris??
Dans Décolorer sa fille, Lucie Bérard raconte la lente descente d'une jeune femme vers la dépression et les troubles obsessionnels, alors qu'elle croyait enfin commencer une nouvelle vie. Entre héritage familial, deuil et désir d'émancipation, ce premier roman interroge les blessures invisibles transmises de génération en génération. Porté par une écriture précise et sans pathos, il compose un portrait féminin d'une remarquable justesse et annonce une voix littéraire prometteuse. Sélection du prix Stanislas 2026 La chronique entière et illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Je viens de le finir à l’instant et j’ai pas aimé. J’avais énormément d’attente parce que le résumé était prometteur mais j’ai été déçu. J’ai trouvé la plume de l’autrice assez particulière et maladroite. Je me suis souvent perdu dans la temporalité de l’histoire : il a beaucoup de bonds dans le temps, de flashback ce qui m’a perdue. Je n’ai pas vraiment apprécié non plus le fait que les termes ne soit pas dis explicitement : on comprend que l’autrice cherche à dénoncer le patriarcat et les violences faites aux femmes mais je n’ai pas trouvé cela aboutit.
DNF. Un peu déçue car le résumé me donnait envie mais j'ai été déçue. J'ai trouvé que la temporalité avec les flashbacks était un peu floue et me perdait. L'écriture était un peu spéciale aussi, des répétitions qui n'avaient pas lieu d'être. Je n'ai pas trouvé l'intérêt de ce livre. Jolie couverture cependant. Dommage ! Mais j'ai trop de livres à lire pour la rentrée littéraire pour ne pas me forcer à aller jusqu'au bout.
Le livre nous met dans une ambiance sombre mais est incroyablement bien écrit, juste et sans fioritures. On peut sentir la pression psychologique aussi bien que Paula, les pages durant, qui tombe de plus en plus dans une forme de folie obsessionnelle. Cependant, ça devient quelque peu redondant et le plot twist arrive comme un cheveu sur la soupe, bien qu’on puisse saisir quelques détails si on se replonge dans les pages précédentes, j’ai trouvé qu’il manque un enjeu plus central.
je pensais qu’elle était dépressive mais en fait c’est une psychopathe…nan mais un bon roman sur la transmission familiale, les angoisses, les traumas, les femmes, les gap sociaux bref c’est pas un livre très bavard mais il dit beaucoup donc bravo pour ça
C'est toujours pareil pour moi ces romans super contemplatifs où on a juste les pensées d'un personnage en continu, quelques passages sympas, une ou deux phrases marquantes, mais rien de plus pour moi 🥲
J’ai bcp bcp aimé l’écriture et juste le concept de raconter le pdv d’une meuf random avec des descriptions et impressions très précises et universelles. Un peu déçu de la fin mais j’attendais pas mieux non plus donc ça vaaaa franchement très joli
L'écriture est presque crue et au final tellement honnête que cela en est rafraîchissant en un sens. J'ai 25 ans aussi, j'ai fréquenté un homme de 9 de plus que moi aussi. J'ai les cheveux rouges aussi.
Prix étudiant FranceInter 2026 J’ai bien aimé c’est tellement bien écrit ça se lit comme du petit lait. Ça change j’aime bien quoi, il se passe rien de particulier mais quand même.