Un grand livre gore, où Guillaume Guéraud donne toute sa puissance !
Veille des vacances de février, au collège Rosa Parks, dans les quartiers Nord de Marseille. À l'ouverture des portes, on fait la connaissance de certains élèves, la bande des 3e, une petite 6e timide, Lila, plus tard Slimane, le caïd amoureux de la prof d'anglais, qui prend le collège pour un moulin et arrive en retard, comme d'habitude. Sitôt en classe, plusieurs élèves montrent des symptômes inquiétants, d'abord de simples saignements de nez chez Corentin, puis les cheveux de Yasmina tombent... Mais à la récréation de dix heures, après les premiers décès, la panique s'empare du collège. Un virus foudroyant semble s'être abattu sur la petite communauté, s'attaquant aux nerfs, aux muscles, aux vertèbres, faisant littéralement exploser les corps. Lorsque, en début d'après-midi, trois cents élèves et professeurs tombent brutalement dans la cour en cinq minutes, le collège est mis en quarantaine. Les pompiers et les équipes médicalisées prennent le pouvoir, pendant que la police interdit toute sortie et contient les parents terrorisés à l'extérieur. Dans ce huis clos terrifiant, on suit les destinées de plusieurs collégiens, Nino, amoureux de Cess qui va mourir, Slimane, qui cherche à tout prix à protéger son petit frère, Lila, qui reçoit des coups de fil de son père retenu à l'entrée du collège, Charlotte, absente pour cause de gastro, qui réussit à passer les barrages pour rejoindre sa bande confinée dans la cour... Les seules nouvelles de l'extérieur nous viennent via les bulletins d'info, les échanges téléphoniques entre médecins, et les communiqués officiels des ministères. Quand la nuit s'installe, on compte les survivants. Certains collégiens décident alors d'échapper à l'enfer. Qui en sortira vivant ? Guillaume Guéraud donne toute sa puissance dans ce grand livre fascinant. Reconnu pour son style cinématographique et son absence de tabous, il tape à nouveau très fort. De quoi séduire les adolescents férus de jeux vidéo et de films gore.(Présentation de l'éditeur)
J'ai lu ailleurs des commentaires sur le gore insoutenable. Des lecteurs incapables d'aller au bout ou dans la douleur. Pareil. Si ce n'est que le 'gore' doit être la seule chose à ne pas m'avoir dérangée.
Des ados parfois passables mais souvent invraisemblables, des inclusions de SMS et autres annexes au mieux paresseuses au pire hors sol. Des passages de discrimination collégienne pleinement repris en charge par le narrateur. Une fin ouverte d'autant plus frustrante qu'y arriver est une épreuve.
Je n'arrive pas à mettre moins de deux étoiles parce que j'ai été trop têtue et passé trop de temps à le lire pour descendre plus bas, mais c'est purement du déni, parce que ça ne les vaut pas.
L’auteur écrit des phrases courtes avec un vocabulaire précis qui ne part pas dans de longues descriptions explicatives. Pourtant l’ambiance est directement posée tant ce style est percutant. La thématique (un coronavirus apparaît dans une école qui se retrouve isolée à cause de la situation sanitaire problématique qu’elle représente) est interessante car actuelle alors que le roman date de 2015. En outre, ce récit qui se lit d’une traite (impossible à lâcher tant le mystère est présent) m’a permis de relativiser (hum) ce que nous vivons aujourd’hui. Attention, âmes sensibles s’abstenir - en vrai mon âme est clairement sensible et j’en ai cauchemardé mais j’ai tellement adoré l’histoire 😂.
Un roman qui se lit d'une traite, mais assurez vous d'avoir l'estomac bien accroché. L'écriture, qui je trouvais fonctionnait bien au départ finissait par devenir un peu redondante. Aussi il était difficile de s'y retrouver au début avec tous les personnages (le problème est vite réglé...) En dehors de ces deux petits bémols, c'est vraiment un roman très divertissant, malsain et fascinant ! Un vrai livre d'horreur, très graphique, comme j'en lis rarement, surtout en jeunesse.
Macabre, cruel, addictif : ce sont les trois mots qui conviennent le plus à ce récit suite à ma lecture. J'ai vraiment adoré cette lecture aussi bien pour l'histoire sans concessions, la plume brute de l'auteur et l'ambiance à la fois distante et vivante donnée à cette histoire. Clairement si vous avez peur du sang, des os qui craquent ou de scènes un peu graphiques fuyez ce livre car on vous en donne à toutes les sauces et tous les niveaux ! Mais je crois que c'est l'un des éléments que j'ai le plus aimé.
En fait je ne m'attendais pas à trouver des scènes aussi crues en commençant cette histoire plutôt adressée à un public jeunesse (les personnages ont entre 11 et 14-15 ans max pour la très grande majorité d'entre eux) et l'auteur ne prend clairement pas ses lecteurs par la main en les entraînant d'une scène glauques à une autre. Le tout est renforcé par une plume à la fois extrêmement fluide et crue qui ne s’embarrasse pas de détails aseptisés pour décrire les faits se déroulant dans ce lycée. On y ressent la panique, la peur, la frénésie, la maladie... le lecteur est très très rapidement pris au piège par ce texte addictif et poursuivra sa lecture jusqu'au bout.
J'ai aussi aimé ce rapport à la fois ambivalent entre le lecteur et les personnages, on s'y attache et on compati à leur situation tout en ayant presque "envie" qu'il leur arrive quelque chose, de savoir jusqu'où la maladie va aller....et vers qui. On est à la fois ce spectateur externe et naïf sur la situation et celui lucide et presque voyeur des événements qui se déroulent, un paradoxe souvent renforcé par les notes ajoutées par l'auteur au fil des chapitres (bulletins d'information de radios, échanges par sms, etc.).
Bref, un livre diablement vivant même si ce n'est pas le cas de la plupart des personnages :p
Oh que c'était bon. Du gore en veux tu en voilà. Typiquement ce que j'aime. L'histoire est assez simple dans le fond mais la plume de l'auteur la rend super efficace. Je ne me laisse pas de son écriture incisive et troublante. C'est percutant.
Pourquoi pas cinq étoiles? Parce qu'à des moments c'était un peu répétitif. Qu'il y a des questions laissée sans réponses, et que la fin aurait pu être bien mieux.
Sinon c'est tout ce que j'aime dans la littérature, un virus, des morts, des mâchoires qui tombent, tout ça en français et en jeunesse. Je suis bluffé. A lire sans modération!
Un livre bien gore, qui remplit tout à fait son office dans ce genre-là. Parfois un peu répétitif et on a du mal à s’attacher aux personnages (forcément on n’en a pas le temps...).
C'est un livre qui se lit facilement et rapidement : les personnages principaux nous sont présentés clairement et on arrive à tous les cerner, et comprendre leurs personnalités sans problème. Quand j'ai commencé ce livre, j'ai tout de suite était dans l'histoire qui est un huis clos dans un collège à Marseille, avec un virus qui terrasse les élèves et les professeurs, les uns après les autres. Guillaume Guéraud a une plume qui m'a plu, facile à lire et qui nous met dans l'ambiance de ce petit bahut du sud de la France. Malheureusement, à la fin de notre lecture, les questions qu'on se posait n'ont toujours pas de réponses. On ne sait pas vraiment d'où vient le virus alors que c'est quand même ce qui déclenche toute l'histoire, et la fin du livre nous laisse sur notre faim. C'est comme s'il manquait encore deux ou trois chapitres. Dommage pour une histoire qui se voulait originale et qui avait une écriture fluide. Je ne regrette pas d'avoir passé moins d'une demi journée à le lire, mais j'aurai voulu en avoir plus, et que toutes mes questions aient leurs réponses.