Dans les Highlands écossais, sur une exploitation agricole en difficulté, vivent Fiona, son mari éleveur et leur fils adolescent, dont la vue décline. La baie de Somme est le terrain de chasse de Willy, qui espère un jour transmettre à son petit garçon sa passion pour le gibier d’eau. Au Maroc, la Merja Zerga voit naviguer touristes, guides ornithologiques et le jeune Hamza, qui donnerait tout pour s’échapper, migrer loin de là où il est né. Dans ces mêmes lieux, chaque année, fait escale un oiseau en déclin, le courlis cendré. Sous les battements d’ailes de cette espèce vulnérable, ce sont trois récits de filiation, de transmission et de réconciliation qui s’entrelacent, au plus près de familles issues de territoires très différents, qui doivent pourtant composer avec la même réalité : celle d’un monde qui change. Avec justesse, et sans cruauté, ce roman bouleversant explore les questions agricoles, humaines et écologiques liées au dérèglement climatique et la cohabitation encore possible entre les espèces.
Dans le folklore traditionnel, notamment en Angleterre et dans certaines régions d'Europe, la légende des "Sept Siffleurs" est associée à un présage funeste.
Selon le mythe, ces siffleurs sont des oiseaux mystérieux dont le chant, semblable à celui du courlis, retentit dans le ciel.
Entendre les sept siffleurs voler en formation en poussant leur cri strident est considéré comme un mauvais présage, annonçant souvent la mort ou un désastre imminent pour celui qui les écoute.
Dans certaines variantes régionales, on raconte qu'il s'agirait de l'âme damnée d'un chasseur maudit condamné à errer dans les cieux jusqu'à la fin des temps pour avoir chassé le dimanche...
Dans ce roman de Colin Niel, la légende est transposée dans le contexte du réchauffement climatique et de la biodiversité en péril.
Une lecture agréable certes, mais qui n'aura pas su me toucher plus que ça et qui sera vite oubliée malheureusement...
Un très joli roman de la rentrée littéraire qui dépeint avec une plume poétique les vies de trois personnages, à travers la présence des limicoles et leur migration.
Il y a tout d'abord Fiona dans les Highlands, qui vit une période compliquée de sa vie : son fils est atteint d'une maladie qui le rend aveugle petit à petit, son mari est renfermé et tente de faire tourner seul son élevage. Elle se sent à la périphérie de leurs vies, jusqu'à l'arrivée de Bonnie, une Anglaise qui va tout bouleverser en leur parlant du déclin des oiseaux dans la région, la difficulté pour ces espèces de faire leur nid, de couver. Un échange qui marquera durablement Fiona, qui va décider de se lancer à corps perdu dans ce projet, tout en naviguant dans les tourments de sa propre famille. On a ensuite Willy, chasseur de gibier d'eau et sauvaginier dans la baie de Somme, qui aimerait beaucoup partager sa passion avec son fils, mais celui-ci est anti-chasse et ne comprend pas ce mode de vie qui semble se perdre au fil des générations. Surtout que Willy vit au même moment un deuil qui le poussera à réfléchir sur ce qu'il souhaite transmettre. Enfin, on a Hamza, qui vit au Maroc et aide son père dans les visites guidées de la Merja Zerga. Un adolescent déboussolé, qui ne rêve que de fuir vers l'Espagne et un avenir plus lumineux. Jusqu'à sa rencontre avec un certain oiseau...
La migration des courlis va être le fil rouge de ces trois destins qui ne se rencontreront jamais, mais la rencontre avec l'oiseau va poser la première pierre d'un changement, que ce soit Fiona qui se prend en main et gagne en confiance, Willy qui remet en cause son héritage, Hamza qui va découvrir ce qu'il souhaite réellement faire de sa vie. Le roman aborde évidemment les questions écologiques avec des personnages issus d'univers différents, l'élevage, la chasse, le tourisme, montrant ainsi de multiples facettes d'un monde en mutation. Pas de vision manichéenne, mais des êtres humains qui essayent juste de vivre au quotidien avec les difficultés inhérentes à chaque métier, ce qui n'est pas toujours facile (on parle aussi bien du Brexit que des subventions aux éleveurs, des moratoires et interdictions de chasse en France, de la jeunesse oubliée par le gouvernement marocain).
Avec Le Septième Siffleur, Colin Niel livre un roman sensible et profondément humain qui tisse des liens entre plusieurs destins séparés par des milliers de kilomètres, mais réunis par les mêmes interrogations sur l'avenir du monde vivant.
Des Highlands écossais à la baie de Somme, en passant par les côtes marocaines de la Merja Zerga, l'auteur suit plusieurs familles confrontées aux bouleversements de leur époque. Fiona et les siens tentent de préserver leur exploitation agricole, Willy nourrit sa passion pour la chasse et rêve de la transmettre à son fils, tandis que le jeune Hamza aspire à quitter son pays pour construire un avenir ailleurs.
Au-dessus de ces vies plane un même voyageur : le courlis cendré. Cet oiseau migrateur, dont les populations diminuent d'année en année, devient le fil conducteur d'un récit où la nature relie des êtres qui ne se rencontreront jamais.
Colin Niel aborde avec beaucoup de finesse des sujets complexes comme le dérèglement climatique, l'évolution du monde agricole, la transmission entre générations ou encore les tensions entre préservation de la nature et activités humaines. Pourtant, jamais le roman ne prend la forme d'une démonstration. Ce sont avant tout les personnages qui occupent le centre du récit.
L'auteur excelle à donner vie à ces femmes, ces hommes et ces adolescents confrontés à des choix difficiles, à des héritages parfois lourds et à un monde en mutation. Leurs doutes, leurs espoirs et leurs attachements donnent au roman une grande force émotionnelle.
L'écriture est précise, immersive et empreinte d'une profonde empathie pour ses personnages comme pour les paysages qu'il décrit. Les terres écossaises, les marais de la baie de Somme ou les lagunes marocaines deviennent des personnages à part entière, magnifiques mais fragiles.
À travers ces trajectoires croisées, Le Septième Siffleur parle autant de nature que de famille, de transmission et de notre capacité à nous adapter aux changements qui nous entourent.
Grâce à @la_kube et son bookclub, j'ai pu découvrir un peu avant vous, "le septième siffleur" de @colin_niel . Quand il s'agit de rentrée littéraire on est souvent noyé sous les nouvelles publications mais croyez moi, il serait fort dommage de passer à côté de cette œuvre ci. Le septième siffleur, c'est l'histoire d'une légende. Et puis finalement... peut être pas. En tout cas ici on est dans le vrai, dans la nature, les gens. Le Maroc rencontre les Highlands écossais, la baie de Somme devient un terrain de chasse, et au milieu de tout ça, un oiseau fait escale et relie personnages et paysages grâce à l'écriture envoûtante de Colin Niel. J'ai été incroyablement touchée par ces histoires qui s'entremêlent, portées par des personnages profondément humain et d'une grande sensibilité. La nature est tellement omniprésente qu'elle en devient elle aussi, un personnage. Tout comme cet oiseau, le courlis cendré. Il incarne au fil des pages, la fragilité du vivant face aux bouleversements que nous lui imposons. J'aurai aimé ce livre quoi qu'il arrive, parce qu'en plus de son côté "nature writting", il explore les profondeurs de l'âme humaine, des liens qui nous unissent les uns aux autres, et qui parfois nous séparent. Mais il m'est impossible de le refermer sans penser à l'état actuel de notre planète. Alors que les forêts brûlent et que les épisodes climatiques extrêmes se multiplient, le périple de cet oiseau prend une dimension profondément symbolique. Il nous rappelle, avec une infinie délicatesse, tout ce que la nature nous offre... et tout ce que nous risquons de perdre.
Un début sympa, avec des passages avec une intrigué et une tension vraiment agréable. Mais dès les 50% du bouquins dépassé on ralenti et prend en longueur ce qui est fort dommage
Un début sympa, avec des passages avec une intrigué et une tension vraiment agréable. Mais dès les 50% du bouquins dépassé on ralenti et prend en longueur ce qui est fort dommage