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Une bête à ton tour
Un premier roman d'une beauté cosmique pour dire la violence de l'usine et d'un système économique qui vacille.
Sacha vit dans l'hinterland avec son frère, sa mère et une meute de chiens. En amont de la maison, une forêt traversée d'incendies, de chasseurs, de bêtes. En aval, la zone industrielle et l'usine de maroquinerie dans laquelle elle vient d'être embauchée. De 7 à 17 heures, Sacha coupe, colle, teint, contrôle, étiquette, et note, dans un carnet, les données essentielles à la production. Mais bientôt, elle y inscrit d'autres choses. L'écriture réorganise sa compréhension du monde. Du chaos naît un ordre nouveau.
Sacha vit dans l'hinterland avec son frère, sa mère et une meute de chiens. En amont de la maison, une forêt traversée d'incendies, de chasseurs, de bêtes. En aval, la zone industrielle et l'usine de maroquinerie dans laquelle elle vient d'être embauchée. De 7 à 17 heures, Sacha coupe, colle, teint, contrôle, étiquette, et note, dans un carnet, les données essentielles à la production. Mais bientôt, elle y inscrit d'autres choses. L'écriture réorganise sa compréhension du monde. Du chaos naît un ordre nouveau.
229 pages, Paperback
Published August 20, 2026
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Community Reviews
Displaying 1 - 5 of 5 reviews
August 28, 2026
Ce roman de la rentrée littéraire frappe d'abord par son ambition stylistique. L'écriture est charnelle, âpre, parfois presque organique : elle mêle vers libres, jeux de mise en page et une langue qui bascule sans cesse entre rudesse et lyrisme. On pense inévitablement à Joseph Ponthus, dans cette manière de faire entrer la matière et le corps dans le récit du travail.
Sacha, jeune ouvrière d'une usine de maroquinerie perdue entre forêt et zone industrielle, porte un regard acéré sur l'aliénation professionnelle : la hiérarchie, la fatigue, l'humiliation silencieuse, le contraste entre le luxe vendu et la misère de ceux qui le fabriquent. Ces passages sont les plus réussis du livre, portés par une colère sourde et une vraie justesse émotionnelle.
En revanche, les incursions vers la nature, l'animalité et le cosmos, si elles ajoutent une dimension presque mythologique au texte, m'ont parfois perdue. L'articulation entre ce souffle cosmique et le réalisme social du reste du roman n'est pas toujours limpide, et j'aurais aimé que la critique du monde du travail, plus incarnée et plus forte, occupe davantage de place.
Un texte singulier et courageux, à l'écriture marquante, mais dont l'équilibre entre poésie du vivant et satire sociale reste, à mon sens, perfectible.
Sacha, jeune ouvrière d'une usine de maroquinerie perdue entre forêt et zone industrielle, porte un regard acéré sur l'aliénation professionnelle : la hiérarchie, la fatigue, l'humiliation silencieuse, le contraste entre le luxe vendu et la misère de ceux qui le fabriquent. Ces passages sont les plus réussis du livre, portés par une colère sourde et une vraie justesse émotionnelle.
En revanche, les incursions vers la nature, l'animalité et le cosmos, si elles ajoutent une dimension presque mythologique au texte, m'ont parfois perdue. L'articulation entre ce souffle cosmique et le réalisme social du reste du roman n'est pas toujours limpide, et j'aurais aimé que la critique du monde du travail, plus incarnée et plus forte, occupe davantage de place.
Un texte singulier et courageux, à l'écriture marquante, mais dont l'équilibre entre poésie du vivant et satire sociale reste, à mon sens, perfectible.
September 14, 2026
Avec Une bête à ton tour, Anna Haillot signe un premier roman puissant et poétique. À travers Sacha, ouvrière dans une usine de cuirs, elle dénonce les cadences infernales et l’aliénation du travail tout en célébrant les mots et la nature. Une œuvre engagée qui interroge notre rapport au vivant et au monde.
Pourquoi il faut le lire
Parce qu’Anna Haillot signe un premier roman puissant, à la fois poétique et engagé, qui interroge notre rapport au travail, aux animaux et à la nature. À travers Sacha, elle montre comment les gestes répétitifs et les cadences peuvent broyer les corps et les esprits, tout en faisant des mots une arme de résistance. Une écriture singulière pour un cri d’alerte profondément actuel.
La chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Pourquoi il faut le lire
Parce qu’Anna Haillot signe un premier roman puissant, à la fois poétique et engagé, qui interroge notre rapport au travail, aux animaux et à la nature. À travers Sacha, elle montre comment les gestes répétitifs et les cadences peuvent broyer les corps et les esprits, tout en faisant des mots une arme de résistance. Une écriture singulière pour un cri d’alerte profondément actuel.
La chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Review of advance copy received from Publisher
⭐️ 3,75/5
Une bête à ton tour est un roman singulier, qui alterne entre la prose et les vers!
À travers le quotidien d’une ouvrière, Anna Haillot parle de l’aliénation du travail, de la routine qui enferme peu à peu et d’un système industriel qui finit par façonner les corps comme les esprits.
C’est une lecture parfois déroutante, mais l’écriture est très belle ! Une belle découverte, à la fois poétique et percutante.
Une bête à ton tour est un roman singulier, qui alterne entre la prose et les vers!
À travers le quotidien d’une ouvrière, Anna Haillot parle de l’aliénation du travail, de la routine qui enferme peu à peu et d’un système industriel qui finit par façonner les corps comme les esprits.
C’est une lecture parfois déroutante, mais l’écriture est très belle ! Une belle découverte, à la fois poétique et percutante.
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Review of advance copy received from Éditeur
2.5 🌟
Review of advance copy received from Publisher
Je ne suis pas sûre d'avoir tout pigé.
Et dans tous les cas ça ne m'a pas transporté.
Ok c'est une vision du travail à l'usine dans un monde un peu plus mal foutu que le notre, mais à quoi bon ?
Ce qui était cool c'était évidemment ses copaines, Angel et Saskia, des petits choux.
Mais autrement je suis totalement passée à côté.
Et dans tous les cas ça ne m'a pas transporté.
Ok c'est une vision du travail à l'usine dans un monde un peu plus mal foutu que le notre, mais à quoi bon ?
Ce qui était cool c'était évidemment ses copaines, Angel et Saskia, des petits choux.
Mais autrement je suis totalement passée à côté.
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