Thriller d’horreur sur la prédestination et la fragilité du libre arbitre, Les ravisseuses raconte la perte d’innocence brutale de quatre enfants au seuil de l’adolescence, et l’échec de leur reconstruction à l’âge adulte. Dans la lignée des œuvres phares de l’horreur surnaturelle, de H.P. Lovecraft à Mariana Enriquez en passant par Stephen King, ce premier roman de Charles Dionne s’interroge sur la part irréductible de nos actes les plus sombres et les plus répréhensibles. Nos crimes nous définissent-ils à jamais ? Certains d’entre nous sont-ils, de naissance, voués au mal ? Que signifie alors de renoncer au sentiment de sa faute pour embrasser sa vraie nature ?
Un des très bons roman d'horreur que j'ai eu le plaisir de lire dans ma vie et j'en ai lu BEAUCOUP.
Oubliez Stephen King et Patrick Senécal, on est complètement ailleurs: le folk horror, le gothique banlieusard, le symbolisme ésotérique et autres influences aussi éclectiques qu'efficaces. Non seulement Charles Dionne démontre une parfaite maîtrise des codes de l'horreur, mais également de l'art de créer du suspens avec des fausses pistes, des zones d'ombres délibérées et des images fortes. Beaucoup aimé qu'on laisse au vestiaire l'héritage Judéo-Chrétien, la bataille contre le bien et le mal, etc. On baigne dans l'inconnu, l'occulte pas dans le religieux.
Un roman splendide, du genre qu'on écrit qu'une seule fois dans une vie, mais je pourrais me tromper. J'espère, parce que j'en prendrais volontiers un aux deux ans.
Je le comparerais pas avec d'autres livres d'horreur, car il s'en produit beaucoup au québec et ce depuis longtemps, ça ne serait donc pas tout à fait juste pour une maison si jeune dans le domaine comme le quartanier (mais si vous avez aimé Dionne allez lire du Jonathan Reynold ou du Eric Gauthier).
Le pourquoi de la note (que certain-es diront faible) est que je trouve que l'histoire se passe sur un peu trop de tableaux à la fois pour finalement se recouper dans un dénouement dont je ne saisi pas encore tout à fait comment on en est arrivé là (elle est marquée?/ pourquoi elle n'a pas rêvé à eux auparavant? si elle est pas humaine, elle est quoi et comment c'est arrivé?).
De plus, certaines phrases et formulations un peu confuses m'ont fait décrocher de ma lecture, ce qui n'est jamais bon pour un livre, d'horreur de surcroit.
" Rémy perçut le poids de la pierre dans sa main, ll prit son élan et la fracassa contre la tempe de Philippe, qui s'écroula sur le flanc. Rémy rampa sur les coudes et repoussa Philippe avec les pieds."
Les jumpscuts qui sont surement des tics de scénaristes m'ont aussi achalés, mais là je suis pointilleux.
Au final, comme premier roman Charles Dionne a fait très fort.
p.s: Notre part de nuit est également très très très semblable.
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C’était un 5 pour moi jusqu’à la fin que j’ai trouvée précipitée et dure à suivre. J’ai vraiment pas tout compris et j’ai plein de questions???? Pour le reste du roman, j’ai adoré l’ambiance, l’écriture et l’intrigue.
J'avais de très hautes attentes pour ce livre à cause de toute la hype qui l'entoure. Pendant une bonne partie de ma lecture, j'ai eu l'impression d'attendre LE moment qui allait tout faire cliquer.
Et pourtant, plus j'avançais, plus j'appréciais ce que le roman avait à offrir.
J'ai adoré l'ambiance glauque, l'intrigue et toutes les références aux années 90 qui rendent l'univers particulièrement vivant. On a vraiment l'impression d'y être.
La fin m'a complètement déstabilisée. Je vais être honnête : j'ai trouvé le concept difficile à suivre par moments et je ne suis pas certaine d'avoir tout compris. Mais ça ne m'a pas empêchée d'être impressionnée. Charles Dionne est un putain de cerveau.
Ce n'est pas un livre qui m'a donné un énorme « wow » à un moment précis. C'est plutôt un roman qui a gagné mon admiration graduellement et qui continue de me déstabiliser une fois fermé.
Excellent! Roman d’horreur difficile à lâcher. L’ambiance est installée dès le début et l’angoisse domine. On ressent tout : la noirceur, le bois, la pluie, la peur… c’est vraiment très bien foutu. Bravo!
C’est franchement bien mené, à mi-chemin entre Andrée A. Michaud pour l’ambiance, et Alexie Morin (avec son dernier) pour la psychologie des personnages et l’univers.
Mais je dois avouer, dans le même style, avoir préféré La maison du rang Lynch d’Alexie, ce qui me retient de mettre 5 étoiles à celui-ci.
Ps: je comprends vraiment Rémy, moi aussi je ferais bin des affaires pour un bon sac de chips.
Ça commence fort. Vraiment fort. C’est haletant, sombre, occulte et mystérieux. C’est bien écrit et bourré de références qui font plaisir à lire.
J’étais happé. Conquis. Mais petit à petit — alors que j’espérais tant que l’histoire reste aussi intrigante — ce qui me fait décrocher dans ce genre de récit s’est mis en place : un dénouement qui fout le camp et une finale précipitée, classique et assez faible.
J’veux pas spoiler, mais j’ai quand même eu le feeling que si on n’en disait pas trop, si on restait dans le flou (quand bien même on laisse des indices et des zones d’interprétation volontaires), c’était surtout parce qu’on ne savait pas trop comment donner du sens à tout ça. C’est dommage, car le climat oppressant et les choix liés à l’horreur psychologique étaient plutôt bien trouvés et efficaces.
La fin m'a passablement agacée et déçue mais outre ça, c'était une lecture fort agréable et captivante. Je serai curieuse de lire ses prochains romans.
C’est vraiment bien écrit. J’ai bien aimé les références de lieux à Laval, ça me permettait de bien me situer. Tu ne veux jamais déposer le livre, ça fait peur!!
Cependant, la fin est un peu spéciale, je n’ai pas tout compris de l’univers paranormal!
Thriller viré horreur viré surnaturel; pas mon genre mais très intéressant! J'aurais voulu plus de thriller et d'explications des évènements surnaturels cause I was a bit lost at the end... J'ai vraiment aimé le bout du campement et de chasse en Mauricie, même si je vais avoir peur à mon prochain camping!
Niveau ambiance j’ai été piégée assez rapidement. C’est creepy et glauque pis certains passages mon hérisser le poils des bras et du cou! Des p’tits frissons que je vais malheureusement conserver quelques temps…
C’est pas ce à quoi je m’attendais, mais j’ai été agréablement surprise malgré plusieurs questions qui restent sans réponses…
Hmm okay? J'aurais voulu tellement plus comme fin, mais ça laisse place à une suite, que oui je lirais, bravo Charles, des livres thrillhorreur-québécois-millénial j'en mangerai tous les jours!
Intrigant et étrange comme je les aime! On veut plus d’auteurs québécois de talent qui se lancent dans l’horreur psychologique. Digne de Sénécal, mais pas du tout le même style. À la fois élégant, captivant et sombre.
J’avais l’âge des personnages quand on les voit jeunes et j’avais toutes les réf des années fin 90. J’ai trippé!
Wow, l’histoire m’habite encore après plusieurs jours et n’est pas prête de me quitter.
Dès les premières pages, j’ai été happée par cette intrigue singulière et surtout, profondément touchée par les personnages d’Anabelle, Walid, Rémy et Philippe. J’en ai même pleuré (pour vrai).
L’intrigue de ce « thriller d’horreur surnaturelle » se déroule entre Laval et la Mauricie, entre les années 2000 et aujourd’hui. Je me suis régalé des réf Y2K (allô The Craft, les tamagushi et l’iconique livre Magie blanche d’Éric Pier Sperandio) et de grands frissons m’ont traversé l’échine à de multiples reprises.
Pour moi, la force de ce livre réside dans l’écriture profondément sensorielle de Charles Dionne. On sent tout, on entend tout, on voit tout, tout, tout. Le mystère se déploie habilement de page en page, ce qui en fait un véritable page turner. Impossible de décrocher, on VEUT savoir ce qui va se passer.
Et quand on arrive au bout, que toutes les pièces du puzzle s’emboitent enfin, on a qu’une envie: recommencer du début pour revisiter l’histoire à travers un nouveau prisme.
Selon moi, c’est LE livre à emporter en vacances cet été!
Je ne sais pas exactement ce que je viens de lire... Par moment, tout devient confus, trouble et en même temps réel... bref on se sent comme dans la peau des personnages, dans leur ressenti, leur expérience...
L'ambiance est incroyable, on la ressent.
Le livre dans le livre : il existe vraiment et les passages et pages mentionnées sont exactement pareilles... sans compter que les références culturelles sont nombreuses, les lieux sont réels aussi... vous me direz que ce sont des détails, mais c'est clairement ce qui me l'a fait adorer.
Il fallait un talent incroyable pour que l'auteur parvienne à nous faire aimer des personnages qu'on finit par detester à d'autres moments jusqu'à ce qu'on croit comprendre enfin.
Lisez-le pour vous en faire une idée vous-même, mais soyez avertis : il vous restera probablement en tête un certain temps après.
Les Ravisseuses completely got under my skin. It's one of those books that stays with you long after you've finished the last page because your brain just won't stop turning it over.
What I loved most is that it refuses to hand you easy answers. Every strange event, every unsettling moment, every relationship can be interpreted in multiple ways.