Thriller d’horreur sur la prédestination et la fragilité du libre arbitre, Les ravisseuses raconte la perte d’innocence brutale de quatre enfants au seuil de l’adolescence, et l’échec de leur reconstruction à l’âge adulte. Dans la lignée des œuvres phares de l’horreur surnaturelle, de H.P. Lovecraft à Mariana Enriquez en passant par Stephen King, ce premier roman de Charles Dionne s’interroge sur la part irréductible de nos actes les plus sombres et les plus répréhensibles. Nos crimes nous définissent-ils à jamais ? Certains d’entre nous sont-ils, de naissance, voués au mal ? Que signifie alors de renoncer au sentiment de sa faute pour embrasser sa vraie nature ?
Wow, l’histoire m’habite encore après plusieurs jours et n’est pas prête de me quitter.
Dès les premières pages, j’ai été happée par cette intrigue singulière et surtout, profondément touchée par les personnages d’Anabelle, Walid, Rémy et Philippe. J’en ai même pleuré (pour vrai).
L’intrigue de ce « thriller d’horreur surnaturelle » se déroule entre Laval et la Mauricie, entre les années 2000 et aujourd’hui. Je me suis régalé des réf Y2K (allô The Craft, les tamagushi et l’iconique livre Magie blanche d’Éric Pier Sperandio) et de grands frissons m’ont traversé l’échine à de multiples reprises.
Pour moi, la force de ce livre réside dans l’écriture profondément sensorielle de Charles Dionne. On sent tout, on entend tout, on voit tout, tout, tout. Le mystère se déploie habilement de page en page, ce qui en fait un véritable page turner. Impossible de décrocher, on VEUT savoir ce qui va se passer.
Et quand on arrive au bout, que toutes les pièces du puzzle s’emboitent enfin, on a qu’une envie: recommencer du début pour revisiter l’histoire à travers un nouveau prisme.
Selon moi, c’est LE livre à emporter en vacances cet été!