Je ne sais pas par où commencer. Une claque, un cri, une course. Un roman impossible à lâcher, un véritable appel du cœur, un hommage, un avertissement. Avec un système narratif qui s’éloigne de la prose classique, l’autrice tient le lecteur à bout de souffle ; chaque phrase, chaque coupure, chaque ponctuation est parfaitement pensée pour que le lecteur n’ait pas envie de poser le livre avant de l’avoir terminé. Un roman qui parle de violences, physiques, morales ; d’un bourreau qui se cache dans un homme ordinaire. Mais plus que ça, et là où je préfère m’attarder, c’est aussi un profond cri du cœur, un roman sur l’identité, sur les traumas, sur l’après. Comment se construire, se reconstruire quand on est victime et témoin de violences. Mais également un hommage tendre à une famille sauve, mais pas forcément saine.
Un petit ovni de cette rentrée littéraire. Même si la forme ou même le fond peuvent freiner, ce n’est pas un texte exigeant, au contraire. C’est un livre à mettre entre toutes les mains.
L’histoire d’une violence domestique et conjugale racontée du point de vue de la petite fille (on imagine que c’est autobiographique). Les scènes très frontales, dures, cruelles. Même si la forme poétique est censée arrondir le côté brut, ça reste insupportable par des moments. Je n’ai pas été séduite par la langue de l’autrice. J’ai trouvé que c’était parfois difficile de comprendre de quoi il s’agit. Pourtant j’aime la forme libre dans la fiction mais ça n’a pas marché pour moi.