Aden Seliani est au carrefour de sa vie. Fils d’immigrés, il s’est totalement investi dans son métier d’informaticien ; mais lors d’une mission à New York, il découvre que son agence parisienne travaille en réalité pour le Pentagone ! Pour couronner le tout, sa femme exige le divorce et sa mère tombe dans le coma. L’heure est venue pour Aden de sortir de sa léthargie et d’entreprendre le voyage en lui-même qu’il avait toujours différé…
Born 1946 in Bordeaux, Gironde, she won the Prix Femina for her novel Aden in 1992 and the prix Marguerite Audoux for her novel Les mal famées. Studying literature in Bordeaux, she then obtained a DEA in cinema at the université de Paris I. She lived in Paris, where she taught cinema and photography. Jack Lang then commissioned her to teach cinema at the école. She has published several novels, psychological in nature and with major female characters. They are set in various eras of the 20th century (e.g. the 1910s for Dans la main du diable, the Second World War for Les mal famées). Following Dans la main du diable set before World War I in 1914, Anne-Marie Garat pursued in 2008, with L'enfant des ténèbres, her epic depiction of the 20th century, bringing up the period of 1930s and the rise of the totalitarian dictatorships.
Aden a 45 ans quand il découvre que ce pourquoi/ pour qui il travaille n’est pas ce qu’il lui a été vendu, sa femme lui annonce qu’elle souhaite divorcer et garder leur enfant, et sa mère est dans le coma à l’hôpital. Ces 3 événements vont obliger Aden à partir en quête de son identité, il s’est perdu voilà des années et il en est à un stade où sa vie doit désormais faire sens. Les premières pages m’ont semblé longues et puis je me suis vite mise dedans. L’écriture d’Anne-Marie Garat , pointue, descriptive, les aller-retour dans la narration, phrases courtes mais longs chapitres. Et surtout les thèmes abordés, la place que l’on occupe/ que l’on veut occuper dans la société, la banlieue, l’immigration, son rapport aux autres, les liens familiaux. Ce n’est pas un roman positif, il est plutôt dérangeant mais je trouve qu’il a le mérite d’être réaliste.