Dans une langue sobre et imagée, Victor Bégin cherche la trace de son frère subitement disparu. L’auteur plonge alors dans les eaux obscures de l’enfance où les tensions du quotidien se mêlent à un imaginaire foisonnant : visites au centre jeunesse, succession d’intervenantes-androïdes, célébrations rompues par des crises, cauchemars prophétiques, effritement des liens familiaux et, surtout, d’étranges apparitions d’hologrammes porteurs de messages chaotiques, autant de prémonitions et d’avertissements indéchiffrables qui prolongent la complicité entre les deux frères malgré l’éloignement. Au cours de cette quête poétique, Bégin retrouve avec affection les monstres d’antan qui, comme des phares, se tiennent au bord des cours d’eau afin d’éclairer la voie vers un deuil habitable.
« Nous ne venons d’aucun lac » de Victor Bégin est un livre qui m’a profondément touchée. C’est une œuvre intime, d’une beauté désarmante, où l’amour, l’espoir, le deuil et l’impuissance se mêlent avec une sincérité rare. Chaque poème semble écrit avec une vulnérabilité assumée, et j’ai senti chacun d’eux résonner directement dans mon cœur.
Je tiens à saluer Victor Bégin pour avoir créé une œuvre aussi précieuse et courageuse. Je crois sincèrement que « ce qui vient du cœur touche le cœur », et je ne saurais dire à quel point j’ai été émue en parcourant son livre.
C’est un recueil qui laisse une trace, douce et profonde, comme une main posée sur l’âme.
«et si tu cessais d'être un trapéziste si tu te laissais attraper par le filet étendu dans la sécurité»
Ce deuxième recueil de Victor Bégin est excellent. Sensible, doux, intime et magnifiquement bien écrit. J'ai été profondément ému lors ma lecture, c'est vraiment un livre qui m'a touché droit au cœur! J'ai eu besoin d'un câlin après avoir terminé ce livre! ❤️