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Matisiwin

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« Et puis, ma belle nosim, ma petite-fille, ma Sarah, ma Mikonic, ma Petite-Plume, je te regarde avancer dans ce monde et le prendre à bras-le-corps, et je comprends que tu marches vers ce que nous serons. »

En langue atikamekw, moteskano désigne le chemin parcouru dans les traces des ancêtres. Pour le peuple des Nehirowisiw, c'est un retour vers soi-même pour renouer avec le corps et avec le cœur, la voie qu'empruntera Sarah-Mikonic Ottawa, décidée à faire le trajet à la dernière minute. On la suivra, mais on entendra plutôt la voix de sa kokom, sa grand-mère morte, racontant les histoires entrelacées de toute une lignée de femmes.

Ce roman explore tout de l'identité transmise de femme en femme. Sarah marchera, réfléchira et trébuchera, mais choisira elle-même l'aboutissement de son chemin, celui de matisiwin… vivre.

153 pages, Paperback

First published March 18, 2015

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About the author

Marie Christine Bernard

6 books4 followers

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Community Reviews

5 stars
18 (16%)
4 stars
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1 star
2 (1%)
Displaying 1 - 16 of 16 reviews
148 reviews
July 20, 2020
Un bon livre, mais tout le long de celui-ci je ne pouvais m’empêcher de me demander ‘Pourquoi?’. Pourquoi ces histoires sont-ils rencontrées par une non-autochtone? Pourquoi ne pas entendre ces sentiments/expériences de la part de ceux qui les vivent/ont vécus ?
Cette partie m’a dérangé tout le long du livre.
Sinon le roman est facile à lire, réaliste et percutant à mon humble avis.
Profile Image for Mélina.
690 reviews63 followers
January 28, 2021
À la dernière minute, Sarah-Mikonic Ottawa décide de prendre part au moteskano, parcours de groupe sur le chemin parcouru dans les traces des ancêtres. Accompagnée par l’esprit de sa kokom, Sarah entreprendra une longue marche, qui lui permettra de réfléchir, d’avancer et de faire la paix en elle.
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Ce livre est tout simplement magnifique. Un magnifique récit d’amour, d’histoire et d’apprentissage sur la communauté des Atikamekw. L’intégration de termes en langue atikamekw est vraiment intéressant et ajoute à notre immersion littéraire. Par son parcours, les pensées de Sarah et l’esprit de sa grand-mère mettent en lumière les atrocités vécues par leur communauté et qui ont encore des répercussions sur leurs membres. Le livre vibre d’amour pour la communauté atikamekw. Définitivement, en 2021, ajoutez des livres portant sur les communautés des Premières nations et, si possible, écrits par celles-ci. Leurs histoires et leur culture sont tellement captivantes.
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« Le temps des Blancs, c’est comme si l’infini avait été cassé en petites perles toutes égales qu’ils enfilent sur un collier qui ne sera jamais refermé, qui ne parera jamais aucun cou. À quoi sert un collier qui va toujours tout droit ? Je veux bien enfiler des perles et que ces perles soient des morceaux de temps. Mais chaque perle a sa couleur et son poids, et ne ressemble à aucune autre. Chaque heure est habitée d’elle-même et nous dicte ce dont elle doit être faite. »
Profile Image for Valerie Thibaudeau.
337 reviews132 followers
August 7, 2021
J’ai lu cette histoire à courts chapitres très rapidement et l’histoire m’était très intéressante et choquante. Plusieurs passages me faisaient réfléchir à mes privilèges de blanche et aux horreurs qu’ont vécu les autochtones. Ça m’a grandement donné le goût de débuter “Le vent en parle encore” de Michel Jean, pour mieux comprendre ce qui se passait dans les pensionnats. Dans Matisiwin (La vie), une grand-mère défunte raconte l’histoire de sa petite-fille qui grandit dans la communauté Atikamekw. J’ai adoré le chapitre plutôt instructif à la fin du livre au sujet de la langue et des traditions Atikamekw!
Profile Image for Millie Paquet.
2 reviews
April 15, 2025
Lu d’une traite en une journée! Tellement intéressant et qui touche à tous les enjeux concernant les Premières Nations de la colonisation à la création des réserves.
J’ai trouvé très significatif que le narrateur soit la kokom!
Profile Image for Valérie.
2 reviews1 follower
November 21, 2021
Au début, j'avais peur de lire l'histoire d'un peuple racontée par quelqu'un d'autre et d'être choquée devant ce que je pensais être une appropriation de mémoire. Finalement, c'est pas ça du tout. C'est plutôt une lettre d'amour, qui ne semble pas faire de l'histoire des Nehirowisiw une fiction romantique. Une vraie lettre d'amour où on se met à nu et on dit toute la vérité, courageuse et authentique. Bravo pour la douceur et le respect ! Bravo d'avoir pris le temps d'aller à la rencontre de votre sujet.
Profile Image for Luanlou.
55 reviews7 followers
September 23, 2020
Magnifique récit d’une femme descendante du peuple Nehirowisiw, raconté de manière émouvante et poétique par sa grand-mère. J’ai été totalement captivée par l’histoire de Sarah-Mikonic et à travers elle, l’histoire de son peuple et de ce qu’ils ont subis.
Profile Image for Maude Fleurent.
1,048 reviews128 followers
September 8, 2018
Magnifique chant d’amour sur le présent et sur la communauté des Atikamekw.

« Tu vois bien que le temps ne se mesure pas, puisqu’il ne finit ni ne commence nulle part. »

Un roman qui nous parle du pardon sous toutes ses formes, la souffrance y est exposée par des métaphores et des histoires des Atikamekw. Nous y découvrons une communauté survivante à bien des horreurs. Mais face aux horreurs que nos ancêtres blancs nous ne pouvons fermer les yeux juste essayer de ne pas les reproduire.

« C’est ainsi que la parole a guéri les êtres humains.[...] Et on n’a qu’à prononcer à nouveau le dernier mot pour les apaiser. Pardon. »
Profile Image for Nadia.
16 reviews
August 23, 2017
Voici un livre que j'ai beaucoup aimé malgré qu'au départ j'avais de la difficulté avec la narration. Que se soit la grand-mère qui raconte ce que vit sa petite fille me dérangeait. Finalement, elle est essentielle. Pour comprendre le présent, il faut parfois aller chercher des réponses dans le passé grâce aux ancêtres.
Profile Image for Ouiam LaBanane.
24 reviews
April 21, 2025
Lecture facile et agréable à propos de réalités difficiles et complexes. J’ai apprécié que certaines réalités / certains traumas soient explorés à travers les personnages. Ça permet d’humaniser les souffrances. J’ai quand même eu un malaise par rapport au fait que l’autrice ne soit pas autochtones.
532 reviews1 follower
December 11, 2020
Comme mentionné précédemment, je me aussi demandé pourquoi cette histoire était racontée par un blanche. C’est ce qui m’a vraiment déplue.
2 reviews4 followers
November 16, 2023
Careful question to indigenous culture and language and excellent lyricism.
Profile Image for Esther Ste-Marie.
4 reviews
September 14, 2025
Très bien écrit. Lecture facile et fluide. Ce n'est pas écrit par une autrice issue des Premières Nations mais c'est tout de même une lecture enrichissante sur le sujet.
Profile Image for Lena.
17 reviews
April 11, 2025
Je déteste qu’il soit écrit à la deuxième personne, c’est très gênant et confus. Et l’histoire est ennuyeuse.
Profile Image for Catheriine.
331 reviews
June 21, 2022
Dans ce roman, on suit le parcours d'une jeune fille qui décide de partir sur le chemin de ses ancêtres, sorte de pèlerinage, une pratique courante dans la tradition des Premières Nations. On y apprend beaucoup d'éléments de la culture autochtone, tout en participant à cette marche dans la forêt, toujours sous le regard bienveillant sa grand-mère (ou kokom), narratrice de l'histoire. J'arrive à y être, à marcher avec eux, à sentir le sapinage dans le tipi (le tapis de sapin qui sent si bon lorsque tout le monde se prépare pour la nuit). J'ai eu l'occasion de m'imprégner un peu de cette expérience à l'événement annuel des Premières Nations de ma ville, KWE!, où plusieurs tentes (tipi et shaputuan) sont installés avec artisanat, littérature et danse pour faire connaître la culture autochtone.

Matisiwin est un livre à lire et relire quand ça ne va pas bien. On y reçoit les conseils et la sagesse de cette grand-mère si rassurante, et on bénéficie un peu de cette guérison qui en émane. D'ailleurs, j'ai l'impression d'entendre sa voix qui nous récite le livre, et cette grand-mère, dans mon esprit, aurait la voix d'Anne-Claire Poirier qui narre son film Tu as crié Let me go (1992).

L'autrice n'est pas Autochtone. Mais elle a réussi à gagner la confiance du peuple des Nehirowisiw qui lui a ouvert les bras et lui a enseigné suffisamment afin qu'elle puisse écrire ce livre, comme si elle était l'une des leurs. Pour compléter la beauté de l'oeuvre, le roman est imprimé sur papier crème, et le choix de la typographie, mentionné à la fin (ce que j'apprécie toujours et qui pourtant est rarement fait), est approprié. Fait amusant : l'illustration du serpent sur la couverture n'est pas là par hasard. Ce serpent se retrouve quelque part dans le récit!
Displaying 1 - 16 of 16 reviews

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