Un texte fulgurant, entre poésie et pornographie, sur le désir lesbien. " Je serre ton poignet, je serre les jambes, je les ouvre grand. J'attends tes doigts que je ne sens presque plus puisqu'ils glissent directement, puisqu'ils se perdent en moi. Et ton souffle ; je respire ton souffle. Respirer ton odeur et lécher tes aisselles. Goûter tes poils et revenir à ta bouche. Ta bouche sans cesse. Creuser le désir pour les miennes et en étaler la texture, aller nous chercher dans la chair. " Dans ce court texte composé d'éclats en prose, Déborah Costes raconte ses relations sexuelles avec des femmes, son désir, le leur, comment il naît, sur quel type de rapports il débouche, parfois passionnels, parfois tendres. Surtout, elle cherche ici à célébrer l'euphorie du sexe lesbien.
Déborah Costes est travailleuse du sexe et autrice. Ses autres romans, entre témoignages et essais, décortiquent et critiquent les mécanismes de honte et de silenciation. Dans Te rappeler que nous sommes chiennes, elle s'essaie à un nouveau genre, mélangeant la poésie et la pornographie.
Ça fais du bien (et chaud) de lire un récit lesbien sur le désir lesbien. C’est trop important de faire exister nos voix et la force de notre désir sans entrave !
Une jolie prose dans laquelle parviennent à cohabiter des mots crus, des images d'une grande vivacité et une infinie douceur dans les sensations peintes et la représentation de désirs lesbiens
J'ai beaucoup aimé la forme fragmentaire, à l'image de la fluidité et des soubresauts du désir. C'est à la fois cru, incroyablement vivant, fort et dense. De la poésie du sexe concret.