Cet essai porte sur le sens et sur le courage dont nous aurons besoin face à l’effondrement de notre civilisation. Non pas pour dramatiser davantage, ni pour promettre des issues rassurantes, mais pour poser des questions qui me semblent devenues centrales: comment composer avec la conscience que la vie ne sera plus jamais aussi douce et aisée? Comment même continuer à vivre, jour après jour, alors que des horreurs s’annoncent? À l’inverse, quelles choses précieuses pourrions-nous espérer retrouver dans les vestiges de notre civilisation? Quelles joies, quelles espérances?
Un livre qui n'est certainement pas pour tout le monde (je pense qu'il faut être assez loin dans le rabbit hole de l'écoanxiété pour pouvoir 1. s'y intéresser et 2. le supporter), mais qui m'est tombé dans les mains presque comme par hasard, exactement au bon moment. J'ai hâte de le relire, de l'annoter, de le redécouvrir comme un bon film dont on ne se tanne pas et qui continue de nous toucher après plusieurs écoutes. Je crois qu'il va me suivre longtemps.
J’ai eu de la misère à lire ce livre, j'en ai fait des cauchemars. Le regard franc que l'auteur pose sur le monde est difficile à accepter, il fait mal, il ouvre les yeux, même si on sait déjà comment aboutit un système capitaliste dans un monde aux ressources limitées. La deuxième partie du livre vient plutôt apporter l'espoir et rappelle la nécessité du courage. Elle nous rappelle pourquoi il faut rester debout, ensemble, et croire à l’amour du vivant à travers l'effondrement.
La première partie, sur l'état des lieux, est douloureuse, mais pertinente. Dans la deuxième partie, sur "ce qu'on trouve dans la cendre", j'ai fini par me lasser. J'aurais aimé soit que l'auteur s'inclut davantage et appuie son propos sur des expériences de vie; soit qu'il l'appuie sur une plus grande recherche. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de réflexions philosophiques, bien écrites, intéressantes, mais qui finissaient par tourner en rond.
3, c’est entre 1 et 5. Un essai d’une grande lucidité. Mais, d’un pessimisme lourd à soutenir. Qui sait ce que l’avenir nous réserve? Il n’est peut-être pas déjà trop tard… sauf pour les tourtes !