La estudiante de secundaria Alice Asahida es popular entre sus compañeros porque es muy mona, pero no se maneja bien con el idioma y tiene problemas en clase. Un día conoce a Inuboshi, un solitario y rimbombante niño prodigio que ve su potencial y la impulsa hacia una meta ambiciosa.
¡Convertirse en la primera comandante astronauta japonesa!
Film critic Roger Ebert said somewhere: "Only lazy critics would use the formula of if you are a fan of X, then you'll like this movie." I guess I'm a lazy critic, so I'm going to say:
- If you are a fan of For All Mankind (Apple TV), you'll definitely love this manga. - If you are a fan of The Right Stuff, you'll enjoy this work. - If you enjoyed the recent non-fiction bestseller Challenger: A True Story of Heroism and Disaster on the Edge of Space, you will have a good ride. - If you are a fan of Elon Musk or Jeff Bezos and their (eminently phallic) space ambitions, you...probably find this okay?
I have read up to the third volume so far in Japan. As a former language teacher, I was intrigued by the use of "semi-lingual" in the story. The protagonist is a young girl (of course) Alice, who dreams of going to space. Because she grew up across the globe, she doesn't have a language which can verbally anchor her experiences. A smart but socially awkward boy, her classmate/best friend, finds out her semi-lingual issues, and helps her overcome them.
I was in a similar position once. I tutored a high-school girl who grew up in different countries, hence her Japanese skills were lacking. The problem was, her elite father thought she was intellectually lacking. He hired me because he was worried about his daughter and her language skills, even though she was a pretty good English speaker.
This embodies an underlying cultural lens though which Japanese people see and judge themselves. Being a proper Japanese person is not only about nationality, but also ethnicity, education, as well as speaking and writing the language. We spend grueling 9 years just to memorize the endless lists of kanji, how they should be written (correct stroke orders) and read: one kanji can have two, three, even four different ways of being read.
The story of this manga (a girl wants to become an astronaut, and a boy who helps her) might not amount to much if it didn't have this incisive critique of the Japanese societal norms. Reading this reminded me a lot about the difficulties I faced as a language teacher. Being a language teacher here means to go against the grains of the society...sometimes, like the young couple in this manga does.
Fundamentally, this is a story about fighting social expectations which could be suffocating, especially so if you are an outsider. With that regard, it is a successful story. In addition, it is a tale of young kids who want to go to space with their earnest innocence. Even if you don't approve of the Musk/Bezos-style hyper-capitalist space exploration, you surely can admire those aspiring kids. Because we all should.
Une grande fan de Space Brothers et de SF comme moi ne pouvait pas passer à côté de cette nouveauté Glénat proposant de retracer le parcours courageux d’une future grande astronaute que rien ne prédisposait à ça.
Avec ses 6 tomes au Japon, Kiko Urino surprend. Il est terriblement dans l’air du temps avec ce tranche de vie prenant en compte les disparités et particularités de chacun dans un monde où la course à la performance est partout. Après De Neiges et de Flammes et Internet Love, Kiko Urino est ainsi de retour dans le catalogue des éditions Glénat pour une nouvelle histoire marquante.
Avec une narration et un trait singulier, remplis de grosses ficelles d’un côté, mais à l’émotion palpable de l’autre malgré un trait très simple pour ne pas dire maladroit, l’autrice nous propose de rencontrer la jeune Alice, jeune adolescente pour qui l’école n’est pas facile mais qui semble toujours pleine de joie de vivre. Alice a vécu pendant tout le début de sa vie dans plusieurs pays étranger mais a malheureusement perdu ses parents. Tout pourrait aller bien, mais en plus de ce douloureux deuil à faire, elle a du mal à s’intégrer parce qu’elle parle très mal le japonais et pas vraiment super bien l’anglais non plus. C’est une semilingue. Dur dur alors de s’intégrer sans passer pour la belle idiote de service. En plus, elle rêve d’aller dans les étoiles suite à une promesse faite à ses parents. Comment réaliser ce rêve dans ces conditions ? C’est là qu’intervient la première grosse ficelle de l’histoire : un élève très doué à l’école qui va s’intéresser à Alice sans trop de raison et décider de lui donner des cours pour remonter son niveau, trouvant même un nom pour l’aider à se définir, elle pour qui les mots manquent terriblement.
Vous l’aurez compris, nous allons suivre la trajectoire de l’école jusqu’à sa sélection, d’une future astronaute qui va devoir bosser dur pour ce hisser au niveau exigé. C’est donc une lecture pleine de belles valeurs comme le goût de l’effort, l’entraide, la lutte contre les stéréotypes et les différences. Mais je dois aussi avouer que je trouve l’ensemble un peu jeune, un peu maladroit, un peu facile. J’ai été touchée par le deuil d’Alice, ça oui. Il y a une scène poignante et magnifique expliquant pourquoi elle ne veut pas couper ces cheveux que sa mère lui coiffait autrefois. J’ai aussi trouvé touchant la manière dont Inuboshi lui vient en aide en lui apportant les mots qui lui manquent, des couleurs aux émotions, lui-même ayant un sacré parcours de vie comme on le devine. En revanche, tout s’enchaîne trop vite et trop facilement, ça fait perdre en crédibilité. L’autrice nous invente déjà une pré-sélection pour futurs astronautes chez des ados à la fin du tome… Ça fait même un peu vide par moment. Il faut dire que quand Inuboshi, l’encyclopédie ambulante parle, il est d’un chiant. Je décroche à chaque fois… Quelque chose cloche dans le rythme et la narration.
Me voilà partagée à la fin de cette lecture. J’aime les intentions. J’aime les valeurs. J’aime les héros. J’ai du mal avec la narration. Je trouve l’objet final maladroit, avec trop de grosses ficelles et peut-être de bons sentiments. C’est un tranche de vie, j’aurais aimé qu’on prenne plus le temps pour approfondir les choses, là on survole. Alors oui, j’aime aller dans l’espace. Oui, j’aime les personnages atypiques. Mais j’attends plus, surtout pour un seinen.
J'ai été soufflée par cette lecture. Je ne m'y attendais pas du tout à autant de sérieux, ni à cette thématique.
On suit le parcours d'Alice, astronaute, qui débute le tome 1 en répondant à un journaliste qui lui demande en qui elle a suffisamment confiance pour mettre sa vie entre ses mains: elle répond que c'est à un camarade de classe. Et voilà qu'on retourne dans le passé: Alice est au primaire, elle vient de revenir au Japon suite à la mort de ses parents qui travaillaient à l'étranger. Sa grand-mère s'occupe d'elle, les autres élèves la trouvent superbe et tout à fait charmante... Alice est tellement mignonne, même si elle est un peu étourdie...
Personne ne pousse plus loin: pourquoi Alice cherche son local? Pourquoi elle dit des choses étranges parfois? C'est Inuboshi qui la comprend et lui explique ce qui l'épuise: "Je sais ce que tu es. Tu es semilingue. […] On utilise aussi l’expression ‘double-limited’. Un bilingue est quelqu’un qui parle deux langues. Tandis qu’un semilingue est une personne qui n’en maîtrise parfaitement aucune des deux." (pp. 60-62)
Il lui propose de l'aider à combler ses lacunes pour qu'elle puisse accomplir son rêve de devenir astronaute. Même s'il doute qu'elle soit vraiment sérieuse... Inuboshi a été déçu tellement souvent quand il a essayé d'aider, il porte le surnom d'être le "briseur de rêves" de son école: "En vrai, personne ne veut réellement apprendre. En vrai, personne n’est réellement motivé." (p. 105)
Et pourtant, Alice se donne à fond. Quelqu'un l'a enfin vue, quelqu'un lui donne des solutions. Elle a un but pour le lendemain, elle se remet à espérer.
À travers ces deux êtres qui peinent à communiquer, chacun pour des raisons différentes, on démontre très bien comment il est facile d'être incompris et mal interprété. Que de trouver une personne qui comprenne est rare, et infiniment précieux. Inuboshi a ses propres défis lui aussi, on s'y attardera sûrement dans les prochains tomes. Et je suis un peu jalouse d'Alice: Inuboshi travaille tellement pour la former vers son rêve.
C'est un récit d'apprentissage avec une grande maturité, avec le trait particulier d'Urino Kiko, entre le croquis et le dynamisme des dessins. J'attends avec impatience le 2e tome.
Genuinely so warm-hearted and hopeful and genuine and just a touch bittersweet. I absolutely love Alice and Inuboshi, and the kindness and care put into developing themselves and each other. Reach for the stars, Alice!!!!