"Derrière la baie vitrée, des drones traversaient déjà le ciel du crépuscule. Ils formaient des figures abstraites, un aigle, une étoile, une carte du monde. Chacun levait la tête, muet, avec le regard de ceux qui voient enfin se dessiner l'avenir qu'ils ont mérité. Dans la vallée, la nuit descendait vite. En face de l'entrée principale, les vans qui allaient conduire les fondateurs à leur dîner luisaient comme une guirlande de lucioles métalliques sous les projecteurs." Conseiller politique déchu, G. est enrôlé à sa grande surprise par Alexander Zimmer, le fondateur d'une société de surveillance tentaculaire, à l'oeuvre derrière chaque pandémie, chaque guerre, chaque crise mondiale. Il quitte alors Rome et sa culture millénaire pour Marbella, la clinquante ville espagnole où Panoptik est implantée, point de ralliement d'une faune fitzgéraldienne, désenchantée, impitoyable. Ici, sur cette première case de son échiquier planétaire, commence l'ultime partie du fondateur.
Giuliano da Empoli è un saggista e consigliere politico italiano e svizzero che vive a Parigi, dove insegna politica comparata a Sciences-Po. Nato in Francia, è cresciuto in diversi paesi europei, si è laureato in Giurisprudenza all'Università La Sapienza di Roma e ottenuto il master in Scienze Politiche all'Institut d'études politiques di Parigi. E'presidente del think tank Volta.
Encore un texte de Giuliano da Empoli qui fait froid dans le dos mais est passionnant. Il continue sous forme romanesque sa plongée dans les coulisses de la tech qui forme la nouvelle caste dirigeante de ce monde en incluant la pandémie de 2020 et la guerre en Ukraine vus sous un angle original. J'ai beaucoup aimé.
A few interesting passages about technology ruling the world. The rest is a banal love story with cliché characters and settings plus a sensless ending. He should stick to non fiction.