Née en 1926, Vivian Maier a réalisé dans l’anonymat le plus complet des dizaines de milliers de photographies dont la plupart ne seront découvertes qu’après sa mort. Des clichés d’une beauté étrange, austère et fragile, qui sont aujourd’hui exposés dans des galeries partout à travers le monde.
Sur les traces de l’insaisissable photographe franco-américaine, Dominique Fortier poursuit son travail sur la mémoire. Elle explore l’art de la photographie comme on part à la chasse aux fantômes, revisitant des pans de l’Histoire et de son propre passé pour faire apparaître les doubles qui hantent nos vies. Un roman en clair-obscur sur l’oubli et le souverain pouvoir de l’art, sur la mort et ce qui lui résiste.
Dominique Fortier est née à Québec en 1972. Après un doctorat en littérature à l’Université McGill, elle exerce les métiers de réviseure, de traductrice et d’éditrice. Elle a traduit une quinzaine d’ouvrages littéraires et scientifiques, dans des disciplines aussi diverses que les sciences politiques, la linguistique et la botanique. Elle vit à Outremont. Du bon usage des étoiles est son premier roman.
Éternellement fan de la plume de Dominique Fortier, mais je commence à me lasser de cette formule hybride entre l’essai, le carnet et le roman. J’aimerais un retour à ses univers romanesques forts et envoûtants comme à ses débuts!
J’ai enfin compris pourquoi j’aime tant lire Dominique Fortier. Oui, sa plume est si délicate et belle. Mais mon sentiment va au delà de sa plume. Ses romans respirent. J’ai le temps d’absorber et de déguster toutes ses observations, si justes, si intimes.
On y danse doucement entre ses histoires entrelacées: les siennes et celles du personnage qu’elle a choisi re raconter. C’est un rythme où je me sens bien. Je n’ai plus le goût de quitter ses romans. Je veux y rester.
Concernant ce roman en particulier… c’est probablement mon préféré. La photographie et l’écriture, deux formes d’art qui se parlent. L’histoire de Vivian Maier et celle de la soeur fantôme de Dominique Fortier sont mystérieuses. J’ai savouré chaque page.
Les ombres planent assurément dans les récits de l’autrice. Mais qui dit ombre, dit lumière. Ça m’attire résolument.
Dominique Fortier continue dans son devoir de mémoire en faisant la lumière sur l’œuvre de Vivian Maier, photographe New Yorkaise d’origine française. Avec beaucoup de réflexions sur son propre rapport aux photographies et aux souvenirs, l’autrice s’appuie sur les éléments connus de la vie de l’artiste pour raconter ce qu’elle s’imagine être son histoire et ce, avec beaucoup de poésie et d’authenticité.
D'emblée je dois confesser que je suis une inconditionnelle de Dominique Fortier ; j'aime sa façon d'écrire où elle s'attarde sur les mots, décrit de façon poétique et profonde les lieux, les gens, la nature, le ciel...ce qui l'emeut. Depuis les quelques derniers titres (Les villes de papier, Les ombres blanches, La part de l'océan, et maintenant ce dernier livre Chambres noires) elle glisse des fragments de sa vie, de son intimité. J'adore lorsqu'un auteur ou une autrice utilise ce procédé-partage littéraire. Et là, comble du bonheur, le sujet du livre s'articule autour de Vivian Maier et de la photographie, forme d'art un peu malmenée mais pour laquelle je suis très sensible, alors oui, 5 étoiles.
Davantage un récit poétique entremêlé de pensées et de parallèles entre la vie de Vivian Maier et celle de Dominique Fortier.
Par fragments, en alternant les époques, l’autrice tente de faire un portrait de la photographe Vivian Maier, de par son œuvre, ce qu’il en reste, ce qui la inspirée, son caractère, etc. Loin d’une biographie officielle, on est davantage dans le tissage subtil.
On n’en sait pas grand chose, finalement.
J’ai particulièrement apprécié l’analyse des photographies présentées.
Un livre Intéressant, singulier, mystérieux. Mais définitivement pas un roman dans le sens strict du terme et c’est ce à quoi je m’attendais, donc je suis un brin déçue.
« Pas les yeux, donc. Ce dont elle ne peut se passer, elle le réalise pendant ces quelques jours où elle reste clouée au lit, c’est la capacité de sortir à son gré, sur un coup de tête, sans aide ni permission. Ce qu’elle a de plus précieux, c’est cette chose qui ne lui appartient pas : le dehors. »
A nouveau un grand bonheur de retrouver la plume de Dominique Fortier 🩵 un récit sur la mémoire, l'effacement, sur notre rapport à la photographie et l'empreinte qu'on laisse derrière nous... C'est passé bien proche d'un 5 ⭐
« Ce qui rapproche Vivian Maier d’Emily Dickinson, c’est cette œuvre fantôme, inachevée et sauvage que chacune a poursuivie en secret des années durant sans jamais la rendre publique et que d’autres se sont chargés de faire connaître après leur mort. »
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« Dans chacun de nos cœur doubles, il y a ainsi deux fois deux chambres noires, que j’imagine tendues et palpitantes: la première pour le désir, une deuxième qui se serre d’effroi, une autre irrémédiablement vouée à l’amour, et la dernière, la plus obscure et la plus secrète, remplie d’absence. C’est là qu’habitent les fantômes. »
Un roman basé sur l’histoire incroyable de la photographe amateur Vivian Maier et celle de l’autrice et de sa famille et la disparition cachée d’une sœur.
Un mélange de genres. Sans être une biographie, il s’agit d’un mélange de roman et d’essai.
L’autrice qui est aussi traductrice nous amène dans une réflexion sur la disparition des personnes et des choses.
C’est à relire pour en s’avoua toute la réflexion.
Les livres de Dominique Fortier ont souvent des passages extrêmement touchants, d'autres extrêmement froids et intellectuels. Les passages de l'un à l'autre me laissent souvent insatisfaite, voire confuse. Ce livre-ci ne fait pas exception. Mais il a le mérite de m'avoir fait connaître un personnage atypique, Vivian Maier, une photographe compulsive dont j'ignorais tout.
Un roman atypique qui nous fait voyager dans l’univers de la photographie et de Vivian Maier. La vie de cette dernière s’entremêle avec celle de l’autrice. Réalité et fiction se côtoient, donnant un récit assez créatif. C’était différent, mais j’ai bien aimé!
Moins dévoré que les autres œuvres de l’auteure. Il m’était nécessaire de prendre des pauses, de le laisser de côté par moments, comme les boîtes de photos qui parsèment l’œuvre, pour s’accoutumer graduellement à l’infinie mélancolie de l’art (et la vie) dans la solitude.
J'ai un biais, j'aime la photographie et l'histoire de Vivian Maier est fascinante. La plume de Dominique Fortier est excellente, mais je commence à trouver inintéressant ses allers-retours entre son sujet et sa propre vie. Heureusement ici c'était peu présent.
j'ai vraiment apprécié! quelques passages pas nécessairement pertinents mais overall vraiment une idée originale qui donne une voix à une femme dont l'œuvre est restée dans l'ombre toute sa vie
(aussi y'a une photo de la mère à mon chum dedans ce qui ajoute à la qualité du livre hihihi)
Bravo pour l’ essai ç a m’a permis de connaître Vivian Maier photographe pour le moins isolée peut -être autiste ? Le roman à travers cet essai est moins évident