Un couple en crise, accablé de deux enfants, décide de partir en vacances à la montagne pour ressouder les liens. Dès leur arrivée au village de Rochebrune, une menace rôde. Xavier maintient son projet d'alpinisme au mépris des alertes météo. Isabelle flirte avec le voisin pendant que les enfants fêtent Halloween. Quand la pluie redouble, et qu'une à une les digues physiques et morales cèdent, chacun doit faire face à son destin. Avec Rochebrune, Sophie Divry signe un roman haletant et plein d'humour, entre thriller, fable écologique et satire sociale.
Sophie Divry vit à Lyon. Journaliste engagée au mensuel La Décroissance, elle écrit également des chroniques littéraires pour le Monde Diplomatique. La cote 400 est son premier roman.
"Être de la montagne, ne plus se sentir sans racines, fantasmer une autre naissance, un autre héritage. Prendre goût aux tablées dans les refuges, aux repas servis à 18h30 par une gardienne revêche dans un brouhaha fraternel. S'habituer aux réveils à 3h du matin, aux frontales des autres alpinistes dessinant dans l'aube des pointillés de lumière devant lui. Être de la montagne : mettre ses pas dans une voie d'escalade comme on s'inscrit dans une culture léguée par d'illustres ancêtres, les mains glacées par la roche, tandis qu'au dessus se dressent la nuit et ses diamants. (...) Être de la montagne, sentir ses doigts refroidir, leur faire confiance, puis sentir le soleil se lever et réchauffer le granit. Dormir dans un refuge d'hiver seul avec un ami."
Satire sociale. Une famille recomposée en crise, des vacances à la montagne sensées ressouder les liens, des vacances supposées idylliques qui tournent au cauchemar. Entre thriller et comédie. La tension est palpable dès le début. Il est question de petits conflits du quotidien, de charge mentale, de lâcheté, d'égoïsme ....des personnages humains très très loin d'être parfaits.
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