Lorsqu’elle se décide à réactiver la chaîne YouTube de son père, deux ans après sa mort, Iman ne se doute pas qu’elle va faire émerger un monde englouti. Sous ses yeux défilent des dizaines de vidéos, tournées pendant les années 1990 à Djibouti, le pays de son enfance. Des concerts et des clips dans lesquels elle découvre, incrédule, l’existence de Dinkara, un groupe mythique de pop djiboutienne dont la superstar se nomme Abdallah. La musique est électronique, l’ambition est immense… Et si celui qu’elle croyait avoir connu, ce père rapatrié en France après un accident cérébral, cet homme silencieux et ingénieux dans son appartement de Poitiers, avait quelque chose à voir avec cette folle épopée ?
l'idée était aussi belle que casse-gueule et je trouve que l'autrice s'en sort super bien à partir d'une prémisse qui aurait si, si vite pu s'enliser. je trouve que c'est très difficile de raconter un rabbithole, une obsession super spécifique et pas forcément passionnante à première vue dans son niveau de détail exhaustif, d'une façon qui émeut et accroche, et c'est précisément ce qui se passe ici, l'émotion naît et demeure, de sorte que lorsque l'accumulation de détails devient un peu moins lisible, on s'en fiche parce que cette frénésie descriptive et énumératrice accomplit quelque chose de très très fort et de connexe : l'émotion, immense, de voir cette fille s'accrocher à tout ce qu'elle peut de son père, même des URL. très beau, vraiment, je serai trop impatiente de lire les prochains textes de cette autrice
Une lecture intéressante, mais qui ne m’a pas totalement emportée. J’ai beaucoup aimé ce que le roman cherche à raconter : cette quête presque obsessionnelle des traces d’un père disparu, la mémoire imparfaite, les archives, le deuil et cette impossibilité de reconstruire entièrement quelqu’un qui n’est plus là. Certaines métaphores sont très belles, notamment celles de la faille, de la restauration ou du lac sous la mer. Mais j’ai parfois eu l’impression que le récit se perdait dans ses nombreuses digressions scientifiques et documentaires. J’aurais aimé rester davantage dans l’intime, dans la relation au père et dans l’émotion. Un livre que j’ai trouvé plus intéressant à analyser qu’à lire et c’est probablement ce qui résume le mieux mes 3 étoiles.
Un roman court mais assez efficace comme un hommage au père de l'autrice, à son groupe de musique et plus globalement à Djibouti qui reprend sa digne place de pays de culture et de vie après une histoire de colonisation ardue qui l'a vidé ! Très bon premier roman !
Un bon premier roman. J’ai aimé le thème de la perte, du deuil, d’essayer de reconstruire ou plutôt mieux connaître un être cher disparu. De belles métaphores, des symboliques, les marées, le lac anoxique … par contre j’ai peiné sur la fin pour le terminer. L’intimité de la relation père fille se perd, ça tourne un peu en rond. Malgré tout une écrivaine que je suivrai de près.
De très beaux moments et d’autres plus inegaux. J’ai souri plusieurs fois devant la tendresse de certains passages mais pour d’autres je suis passée un peu à côté
Ce n’est vraiment pas mon style d’écriture malheureusement. J’aime quand c'est direct, clair, précis. L’écriture fait tout le contraire, je trouve. J’ai alors souvent décroché. Je me perdais dans mes pensées. Cependant, j’ai aimé quand elle parle de son père, quand elle raconte des anecdotes. Je trouvais justement ces moments plus concrets, ce qui me plait.