Kamel a seize ans. Avec son copain Rémi, l'adolescent commet des petits vols dans des voitures. Un jour, le 8 août 1995, à 23 heures 26 précises, leur vie bascule dans l'horreur : alors qu'ils sont en train de casser la vitre d'une voiture pour quelques CD, Rémi est froidement abattu par le propriétaire du véhicule. Quelques instants plus tard, Kamel se retrouve face au meurtrier de son meilleur ami...
Kamel et Rémi sont meilleurs amis. Ensemble, ils commettent des petits vols et autres actes répréhensibles. Un jour, alors qu'ils tentent de voler un smartphone dans une voiture, le propriétaire les surprend et tire sur Rémi. Le coup est fatal. Témoin de la mort de son meilleur ami, Kamel réagit. Mais sa réaction était-elle la plus judicieuse ?
En me plongeant dans ce roman, je pensais lire une sorte de récit policier axé sur la délinquance chez les jeunes, la légitime défense et le sentiment de culpabilité. Mais en réalité, le récit prend une tournure particulière et s'enlise dans de grandes phrases originales et bien construites mais qui m'ont souvent fait perdre le fil de l'histoire. En effet, on voit que l'auteur aime jouer avec les mots, détourner les expressions, inventer des métaphores, procéder par chiasmes, insérer des digressions et des analepses... Le texte est écrit à la première personne, pourtant je n'ai nullement eu la sensation d'accéder aux pensées d'un ado de 16 ans. Je n'ai pas non plus compris ce que l'auteur cherchait vraiment à nous raconter, quel était son fil conducteur.