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Le lit au roi

Dans les rues de Genève, une jeune femme croise soudain l’homme qu’elle évite depuis des années. Ce choc brutal vient briser le mur de silence qu’elle avait bâti autour de son enfance. Artiste peintre déchu, figure paternelle aussi fascinante que délétère, il réapparaît tel un fantôme du passé pour rouvrir des blessures qu’elle pensait guéries. À travers les fragments d’une mémoire blessée se révèle une relation complexe qui oscille sans cesse entre dévotion et effroi. Dans un cadre familial où la honte collective étouffe la vérité, Léocadie doit se battre pour protéger son intégrité et sa santé psychique. Face au vide et au silence, l’écriture devient son arme de résistance.

264 pages, Paperback

Published August 13, 2026

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About the author

Lou van Nijen

1 book4 followers
Lou van Nijen est une écrivaine franco-néerlandaise née à Genève en 1996. Elle est diplômée du Master en écriture littéraire
de la Haute école des arts de Berne. Le lit au roi (2026) est son premier roman.

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79 reviews
September 27, 2026
Dans Le lit au roi, Lou Van Nijen nous plonge au cœur d’une relation père-fille marquée par l’admiration, les blessures et les silences. À travers le récit de Léocadie, elle explore la manière dont on grandit lorsqu’une figure aimée devient aussi celle qui abîme.

Les souvenirs surgissent par fragments, par flashbacks, accompagnés d’une datation qui rapproche le récit d’une autopsie. Celle d’une enfance, d’une famille, d’une figure paternelle longtemps idolâtrée avant que sa violence ne devienne impossible à ignorer.

Le père est partout et pourtant profondément absent. Roi d’un royaume inaccessible, il construit son pouvoir par la manipulation émotionnelle, les élans colériques et la violence psychologique. Il instrumentalise sa fille comme miroir réparateur de son ego blessé, l’adultise jusqu’à brouiller toutes les frontières de la relation père-fille. Rapidement, l’intimité et l’individualité de Léocadie disparaissent : elle devient la confidente, la partenaire symbolique, parfois même la protectrice. Il l’enferme dans une place qui n’est pas la sienne, tandis que lui oscille entre la figure de l’enfant blessé et celle du tyran, sans jamais réellement incarner celle d’un père sécurisant.

Le roman est aussi une quête identitaire. Entre la France et la Suisse, entre la mère et le père, entre la falaise et Genève, la narratrice tente de reconstruire son identité à partir de matériaux mémoriels épars qui ponctuent le récit : les journaux de sa mère, ceux de son père, ses propres souvenirs parfois nébuleux.

Lou Van Nijen nous raconte avec brio la mémoire traumatique, les violences intrafamiliales et leurs conséquences et la répétition du cycle de la violence entre les générations, dans un premier roman riche sur la construction de soi lorsque l’on porte un lourd héritage familial.
13 reviews1 follower
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September 15, 2026
Bon je sais pas si le terme "spoilers" est très approprié, mais je vais cocher la case quand même comme l'inceste n'est nommé qu'à la toute fin par l'autrice, qui explique justement que le phénomène d'emprise ne permet pas de clairement le nommer tout de suite.

J'ai trouvé importantes les réflexions sur l'inceste émotionnel, j'aurais aimé encore en lire davantage d'ailleurs mais on sent que c'est encore tout frais pour l'autrice.

Et j'aurais pas pensé - parce qu'en ce moment je fais que lire sur les enfances volées (pour reprendre ses mots) - mais quand j'ai refermé ce livre : j'ai fondu en larmes. Je crois que c'est parce que la description de ce Jean m'a fait penser à beaucoup de personnes, ça invite à élargir encore sa vision de ce qu'est l'inceste

Ouais jsp mais wow le portait de ce Jean m'a semblé dresser le portrait de tant de gens, d'une autre génération, qui ont été violentés, qui font de la peine, qu'on a envie de sauver et qui en même temps continuent continuellement de décevoir, blesser, détruire et empêcher les autres de pouvoir être là pour eux

Le livre montre à quel point c'est dur mais nécessaire de leur rendre ce qui leur appartient (en tant que victime, pour se réparer)
Mais après en tant que société, il faut vrmt qu'on s'empare collectivement de tout ça et qu'on réfléchisse à ce qu'on peut en faire ...

(Ah oui et trop belle couverture)
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